Michalak - France Argentine - 17 novembre 2012 - Icon Sport
 
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XV de France

Bulletin de notes: Michalak au sommet

Bulletin de notes: Michalak au sommet

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 18/11/2012 à 16:53 -
Par Rugbyrama - Le 18/11/2012 à 16:53
Si sa performance dans l’animation du jeu de ligne, la semaine dernière, avait enthousiasmé les observateurs, le Toulonnais Frédéric Michalak y a cette fois ajouté beaucoup de justesse dans son jeu d’occupation, en seconde période.

AU TOP

Il n’était pas facile de faire mieux que la semaine précédente. Frédéric Michalak l’a fait. Dans un match où le scénario s’y prêtait, avec une décision définitive qui a mis plus de temps à se faire que face à l’Australie, le Toulonnais a pu mettre en valeur une énième corde à son arc. Celle de la gestion de la seconde période, avec de l'alternance et une occupation brillante du terrain au pied. L’animation offensive et la qualité des interventions défensives restant au beau fixe, Michalak est à gratifier d’une performance quatre étoiles.

Dans son sillage, Florian Fritz a brillé. S’il reste quelques coups où il se montre gourmand, le Toulousain a été irréprochable en défense et s’est mis en valeur sur le deuxième essai de Vincent Clerc, où il allie le coup d’œil à la qualité de la réalisation. Devant, Nicolas Mas est à créditer d’une superbe performance, que ce soit en mêlée fermée où dans le jeu. Idem pour les deux troisième ligne aile Yannick Nyanga et Fulgence Ouedraogo. Le premier dans son registre de puncheur qui amena son essai. Le second de par son abattage au sol et ses interventions en touche, où il fut le joueur le plus cherché dans l’alignement sur les touches offensives. On en oublierait presque le capitaine Dusautoir...

ILS CONFIRMENT

Il avait, pendant le Tournoi, eu parfois du mal à assumer la succession du retraité William Servat. Au vu des deux rencontres disputées pendant cette tournée, Dimitri Szarzewski semble enfin assumer son rôle de leader. Très présent dans le jeu mais aussi précis dans ses lancers en touche, le Racingman s’installe au poste. Derrière lui, Kayser confirme lui aussi les belles impressions laissées en club et s’affirme comme une doublure de qualité, en attendant d’avoir sa chance dans la peau d’un titulaire. En première ligne, pas grand-chose non plus à redire sur les entrées en jeu des autres Clermontois, Domingo et Debaty, présent pour la vingtaine de minutes passée sur la pelouse.

Derrière, Papé est irréprochable dans son rôle de capitaine et un poison de tous les instants dans les rucks. Comme la semaine dernière, Picamoles a été hyper-actif au combat et a systématiquement avancé aux impacts. La France s’est trouvée son numéro 8.

Dans son duel à distance avec Machenaud, Parra a repris du chemin hier. Autant par son entrée en jeu convaincante que par la faillite relative de l’ancien Agenais. Plus inspiré, Parra reste un aboyeur de premier choix et rappelle qu’il faudra compter avec lui pour une place de titulaire lors des rencontres à venir. Derrière, Vincent Clerc confirme également que l’âge ne l’atteint pas. Opportuniste, il est à la finition de deux essais sur ses deux seules occasions. Propre. Tout comme Brice Dulin, impeccable sur les ballons hauts et qui s’impose dans le rôle de dernier rempart. Fiable au niveau international.

EN BAISSE

Très en vue face à l’Australie, Yannick Forestier aura été plus discret. Pris par un combat au sol où les Bleus ont dû s’employer, bien plus que contre l’Australie, pour offrir à leurs trois-quarts des munitions dignes. Au final, le Castrais signe une prestation plus discrète. Sans démériter. Derrière, le bilan est à peu près le même pour Yoann Maestri. S’il ne peut être affublé d’une contre-performance, il s’est toutefois fait moins prééminent dans le combat, que lors du dernier Tournoi, où ses premières en Bleu avaient été enthousiasmantes. Derrière, deux joueurs ont plutôt déçu. A son avantage face à l’Australie, Maxime Machenaud n’a pas réussi à enchaîner une deuxième performance du même standing. Son entame de match, notamment, joue contre lui (contré puis coupable d’une réception manquée). Globalement, il a souffert pour imposer sa patte dans l’animation, devant composer avec des libérations moins propres et un contexte de jeu moins favorable. Maxime Mermoz aurait sûrement été crédité d’une performance correcte s’il n’avait pas été pris, en un contre un par le Bordelais Sanchez sur l’essai argentin en début de rencontre. Wesley Fofana, enfin, a été beaucoup moins sollicité que face à l’Australie. Surtout, s’il avait clairement envie de montrer tout ce que peuvent apporter ses qualités physiques, il est parfois tombé dans le pêché de gourmandise. La frustration de jouer à l’aile? Il lui a, en tout cas, manqué un peu de justesse dans son jeu.

Non-notés: Difficile de juger François Trinh-Duc, Yohann Huget, Jocelino Suta et Damien Chouly, qui ont à nouveau bénéficié d’un temps de jeu trop limité, qui plus est pendant une fin de match où le rythme était très largement retombé