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TOP 14 - Jouer le maintien ou les phases finales : que peut vraiment espérer le Stade français ?

Jouer le maintien ou les phases finales : que peut vraiment espérer le Stade français ?

Le 14/07/2017 à 12:03Mis à jour Le 15/07/2017 à 15:13

TOP 14 - 7e la saison passée en Top 14, le Stade français aborde cette reprise avec un staff et un effectif largement remaniés. Mais les arrivées feront-elles oublier les départs des Quesada, Lakafia, Slimani, Doumayrou ou Bonneval ? Paris est-il tout simplement en mesure de viser autre chose que le maintien ?

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Le 14 juin dernier, dans les salons du stade Jean-Bouin, Thomas Savare tirait sa révérence après six ans de présidence. À ses côtés, le Docteur Hans-Peter Wild, nouveau propriétaire du club parisien, présentait son projet en détails tout en précisant les objectifs pour la saison à venir : "Ce sera une année de transition. On ne sera peut-être pas dans le Top 3 mais au moins dans le Top 6 ou 7".

Une place en phases finales du championnat est-elle vraiment à la portée du Stade français ? Avec les départs de joueurs majeurs à l’instar de Rabah Slimani, Raphaël Lakafia, Geoffrey Doumayrou, Jérémy Sinzelle et Hugo Bonneval, les ambitions du "docteur" sont-elle réalistes ? Dans la précipitation, le club parisien s’est lancé dans une campagne de recrutement accouchant sur neuf arrivées : Terry Bouhraoua (demi de mêlée), Steevy Cerqueira (deuxième ligne), Lorenzo Cittadini (pilier), Tony Ensor (arrière), Romain Martial (ailier), Charl McLeod (demi de mêlée), Bakary Meité (troisième ligne), Marvin O’Connor (ailier) et Jimmy Yobo (centre).

"Même si ce ne sont pas de grandes stars internationales, on a des joueurs aguerris en Top 14, un championnat difficile, rigoureux", souligne le trois-quarts aile Julien Arias. "Ce ne sont pas les plus grands noms mais ils vont nous apporter une plus-value. Ce n’est pas parce qu’un joueur n’a pas réussi quelque part qu’il ne réussira pas ici. Et ce n’est pas forcément avec de grands noms qu’on remporte des titres".

" Je ne veux pas croire qu’on bataille pour le maintien (Mohr)"

S’il est vrai qu’on cherche encore les deux pointures annoncées mi-juin par le directeur sportif Robert Mohr et le président Hubert Patricot, le Stade français pouvait difficilement faire pire que la saison passée avec un seul renfort remercié à la mi-saison (Alipate Ratini). "Je pense qu’on s’est renforcé avec les bonnes personnes pour être performant la saison prochaine", assure Robert Mohr. "Ça va être une année très intéressante. On est ambitieux sur le moyen et le long terme. Pour la saison prochaine, on n’a pas fixé d’objectif au groupe. C’est aux joueurs de se le fixer. Ça va être révélateur de leur caractère. C’est un groupe performant qui peut faire de belles choses. Je ne veux pas croire qu’on bataille pour le maintien".

Robert Mohr, Hubert Patricot et Hans-Peter Wild

Robert Mohr, Hubert Patricot et Hans-Peter WildIcon Sport

Un outsider inattendu ?

À l’image de Raphaël Lakafia, Jérémy Sinzelle et Geoffrey Doumayrou, tous arrivés au club parisien avec un fort esprit de revanche, nul doute que les Romain Martial et Marvin O’Connor auront à cœur de prouver qu’ils peuvent encore briller en Top 14. Sans oublier Terry Bouhraoua, bien décidé à (re)faire ses preuves à 15. "C’est un retour aux sources qui me fait plaisir. Je vais jouer le jeu à fond", insiste l’ancien international à 7. "Je n’ai pas un sentiment de revanche à 15 mais juste l’envie d’écrire quelque chose ici. Il n’y a peut-être pas de recrues phares comme à Toulon mais les mecs qui sont arrivés ont tous envie d’écrire un truc. C’est déjà beaucoup".

Terry Bouhraoua avec France 7

Terry Bouhraoua avec France 7AFP

Alors que le mot "enthousiasme" revient en écho, le Stade français peut s’appuyer sur une ossature de joueurs performants et un XV type somme toute séduisant : Camara ; Waisea, Yobo, Danty, Martial (ou Raisuqe) ; (o) Plisson, (m) Bouhraoua ; Nicolas, Parisse, Burban ; Pyle, Flanquart (ou Gabrillagues) ; Alo-Emile, Bonfils, Van der Merwe. Mais la plus grande force des Parisiens demeure cet état d’esprit qui leur a offert un titre de champion d’Europe. "On veut préserver cette solidarité", insiste Julien Dupuy, désormais en charge des arrières. "On n’a pas l’effectif le plus fort. C’est très bien qu’on nous annonce dans le maintien mais je pense qu’on pourra créer une surprise..." Alors méfiance, ce Stade français pourrait bien être un outsider inattendu.

Photo de Une : compte Twitter du Stade français Paris

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