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XV de France

Forestier, l’heureux invité

Forestier, l’heureux invité

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 11/11/2012 à 19:50 -
Par Rugbyrama - Le 11/11/2012 à 19:50
Auteur d’une prestation remarquable pour son premier match avec les Bleus, le pilier castrais Yannick Forestier ne pouvait rêver de meilleur début qu’une large victoire contre l’Australie pour lancer sa carrière internationale.

Yannick Forestier est un homme heureux. Et épanoui. Enfin. Régulier et performant avec son club, le Castres Olympique, le pilier gauche avait, il y a quelques semaines, décidé de prolonger son bail de trois années supplémentaires. De quoi envisager l’avenir avec sérénité côté humain, et ambitions sportives côté professionnel. Seulement, il manquait quelque chose au joueur : la reconnaissance nationale. Longtemps évoqué, envisagé, suggéré, mais jamais appelé. Jusqu’à la délivrance, venue enfin il y a un peu moins de deux semaines.

La carapace du colosse s’était alors fendue : "Je suis très ému. C'est beaucoup d'honneur que de pouvoir porter fièrement les couleurs de notre pays", avait-il confié. L'émotion avait ensuite laissé place à la concentration, puis à la détermination, dans le couloir du Stade de France, juste avant de pénétrer dans l'antre dyonisienne. Le regard noir. La mâchoire serrée. Puis la Marseillaise. Et le match. Enfin.

Pilier hyperactif

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Castrais ne s’est pas laissé impressionner par la taille du décor. D’emblée très impliqué dans le combat, il a également cherché à participer au jeu courant. A son actif, deux belles transmissions après contact, dans les 22 mètres australiens, pour un total de trois ballons portés en cinquante minutes. Performant en mêlée fermée, le Castrais s’est aussi illustré dans les tâches obscures en grattant deux précieux ballons dans les rucks. A sa décharge, un seul en-avant, commis sur une passe de Maxime Machenaud qui était destinée à Frédéric Michalak. Lancé plein fer à hauteur de son demi de mêlée, Forestier s’était une nouvelle fois proposé pour aller défier le rideau australien. On lui pardonnera volontiers son envie débordante, en lui souhaitant une seule chose : confirmer la semaine prochaie à Lille face aux Pumas, histoire de poursuivre son rêve bleu.