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TOP 14 - Entièrement consacré au club, chef d'entreprise... que font les présidents du Top 14 ?

Entièrement consacré au club, chef d'entreprise... que font les présidents du Top 14 ?

Le 03/08/2017 à 12:00Mis à jour Le 03/08/2017 à 14:15

TOP 14 - Président à 100%, chef d'entreprise, directeur... certains hommes forts des clubs de Top 14 sont dans l'ombre tandis que d'autres sont souvent plus présents médiatiquement. Que font-ils ? Quelle est leur carrière professionnelle ? Tour d'horizon des 14 présidents de l'Élite du rugby français.

  • Alain Tingaud (Agen)

S’il fête cette année sa 10e saison à la tête du SUA, Alain Tingaud a construit et fait fructifier son portefeuille dans les télécoms. Après avoir commencé chez Thomson, l’enfant de la Charente a lancé sa carrière chez Tekelec Airtronic. Il travaille ensuite pour BridgeCom, pour qui il fondera la filiale française. BridgeCom rachetée par 3Com, Alain Tingaud est alors chargé de gérer les activités de l’entreprise américaine en Europe (1987-1990). En 1990, il devient son propre patron avec Arche Communications, puis revend sa société en 1995 à Siemens Nixdorf. Bien que responsable de la France pour le groupe allemand (1995-1998), il crée une nouvelle entreprise, baptisée InfoVista… qui lève 78 millions de dollars en Bourse en 2000 ! 8 ans plus tard, l’entreprise est rachetée par un fonds américain.

Le président d'Agen, Alain Tingaud

Le président d'Agen, Alain TingaudIcon Sport

  • Laurent Marti (Bordeaux-Bègles)

À Bordeaux-Bègles, Laurent Marti a fait sa réputation dans le textile. BTS d’action commerciale en poche à 20 ans, il se lance dans l’entreprenariat avec la création de Publitel en 1988 (briquets publicitaires). En 1994, il reprend Top Tex, distributeur de textile vierge dans la région toulousaine, et le développe sur toute la France. Dans le même temps, il lance en 1995 sa propre marque, Kariban. Depuis, il ne cesse de faire prospérer ses activités. De quoi faire du groupe Top Tex l’un des leaders du marché du textile en France.

  • Simon Gillham (Brive)

Simon Gilham est un homme de la communication. Anglais, il commence sa carrière chez Thomson comme responsable de la communication en 1981, avant de monter, 4 ans plus tard, York Consultants (société de formation et de communication). Il retourne chez Thomson, comme vice-président de la communication (1991-1994) puis s’engage avec la firme d'emballage CarnaudMetalbox (1994-1999), avant de travailler pour l’équipementier automobile Valéo (1999-2001). Puis il devient vice-président de la communication chez Havas (2001-2007). Il rejoint par la suite le groupe Vivendi comme directeur de la communication et du développement durable et prend le poste de président de Vivendi Village (depuis 2007). Il intègre en 2015 le Directoire du groupe et prend la présidence de L’Olympia.

Simon Gillham - Brive 2010

Simon Gillham - Brive 2010Icon Sport

À Brive, l'Anglais est arrivé en 2005 pour prêter main forte au propriétaire du club, Daniel Derichebourg. Ce dernier, client de Gilham chez Havas, venait de racheter le groupe Penauille, qui détenait jusqu'ici le CABCL. Mais Daniel Derichebourg veut vendre. Ce sera chose faite en 2009 grâce à Simon Gilham, qui mobilise un pool d'actionnaires. Jean-Jacques Bertrand est dès lors président, jusqu'en novembre 2016, où Gilham lui succède.

  • Pierre-Yves Revol (Castres)

En 1995, alors qu’il est âgé de 37 ans, Pierre-Yves Revol devient président de Sud Communication, fondé par Pierre Fabre et qui détient notamment Sud Radio. Il devient 2 ans plus tard administrateur du journal L’Eveil de la Haute-Loire, avant d’être nommé vice-président et administrateur délégué de RMC (1998). Il fera son entrée à la direction des laboratoires Pierre Fabre en 2002 comme directeur général, avant d’être promu Président du conseil d’administration (2003), puis Directeur général délégué.

  • Éric de Cromières (Clermont)

Éric de Cromières est un pur produit Michelin. Après avoir fait HEC Paris, il s’était engagé comme officier dans la marine nationale à Toulon. Mais il intègre finalement le géant du pneu comme commercial en 1979 avant de prendre plusieurs postes de directeur au Brésil, aux États-Unis ou encore en Afrique. Il fut également directeur du recrutement des cadres, des marchés d’exportation ou encore directeur général de Michelin Europe, avant de terminer directeur de la performance commerciale. Il quitte le groupe le 31 mars 2015 à 61 ans.

  • Vincent Merling (La Rochelle)

C’est le président à la plus longue longévité. 26 ans de présidence. Depuis le 5 juillet 1991, Vincent Merling est à la tête du Stade rochelais. Un club qu’il a considérablement fait évoluer en deux décennies. Comme son entreprise d’ailleurs. Car le natif de la préfecture de la Charente-Maritime est un entrepreneur qui s’est fait tout seul. Commercial chez Rank Xerox (un fournisseur de photocopieurs), il se lance dans la torréfaction, proposant la machine ainsi que le café adéquat. Il développe son concept dans les années 90 avec la vente de distributeurs automatiques. Les Cafés Merling se développent de toute part et sont groupés aujourd’hui avec trois autres marques (Lyovel, Dallmayr et Codaralp) au sein de Daréa pour concurrencer les géants du secteur. Les 4 entrepreneurs sont actionnaires à 25% et Vincent Merling est responsable de toute la côte atlantique.

