XV de France

Bleus: La charnière en question 

Entre une charnière Parra-Trinh-Duc, classique en équipe de France mais émoussée par une saison interminable, et une association inédite Machenaud-Michalak prometteuse, le jeu s’est équilibré pendant cette tournée en Argentine. Avec toutefois des contextes très différents de chaque côté.

 
La charnière en question  - Rugby - XV de FranceMidi Olympique
 

Que retenir de cette tournée en Argentine, venue clôturer une saison marathon pour les joueurs du XV de France ? Question simple pour une réponse, in fine, difficile à saisir. Parce que, face à une équipe d’Argentine très largement remaniée, on pouvait légitimement espérer deux victoires, malgré les nombreuses rotations effectuées dans le camp français également. Celle fleuve de Tucuman (49-10), aussi précieuse sur la forme que par le fonds de jeu proposé par une équipe de France séduisante, ne peut pas occulter complètement le gros raté de Cordobà (défaite 20-23) la semaine précédente. Comme trop souvent en équipe de France, le bilan est donc mitigé. Avec tout de même un certain nombre d’enseignements. A commencer par ceux de la charnière.

Douze mois de labeur

Depuis combien de temps Morgan Parra et François Trinh-Duc n’ont-ils plus bénéficié d’une coupure longue avec le terrain? Une éternité. Exactement, depuis le mardi 28 juin 2011, date du rassemblement des Bleus de Marc Lièvremont en pleine préparation pour leur Mondial néo-zélandais. Ensuite ? Une Coupe du monde, un Tournoi des 6 nations et une tournée en Argentine, donc, en plus de la saison avec leur club respectif. Un année pleine ou presque, pour une usure inévitable. Pas forcément à leur avantage lors du premier match en terre argentine, Parra et Trinh-Duc apprécieront sans doute les quelques semaines de repos à venir. Mérité. Le haut niveau exige aussi du repos.

Concurrence élargie

Si leur usure est légitime et compréhensible, les deux indéboulonnables de la charnière sous l’ère Lièvremont ont pu constater qu’une baisse de régime est pourtant à proscrire. Car derrière, la concurrence a faim. A la mêlée, certainement l’un des postes les plus fournis de l’Hexagone, Maxime Machenaud a confirmé, samedi à Tucuman, son entrée dans la danse. Excellent dans l’animation et particulièrement culotté, le néo-Racingman se présente désormais comme un candidat crédible au poste. Surtout, son départ d’Agen vers le Racing-Métro 92 devrait lui permettre d’accélérer son éclosion au plus haut niveau, aux côtés de stars de la planète ovale et avec la possibilité de disputer la H Cup. A suivre.

A l’ouverture, le jeu s’ouvre également. Si cette saison 2011-2012 a vu l’explosion du jeune Pierre Bernard (23 ans) avec le Castres olympique, plein de promesses pour l’avenir, c’est bien un revenant qui a profité de cette tournée argentine pour retrouver une chance avec les Bleus. Et Frédéric Michalak ne l’a pas laissée passer. L’icône française du début des années 2000 est à créditer d’une bonne rentrée lors de la première rencontre, à Cordobà, avant de confirmer en qualité de titulaire lors du deuxième match. Dans son style caractéristique, créatif, instinctif au service d’un talent pas démenti, l’ancien Toulousain redevient lui aussi un client sérieux au poste d’ouvreur. D’autant que son retour aux affaires en Bleu correspond avec son retour sur le sol français, au RC Toulonnais. De quoi renverser les hiérarchies établies depuis plusieurs années à la charnière de l’équipe de France ? La tournée d’automne, face à l’Australie, devrait lever un premier voile.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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