Forestier - Equipe de France - 5 novembre 2012 - AFP
 
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Forestier: "Je ne me prends pas la tête"

Forestier: "Je ne me prends pas la tête"

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 06/11/2012 à 09:35 -
Par Rugbyrama - Le 06/11/2012 à 09:35
A 30 ans, pour la première fois de sa carrière, Yannick Forestier est appelé à disputer une rencontre avec le XV de France. Il raconte son émotion, sa joie, mais aussi ses ambitions.

Quel a été votre sentiment lorsque le sélectionneur Philippe Saint-André vous a annoncé votre sélection dans la liste des 23 ?

Yannick FORESTIER: Ce fut un grand moment d'émotion. Pouvoir représenter les couleurs de notre pays, c'est quelque chose qui me tenait à cœur. Vraiment. Je pense d'ailleurs que ce premier maillot, je vais le garder précieusement.

Surtout que votre nom a souvent circulé ces dernières années sans que vous ne soyez appelé pour disputer une rencontre...

Y.F: C'est exactement ça et ça décuple mon plaisir. D'ailleurs, encore une fois dans la presse, ces derniers jours, mon nom ne figurait pas non plus dans les probables. Et quand mon nom est sorti du chapeau, j'ai ressenti un mélange de surprise et de satisfaction.

Est-ce facile d'intégrer le XV de France ?

Y.F: J'essaie de prendre mes marques et c'est plutôt facile quand on connait déjà quelques joueurs. J'ai la chance d'avoir côtoyé tout de même quelques joueurs. J'étais notamment en sport-études avec Yannick Nyanga ou Jocelino Suta. On se suit depuis quelques années. Maintenant, je ne prends pas la tête. Je vis au jour le jour en respectant scrupuleusement le travail réclamé, mais sans me mettre de pression supplémentaire.

Avez-vous le sentiment d'avoir beaucoup de choses à assimiler en peu de temps ?

Y.F: Le staff a essayé de simplifier au maximum les systèmes à assimiler sur ces trois derniers jours d'entraînement. Maintenant, je ne suis pas dépourvu. En club, nous avons aussi des stratégies similaires, ce qui permet d'avoir des repères plus facilement. De toute façon, on va dépoussiérer tout ça tout au long de la semaine. Pour l'instant, nous avons surtout cherché à travailler dans des zones de fatigue importantes car le staff a souligné combien les Australiens excellaient dans la conservation du ballon et la multiplication des temps de jeu. L'objectif est de ne pas s'affoler dans la reconstruction de la ligne défensive.

A 30 ans, vous figurez parmi les petits "jeunes" du groupe France. Comment vivez-vous cette éclosion tardive ?

Y.F: Mon nom a souvent été cité par le passé, mais j'ai connu quelques pépins physiques à des moments charnières. Maintenant, je ne sais pas pourquoi le staff a cette fois-ci décidé de me retenir. Ce que je sais, c'est qu'en ce moment je me sens bien. En club, tout se passe bien. Je travaille beaucoup avec Laurent Travers et Laurent Labit. Ils ont sans doute corrigé quelques-unes de mes lacunes.

Vous sentez-vous plus fort qu'il y a deux ou trois ans ?

Y.F: Je me sens surtout plus mature, moins feu follet.