Clerc - France - 15 novembre 2012 - Icon Sport
 
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XV de France

Clerc: "Si nous devions perdre, ce serait du gâchis"

Clerc: "Si nous devions perdre, ce serait du gâchis"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 20/11/2012 à 17:22 -
Par Rugbyrama - Le 20/11/2012 à 17:22
Après ses deux essais face à l'Argentine, l'ailier du XV de France Vincent Clerc est désormais tourné vers le dernier rendez-vous cette tournée d'automne, face aux Samoans samedi au Stade de France. Objectif: "ne pas gâcher".

Après l'Australie et l'Argentine, votre prochain rendez-vous s'annonce contre les "coupeurs de têtes" selon Philippe Sain-André. Comment l'appréhendez-vous ?

Vincent CLERC: Ce sera toujours dans le registre de l'intensité. C'est la constante en ce mois de novembre. Les Samoans ont peut-être cette qualité en plus d'être plus fort physiquement sur le plan individuel. Dans les duels, ce sera encore plus dur. Mais attention, collectivement, ils sont mieux armés que par le passé. Ils me semblent avoir acquis une forme d'intelligence dans leur jeu. Ils se jettent moins pour essayer de tuer un type sur un plaquage. Ils défendent désormais de manière collective tout en ayant cette qualité individuelle dans le duel.

N'ont-ils pas également progressé dans leur organisation globale ?

V.C: Défensivement, leur organisation est au point. On ne voit plus ce que l'on voyait par le passé. Il arrivait avant que des joueurs sortent seul de la ligne pour découper un adversaire et se faire plaisir. Désormais, ils ne font plus ce genre d'erreur. C'est dommage parce que cela ouvrait des portes en attaque. Surtout, sur le plan offensif, ils sont capables de tenir le ballon tout en avançant sur les impacts. Résultat : ils ont fait un très bon match contre les Gallois. C'est une équipe qui confirme certaines de ses prestations aperçues à la Coupe du monde.

Est-ce impressionnant de croiser ces joueurs-là sur un terrain ?

V.C: Il ne faut pas en avoir peur. Nous avons l'habitude de les croiser individuellement dans le championnat de France. Maintenant, lorsqu'ils sont tous réunis, il y a probablement plus de danger au mètre carré.

Ressentez-vous de l'excitation a réaliser le "grand chelem" sur cette tournée du mois de novembre, ce qui n'était plus arrivé depuis 2005 ?

V.C: Nous n'en parlons pas trop. Nous prenons tellement de plaisir sur le terrain, mais aussi dans la vie de tous les jours, que nous avons envie de le faire perdurer. C'est ce sentiment qui nous anime principalement. Et puis, il y a cette quatrième place du classement IRB à valider, parce que c'est très important pour nous. C'était notre objectif.

Le mot d'ordre sur cette rencontre n'est-il pas de ne surtout pas gâcher ce que vous avez réussi à construire lors des deux précédentes victoires ?

V.C: C'est exactement ça. Les deux premières victoires sont acquises et ce denier match ne changera rien à ce qui s'est passé. Mais nous avons envie de conserver notre confiance, nos certitudes. Nous avons l'opportunité de battre trois nations du Sud consécutivement. Cela n'arrive pas si souvent que ça, autant en profiter. Parce que si nous devions perdre, ce serait du gachis.