Vincent Merling le président de La Rochelle

Vincent Merling le président de La RochelleIcon Sport

  • Yann Roubert (Lyon)

Yann Roubert est à 100% consacré au Lou. Mais quelle histoire avant de prendre la présidence du club lyonnais ! Après 3 ans comme chef de projets de sponsorings chez Bouygues Telecom (2000-2003), il se lance pendant un an dans une incroyable aventure, nommée Yassalaba. Durant 11 mois, il traverse 22 pays et parcourt 100 000 kms avec 4 amis. En janvier 2005, il entre chez SFR comme responsable puis directeur sponsoring - événements (2005-2009). C’est en février 2012 qu’il intègre GL Events (actionnaire majoritaire du Lou) où il est, jusqu’en 2012, directeur général du groupe chargé du Moyen-Orient, basé à Dubaï. Nommé vice-président exécutif et directeur général délégué du Lou en juillet 2012, ce supporter du club de foot de Saint-Etienne prend la présidence du club le 19 décembre 2012.

  • Mohed Altrad (Montpellier)

Après une enfance tumultueuse, Mohed Altrad décroche un diplôme d’ingénieur à Montpellier et un doctorat en informatique à Paris. Il débute sa carrière chez Alcatel, poursuit chez Thomson avant de travailler pour l’Abu Dhabi National Oil Company, compagnie pétrolière des Émirats Arabes Unis. Il se lance dans l’entreprenariat une première fois avec “France Informatique Électronique et Télématique”. Une entreprise vendue en 1984 qui lui permet de racheter MEFRAN, entreprise héraultaise spécialisée dans les échafaudages. Associé à Richard Alcock, il la développe pour en faire le leader mondial du domaine, avec un chiffre d’affaires avoisinant les 2 milliards d’euros.

Mohed Altrad - Montpellier

Mohed Altrad - MontpellierIcon Sport

  • Thierry Emin (Oyonnax)

Le discret président d’Oyonnax est “un gars du cru”. Fils d’un ancien président de l’USO, il est directeur général délégué du groupe Emin-Leydier depuis le 14 septembre 2004. Le groupe a été créé en 1975 de la fusion de la papeterie Leydier et de la cartonnerie Emin. Désormais, il cumule des activités de papeterie et d’emballages. Thierry Emin y travaille depuis 1997. Il est également conseiller prud'homal dans sa ville depuis 2007.

  • Hubert Patricot (Stade Français)

C’est le nouvel homme fort du Stade français. Responsable marketing chez Nestlé (1984-1986), il fait ensuite carrière chez Coca-Cola Entreprise. Chef de produit, responsable commercial, directeur commercial dans différents domaines, il gravit les paliers rapidement jusqu’à être nommé président-directeur général de Coca-Cola Entreprise France (2003-2008) puis président-directeur général de Coca-Cola Entreprise Grande-Bretagne, avant de devenir président-directeur général Europe et membre du comité exécutif de Coca-Cola Entreprise (2008-2016). Et puis, Hans-Peter Wild est venu le débaucher, lui offrant un poste d’administrateur au sein du groupe Capri-Sun, avant de le placer à la tête du club de la Capitale. L’enfant de Caussade est une connaissance du milliardaire allemand depuis une dizaine d’années.

Hubert Patricot (à gauche) et Hans Peter Wild - Stade français - 14/06/17

Hubert Patricot (à gauche) et Hans Peter Wild - Stade français - 14/06/17Icon Sport

  • Bernard Pontneau (Pau)

Président (très) discret de la Section paloise depuis 2006, Bernard Pontneau travaille pour la multinationale Varel, entreprise internationale spécialisée dans l'élaboration et la conception de têtes de forages. Depuis décembre 1999, le natif de Soustons est en charge de l’Europe pour le groupe.

  • Jacky Lorenzetti (Racing 92)

L’immobilier a fait la fortune du président du Racing 92. Au départ, il lance Franco-Suisse Gestion (1972) où il administre des biens et gère des transactions immobilières. L’entreprise est rebaptisée Foncia en 1991 et ne va cesser d’accroître son développement, en mettant en place des nouveautés telles que la garantie des loyers impayés ou celle de l’occupation du logement. Jacky Lorenzetti vend Foncia en 2007 au groupe Banque Populaire. Il est aujourd’hui président d’Ovalto, une holding d’investissements. Amateur de vin, il a investi dans divers vignobles, tels Château Ladouys ou Pedesclaux.

Jacky Lorenzetti, le président du Racing 92

Jacky Lorenzetti, le président du Racing 92Icon Sport

  • Mourad Boudjellal (Toulon)

Avant de se faire connaître dans le monde du rugby, Mourad Boudjellal s’est fait un nom dans le monde de la BD et de l’édition. Il ouvre une librairie en 1982 puis lance sa propre maison d’édition “Soleil Editions” et réédite notamment Rahan. L’affaire va se développer, devenant le 3e éditeur francophone de bandes dessinées. Il vend son entreprise en 2011, devenant président du RCT à 100%.

  • Didier Lacroix (Toulouse)

On ne peut pas le nier, Didier Lacroix a réussi sa reconversion professionnelle après l’arrêt de sa carrière. Il faut dire que l’ancien 3e ligne du Stade toulousain l’avait préparée bien en amont. En 1989, il lance À vos marques, une entreprise de marquage publicitaire, puis développe À la Une (1993), consacrée à la communication événementielle. Le sextuple champion de France diversifie ses activités (organisation d'événement, conception commerciale, conception de voyages, optimisation digitale.). Il démissionne de la présidence lorsqu’il devient le patron du Stade toulousain.

Didier Lacroix, président du Stade toulousain

Didier Lacroix, président du Stade toulousainGetty Images

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