Icon Sport

TOP 14 - Louis Picamoles : "J'aimerais que Montpellier soit craint"

Picamoles : "J'aimerais que Montpellier soit craint"

Le 04/08/2017 à 14:00Mis à jour Le 04/08/2017 à 14:02

TOP 14 - De retour à Montpellier huit ans après son départ, Louis Picamoles espère que le MHR sera craint par les autres formations du Top 14 cette saison. Mais il prévient : "Sans la cohésion de tout un vestiaire, tu ne vas pas très loin".

Votre journal 100% numérique

Abonnez-vous dès 7.90€/mois

Formé à Montpellier, Louis Picamoles a retrouvé le MHR cet été. Et après un exil de huit ans (sept à Toulouse, un à Northampton), la star du rugby français est bien consciente de revenir dans un club bien différent. "Depuis que je suis parti, le club a énormément changé. Montpellier était un "petit club", nous nous battions pour conserver notre place dans l'élite. Aujourd'hui, le club est très ambitieux et joue les phases finales chaque saison. Le MHR a changé de dimension", raconte le numéro 8 du XV de France (31 ans, 65 sélections) dans Midi Olympique.

Pourtant, "King Louis" n'est pas tout à fait une recrue comme les autres. "Le fait de connaître la maison m'a aidé", explique-t-il. "Je n'ai pas l'impression de repartir complètement de zéro comme ce fut le cas quand j'avais signé au Stade toulousain ou à Northampton. Je retrouve mes habitudes, je connais bien les lieux, même si le groupe de joueurs à considérablement évolué depuis mon départ ! Toutefois, le premier jour, je n'avais pas la pression de la rentrée des classes comme quand tu changes de club".

" C'est sûr qu'une charnière Pienaar - Cruden, sur le papier, c'est très prometteur"

Si son intégration se passe donc au mieux, Picamoles s'attend à une forte pression de la part des supporters héraultais ou même des autres observateurs du Top 14 : "Il y a eu à Montpellier un très gros recrutement, avec des joueurs d'expérience aux CV bien fournis, notamment à des postes clé. C'est sûr qu'une charnière Pienaar - Cruden, sur le papier, c'est très prometteur. Il va y avoir beaucoup beaucoup d'attentes sur notre équipe en termes de résultats et de qualité de jeu".

Louis Picamoles avec Northampton la saison dernière

Louis Picamoles avec Northampton la saison dernièreIcon Sport

Mais l'effectif ne fait pas tout. "Loulou" le sait, et prévient : "Sans la cohésion de tout un vestiaire, tu ne vas pas très loin". Tout le problème d'un MHR divisé la saison passée. "Quand nous avons remporté des titres avec le Stade toulousain, c'est d'abord parce que le groupe possédait de grandes qualités rugbystiques, mais c'est aussi qu'au niveau humain, il y avait une réelle cohésion", confie alors le troisième ligne tricolore. Même si "dans un vestiaire, tous s'aimer, c'est impossible. Aujourd'hui, un effectif de Top 14, c'est au moins 40 joueurs. Tu ne peux pas apprécier tout le monde. Le but, c'est de se comprendre les uns les autres et d'adhérer au jeu proposé par le staff".

Avant de se projeter totalement sur les ambitions ou les objectifs de l'équipe de Vern Cotter, Picamoles a lui surtout un souhait. "Plus que l'étiquette de favori, j'aimerais que l'on soit craint et respecté par les autres formations". Au MHR d'être féroce sur le terrain désormais...

0
0