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UBB, la tortue béglaise revisitée ?

UBB, la tortue béglaise revisitée ?

Le 04/10/2017 à 11:16Mis à jour Le 04/10/2017 à 14:10

TOP 14 - Dominatrice lors des deux derniers matches, la mêlée de l'Union Bordeaux-Bègles a largement contribué aux 2 victoires à 5 points de l'équipe girondine. Une nouvelle arme pour les joueurs de Jacques Brunel ?

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Concassé, emporté, Oyonnax avait rarement vu son pack (et d'autant plus à domicile), être aussi facilement dominé par une mêlée adverse. Le "huit" de l'UBB, dominateur comme aux plus belles heures des "Rapetous", Berthozat et consorts, a fourni une prestation propre que Jacques Brunel apprécie avec malice : "Une mêlée très très bonne qui a pesé toute la partie avec deux essais qui naissent derrière la mêlée." Les acteurs de devant sont déjà connus, comme Vadim Cobilas, l'un des piliers droits les plus solides du Top 14, Sébastien Taofifenua à gauche, auteur d'un début de saison quasi-parfait.

Là où cette mêlée étonne, c'est que son rendement ne souffre pas des remplacements en cours de partie. Au talon, Adrien Pelissié a démontré qu'il avait le niveau pour l'élite et remplace régulièrement Clément Maynadier qui retrouve petit-à-petit du rythme. Jefferson Poirot ? Il a "passé le cap", selon le coach bordelais. Cette prestation réussie succède à une autre contre Montpellier où un autre pilier avait crevé l'écran : Peni Ravaï. Le gaucher qui dépanne à droite épate tout son monde avec son punch façon Fidji : "C'est une force de la nature", explique le technicien gersois. "Un mec comme on en voit peu, qui a un rapport poids-puissance incroyable. Et puis, il va très vite et est adroit comme tout. Dans le jeu courant, il amène quelque chose en plus." De quoi ravir les anciens de l'académie et les nostalgiques des tortues.

Une mêlée façon "Brad"

Cette progression, après les échecs à Castres et à Lyon, est surtout une affaire de travail et d'hommes. "On met davantage de rigueur dans ce qu'on fait dans la semaine à l'entraînement", reconnaît Loann Goujon avant de poursuivre : "On a la chance d'avoir un très bon technicien à la mêlée en la personne de 'Brad' qui s'investit à 200% pour essayer de nous faire progresser." Brad, alias Jean-Baptiste Poux, qui amène sa science et corrige, tout en continuant sa carrière de joueur, les positions de ses petits copains. Et une mêlée ne serait rien sans de solides deuxièmes lignes.

Avec Jandre Marais, le pousseur et Luke Jones, le sauteur, voilà de quoi soutenir l'édifice girondin qui possède en plus une troisième ligne complémentaire. Par ailleurs, comment ne pas évoquer l'apport des deux recrues ? La première, Leroy Houston. Métamorphosé par rapport à son premier passage, le Néo-Zélandais fait la fierté de Jacques Brunel : "Un mec comme on en voit peu. Il apporte sa puissance, sa mobilité et a un profil que l'on cherchait." La seconde ? L'incontournable Mahamadou Diaby, flanker aux trois poumons. "Leroy (Houston), Mamad (Diaby), ce sont des joueurs qui sont coureurs, mais qui ont cette capacité à dégager une certaine puissance. C'est sûr, c'est un plus", valide Loann Goujon.

De quoi attendre le bus toulonnais sereinement, sans pour autant tomber dans l'excès de confiance : «On a fait des matchs très moyens. Depuis deux week-end, ça nous sourit un peu plus. Faudrait pas qu'on se dise que l'on est la plus grosse mêlée du Top 14 pour finalement se faire ramasser contre Toulon", poursuit le troisième ligne international. Les Varois, capables du meilleur comme du moyen, compteront sur ce déplacement pour enchaîner un troisième succès consécutif, et terminer le premier bloc du championnat sur une bonne note. À l'UBB, la motivation reste simple : "Nous, on veut absolument préserver notre invincibilité à domicile", martèle Jacques Brunel. "On a eu Clermont, on a eu le Stade Français, Montpellier, et maintenant Toulon. C'est un beau challenge." Les Toulonnais sont prévenus.

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