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TOP 14 - MHR : Les 5 déclas qui prouvent que Montpellier est en train de digérer sa mutation

Les 5 déclas qui prouvent que Montpellier est en train de digérer sa mutation

Le 12/07/2017 à 12:29

TOP 14 - En perte de popularité et décrié tant pour son jeu que pour sa politique de recrutement l'an passé, le club montpelliérain a fait peau neuve avec l'arrivée d'un nouveau staff. Sans remettre en cause ses ambitions.

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En termes de popularité, la saison 2016/2017 a fait des victimes. Au premier rang desquelles on trouve le Racing, qui a payé cher l'épisode de la fusion annoncée avec son voisin parisien. Les Franciliens furent néanmoins suivis de près par le MHR qui, s'il représentait l'insouciance sous les années Galthié, avait tourné le dos au French Flair en donnant les commandes de son jeu à Jake White. Un épisode néanmoins assumé, comme l'explique Benoît Paillaugue.

" Il ne faut pas cracher dans la soupe après les dernières saisons. C'était un rugby différent, avec des cultures différentes. C'est bien aussi d'avoir connu autre chose, des hauts, des bas. Ce jeu correspondait certainement à certains joueurs, moins à d'autres. Les entraîneurs décident, les joueurs sont des soldats mais le plaisir avant tout est de jouer au rugby, que ce soit avec du jeu à une passe ou plus aéré, on veut être sur le terrain et gagner des matches"
Benoît Paillaugue (Montpellier) - 11 juillet 2017

Benoît Paillaugue (Montpellier) - 11 juillet 2017Icon Sport

Reste néanmoins que l'arrivée de Vern Cotter et de son staff a été accueillie comme une excellente nouvelle du côté du complexe Yves-du-Manoir, comme chez les supporters. Il est vrai que le Néo-Zélandais, lors de ses passages à Clermont et à la tête de l'équipe d'Écosse, s'est forgé une solide réputation, étant capable d'obtenir des résultats tout en régalant le public avec du spectacle. Et ce n'est pas le premier centre Alexandre Dumoulin qui dira le contraire.

" En tant que centre, j'ai forcément hâte de découvrir un autre style de jeu. Jake prônait un jeu en premier lieu basé sur la défense, il fallait être bien dans ce secteur avant de penser à l'attaque. Pour le moment, le discours de Vern est complètement l'inverse ! On est tous admiratifs de ce que Vern a fait avec Clermont et avec l'Écosse et on a hâte d'attaquer le rugby pur"
Alexandre Dumoulin (Montpellier) - 11 juillet 2017

Alexandre Dumoulin (Montpellier) - 11 juillet 2017Ciamillo-Castoria

D'ailleurs, même s'il ne renie pas l'ère White, on retrouve le même écho dans les paroles de son camarade demi de mêlée.

" Je ne sais pas trop si le Top 14 va faire évoluer son jeu. Un grand entraîneur de l'équipe d'Angleterre (Eddie Jones, ndlr) a dit qu'il ne suffisait pas d'être costaud et de faire de la muscu pour jouer au rugby et ça m'a fait plaisir. Ça montre qu'on a besoin de tout le monde, peut-être encore plus qu'avant. Si vous regardez le jeu des grandes équipes, c'est du mouvement, de la technique de passe car c'est la vitesse du ballon et non du joueur qui fait la différence. Le rugby, c'est un sport de contact mais c'est avant tout un sport d'évitement. Je pense que ça va être remis au goût du jour et j'espère qu'on ira vers un jeu comme ça"
Vern Cotter (Montpellier) - 11 juillet 2017

Vern Cotter (Montpellier) - 11 juillet 2017Icon Sport

Nouvel entraineur des avants, Nathan Hines décrypte une partie du travail qui l'attend, afin de permettre à ses protégés de sortir des schémas ancrés lors des deux dernières saisons.

" Ma mission, c'est de faire en sorte que les joueurs soient mobilisés, qu'ils connaissent leurs rôles, qu'ils soient capables de rentrer dans la défense ou de jouer avec une passe ou deux, de permettre au joueurs d'être plus complets et de développer leur autonomie. Ça ne se fera pas demain, ou après-demain, il y aura du travail"
Nathan Hines (Montpellier) - 11 juillet 2017

Nathan Hines (Montpellier) - 11 juillet 2017Icon Sport

Le MHR va donc enclencher le grand chantier de sa mutation, d'un jeu basé sur la puissance et les ballons de récupération à plus de mouvement et de créativité dans les phases offensives. De quoi redorer son blason sur le terrain. En coulisses, les dirigeants se sont également employés à remettre le Bleu au goût du jour, en faisant venir ou revenir de jeunes (et moins jeunes) Français sous le maillot frappé de la fleur de ciste. Une très bonne chose selon Benoît Paillaugue.

" Je fais partie des anciens, avec Fufu, et on a connu beaucoup de choses au club, lui plus que moi. Ce qui est bien dans cette préparation, c'est qu'on voit à nouveau pas mal de jeunes joueurs Français qui sont revenus au centre de formation. Et même s'ils auront peut-être un temps de jeu réduit, ils sont avec nous, ils s'entrainent avec nous, ils vont partir en stage avec nous, ils côtoient le haut niveau, ce qui leur permettra certainement de devenir professionnels pour la plupart. Quand on était jeunes, on attendait qu'une chose, c'était d'avoir la chance de faire ne serait-ce qu'un stage. Donc c'est bien, ils sont là, ils s'y filent. À nous aussi de les faire progresser, ils sont demandeurs. La force du MHR, c'était de sortir des jeunes du centre de formation pour les faire jouer en professionnel et on espère vraiment que parmi ces joueurs aujourd'hui, il y a la relève. Peut-être pas pour tout de suite, parce qu'on n'est pas fini, mais pour plus tard ! C'est bien de retrouver des joueurs du cru, pour l'image du club. Le retour de Louis (Picamoles, ndlr), c'est bien sur tous les plans, Martin Devergie qui revient avec son vécu Pro D2 et qui aura à cœur de montrer ce qu'il vaut, c'est très bien aussi. Ça fait plaisir, même si ça file un coup de vieux"
Martin Devergie (Montpellier) - 11 juillet 2017

Martin Devergie (Montpellier) - 11 juillet 2017Icon Sport

Et si le MHR devait connaître une trajectoire similaire à celle de l'ASM sous l'ère Cotter, le Top 14 ne s'en porterait pas plus mal...

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