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TOP 14 - Le CO veut développer "une vraie identité Castres olympique"

Le CO veut développer "une vraie identité Castres olympique"

Le 12/07/2017 à 15:45

TOP 14 - Dans le Tarn, les joueurs de Christophe Urios suscitent un egouement populaire. Mais Castres voit plus grand. Matthias Rolland, ancien 2e ligne du club et désormais directeur du CO, veut développer plus largement la notoriété du Castres olympique.

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Castres, le (presque) éternel barragiste, veut franchir un cap. Sur le plan sportif évidemment, avec l’envie de Christophe Urios de décrocher une place en demi-finale, mais également sur tout l’extra-sportif. Le CO veut définitivement entamer sa mutation. Mardi, c’est au stade Pierre-Antoine, devant une tribune Rui encore en travaux, que les joueurs de Castres se sont présentés à leur supporters. Matthias Rolland, lui, était en bord de pelouse. Retiré des terrains depuis qu’il a soulevé le Brennus en 2013, l’ancien deuxième ligne castrais est, depuis, devenu directeur du club. Un rôle bien éloigné des zones de rucks, mais central pour la vie du CO.

Pierre-Antoine, un stade des familles

Pour faire passer Castres dans une nouvelle dimension, la direction s’est d’abord attachée à fidéliser ses supporters, sous l'appellation de la Blue Army. "Cela a été mis en place il y a trois ans. L’année dernière, cela a été une vraie réussite avec une cinquantaine de bus organisés pour les déplacements", rappelle Matthias Rolland au micro de Radiolympique TV.

Matthias Rolland (Castres) - 3 décembre 2016

Matthias Rolland (Castres) - 3 décembre 2016Icon Sport

Mais pour développer ce soutien populaire, la ville de Castres a dû engager des travaux d’agrandissements du stade (tribune Rui) afin d’offrir au stade le minimum requis de 10 000 places pour obtenir une labellisation LNR de l’enceinte. Avec la rénovation des abords du stade et la mise en place d’une bodéga pour les après-matches, le club tarnais souhaite "faire quelque chose qui ressemble aux Castrais", selon les mots de son directeur.

Par ailleurs, la direction castraise ne souhaite pas se contenter de son socle de supporters, mais cherche bien à attirer de nouvelles têtes dans les travées de Pierre-Antoine. Matthias Rolland détaille : "Il y a une volonté de féminiser le stade, de le rendre accessible aux familles : c’est l’essence même du rugby." Le natif de Dijon veut pousser à son paroxysme le développement du CO, l’objectif étant "qu’il y ait une vraie identité Castres olympique. On veut se démarquer de ce qu’il se fait ailleurs."

Rolland - Urios, même vision du rugby

Et pour cela, les Tarnais ont mis en place plusieurs opérations avec les acteurs locaux (écoles, pompiers,militaires), notamment leurs “Olympiades”, stage de début de saison en deux parties, que le groupe a terminé la semaine dernière. Il fut d’abord question de paintball, snipers et accrobranche le 1er juillet, puis de parcours d'obstacle, séances de tirs et sauts dans l'Agout, le 8 juillet, sous la houlette du 8e RPIMA. S’il est "très important que les joueurs soient impliqués dans la ville", le CO veut fédérer bien au delà de sa ville et de ses 40 000 habitants. "Ce qu’on souhaite c’est continuer à agrandir le territoire, que le CO rayonne pourquoi pas sur l’ensemble du département."

Christophe Urios (Castres) - juillet 2017

Christophe Urios (Castres) - juillet 2017Icon Sport

Mais Matthias Rolland n’est pas dupe. Les résultats sportifs seront l’attraction première et le coeur même du développement du Castres olympique. Et les liens avec le manager Christophe Urios sont permanents. "On la même façon de voir le rugby à Castres, chacun dans notre domaine". Si les résultats sont "assez probants" depuis l’arrivée de l’ancien entraîneur d’Oyonnax, le directeur l’avoue : "On sent qu’on peut s’inscrire dans la durée, même si tout reste fragile."

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