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Top 14 - Bordeaux-Bègles: Jacques Brunel ne "s'attendait pas du tout" à une offre de l'UBB

Brunel ne "s'attendait pas du tout" à une offre de l'UBB
Par AFP

Le 23/03/2016 à 18:20

TRANSFERT - Le sélectionneur de l'équipe d'Italie Jacques Brunel a expliqué mercredi qu'il ne s'attendait "pas du tout" à recevoir une proposition de Bordeaux-Bègles, dont il entraînera les avants la saison prochaine.

"C'est un nouveau challenge excitant. Ca n'était pas du tout attendu et je l'ai reçu par surprise", a déclaré Brunel, dont le contrat avec la Fédération italienne arrive à terme, en marge d'une conférence de presse organisée à Milan pour la fin du Tournoi des 6 Nations.

"Je n'y suis pas encore. Il me reste encore deux ou trois mois à finir ici et je dois prendre contact avec ma nouvelle équipe", a-t-il dit. "Il faut que je m'informe, même si je les ai vus jouer plusieurs fois. Il faut que je visionne cette équipe, que j'y passe des heures pour bien la comprendre et la connaître", a-t-il ajouté, refusant d'en dire plus pour "ne pas interférer" avec un club qui vit son histoire et n'a pas à savoir si Brunel arrive ou pas.

Brunel est également revenu sur ses presque cinq ans à la tête de l'Italie, reconnaissant que "les résultats n'avaient pas été à la hauteurs des attentes". "Je ne peux certainement pas me donner un 10", a-t-il dit lors de la conférence de presse.

Jacques Brunel, le sélectionneur de l'Italie

Jacques Brunel, le sélectionneur de l'ItalieIcon Sport

Les Azzurri ont terminé le Tournoi 2016 avec la cuillère de bois, la deuxième en cinq Tournois sous la direction du technicien français, qui a évoqué mercredi les difficultés du rugby italien, en pleine crise de croissance. "Il y a eu la création des franchises, celle du Pro 12 (compétition réunissant des équipes irlandaises, galloises, écossaises et italiennes), le système des académies a été mis en place et élargi. J'ai été là-dedans, tributaire de ces problématiques. Je n'ai pas su créer une synergie. Ca bougeait de partout", a-t-il dit.

Changement de génération

"On sait que les rapports entre la Fédération et le Benetton Trévise (une des deux franchises italiennes, ndlr) n'ont pas toujours été très cordiaux. Ca a été difficile de créer une unité technique entre les deux. Une autre franchise (Aironi, ndlr) a été en faillite. Il a fallu en créer une autre (le Zebre) très rapidement alors que ça prend du temps", a-t-il ajouté.

"Et en même temps, il y a eu un changement de génération. Depuis fin 2013, j'ai fait entrer 28 joueurs nouveaux, c'est beaucoup. En tout, c'est 43 sur ma période. Il y a tout ça. Ce mouvement commun, on n'a pas su le mettre en oeuvre", a-t-il regretté. "Mais en 2012 et 2013 ça a bien marché, avec un très beau Tournoi 2013", a-t-il tout de même relevé.

Jacques Brunel - Février 2016

Jacques Brunel - Février 2016Icon Sport

Le président de la Fédération italienne Alfredo Gavazzi a de son côté déclaré que l'Italie aurait besoin "d'au moins trois franchises en Pro12 pour avoir un plus large réservoir de joueurs". "Il y a une grosse différence entre le niveau des joueurs de nos meilleurs clubs et ceux des équipes ne serait-ce que moyennes dans les championnats français ou anglais. Et ça ne nous aide pas quand on forme des jeunes joueurs et qu'ils partent à l'étranger. Il n'y a pas de coordination entre nous et leurs clubs", a-t-il dit.

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