XV de France

Dopage, Marc Bichon: "Laurent Bénézech me pourrit la vie"

Après les accusations de Laurent Bénézech jeudi, Marc Bichon, le médecin du XV de France en 1995, a nié avoir administré des produits dopants aux Bleus.

 
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Pointé du doigt jeudi par Laurent Bénézech, le docteur Marc Bichon, médecin du XV de France lors de la Coupe du monde 1995, a réfuté "en bloc" les accusations de celui-ci qui avait confié devant le Sénat avoir eu à son insu "un accompagnement médicalisé à la performance". "Ma réponse est simple: les allégations de ce monsieur, je les réfute en bloc", a-t-il réagi auprès de l'AFP.

Bichon: "La cortisone par voie orale a toujours été interdite"

Concernant les responsabilités, l’ancien pilier international (46 ans ; 15 sélections) avait ainsi confié: "L'équipe de France avait un médecin responsable qui était Marc Bichon, un manager qui était Pierre Berbizier. Je ne pense pas que Marc Bichon ait pris de son fait la responsabilité de mettre en place un protocole médicalisé sans en référer au manageur général". Sur ce point également, celui qui a exercé auprès du Castres olympique et du Toulouse Football Club a nié: "Je n'ai jamais eu de comportement de ce type-là et les instances au-dessus encore plus […] Il faut savoir qu'à l'époque, j'appartenais en même temps au ministère des sports en tant que médecin chef du Creps de Toulouse et que j'avais prêté serment pour la lutte contre le dopage. Je ne me vois pas, à l'insu de leur plein gré, fournir de la cortisone à mes petits joueurs".

Laurent Bénézech avait aussi raconté que les joueurs ne devaient utiliser que leur propre boisson individuelle lors des entrainements. Le docteur Bichon s’en est défendu: "Ça porte un nom: mononucléose infectieuse. La cortisone par voie orale a toujours été interdite. On ne voulait pas prendre de risque que les joueurs se transmettent la mononucléose infectieuse".

Vers une attaque en diffamation ?

Concernant les "fortifiants" administrés lors des repas et auxquels a fait mention Laurent Bénézech, le médecin indique qu'il s'agissait de compléments minéraux. "Les joueurs transpiraient beaucoup alors il y avait par exemple de l'isoxan. Il y avait aussi du Berocca (magnésium), de la vitamine C et peut-être du stimol pour favoriser la récupération", a-t-il précisé. Avant de rappeler que le XV de France a été contrôlé "avant son départ pour l'Afrique, à son arrivée à Pretoria et à l'issue de chaque match de Coupe du monde, avec deux joueurs contrôlés à chaque fois".

"Bénézech, je l'aimais bien au demeurant, mais là il me pourrit la vie, mon nom va apparaître partout. C'est jeter l'anathème sur quelqu'un alors qu'on sait que les gens vont dire : "Y'a pas de fumée sans feu", explique Bichon. Je suis loin du rugby, de tout ça. Je suis profondément ulcéré et atteint dans mon intégrité de médecin et d'homme, je n'ai pas envie de ça, mon sentiment c'est du dégoût. Je n'ai qu'un mépris incommensurable, faire un truc comme ça c'est en-dessous de tout". Le docteur Marc Bichon a averti qu'il réfléchissait, avec la Fédération Française de Rugby, à "attaquer très certainement en diffamation" Laurent Bénézech.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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