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RUGBY - TOP 14 - Le Stade français peut-il relever la tête à Clermont ? Quatre raisons d'y croire

Le Stade français peut-il relever la tête à Clermont ? Quatre raisons d'y croire
Par Rugbyrama

Le 28/10/2017 à 09:13Mis à jour Le 28/10/2017 à 09:14

TOP 14 - Après deux cinglantes défaites en Challenge Cup, le Stade français se déplace à Clermont ce samedi (20h45) avec l'espoir de montrer un tout autre visage et de laver l'affront. Le club de la capitale en a-t-il les moyens ? Éléments de réponse.

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La mêlée

Même lorsque le Stade français sombre, sa mêlée reste performante. En témoigne la domination qui fut la sienne face aux London Irish. Dans une rencontre où les Parisiens se sont affichés sans imagination, ni détermination, le pack stadiste a confirmé que sa mêlée était son gros point fort depuis le début de saison. Déjà à Pau et face Montpellier (les deux dernières victoires parisiennes en Top 14), elle avait permis au Stade français d'asseoir sa domination et de lancer son jeu. Face à Clermont, ce secteur de jeu sera déterminant. Si le Stade français parvient à conserver le même niveau de performance, alors il aura un argument de poids afin de rivaliser avec une équipe qui sort de deux succès probant en Champions Cup.

La nouvelle titularisation d'Arthur Coville

Le jeune demi de mêlée du Stade français, 19 ans, est titularisé pour la troisième fois en Top 14. Les deux premières se sont conclues par autant de victoires. C'était à Pau et face à Montpellier. Est-il le porte-bonheur des Stadistes ? Il est surtout un excellent animateur. Ses premières sorties l'ont confirmé : il n'hésite pas à prendre des initiatives, sait ralentir le jeu quand cela s'impose et dispose dans sa palette d'un jeu au pied efficace et de très bonnes qualités défensives. Il est clairement devenu en quelques semaines le choix numéro un du staff technique parisien.

Arthur Coville (Stade français), face à Pau - 2017

Arthur Coville (Stade français), face à Pau - 2017Getty Images

L'association Danty- Waisea au centre

Cette paire de centres a fait les belles heures du Stade français. En 2015, c'est elle qui était alignée durant l'ensemble de la phase finale menant le club de la capitale au titre de champion de France. Durant les deux années suivantes, le directeur sportif de l'époque Gonzalo Quesada ne l'a que très peu utilisée, préférant placer l'international fidjien à l'aile pour disposer d'un joueur puissant dans le couloir. Depuis le début de cette nouvelle saison, Waisea et Danty sont de nouveaux associés au centre. Avec une franche réussite. Malgré la blessure à un genou de l'international français, ils ont évolué à deux reprises ensemble. Deux matches (La Rochelle et Montpellier), deux victoires références. Ils seront donc face à Clermont un des atouts parisiens.

Le contexte

"Ces deux défaites ont été honteuses, a asséné jeudi en fin de matinée l'entraîneur des trois-quarts parisiens Julien Dupuy, faisant référence aux deux revers en Challenge Cup face aux Russes de Krasny Yar et aux London Irish. Je ne dis pas ça en pensant aux équipes que l’on a jouées mais bien au contenu et à l’envie que l’on a pu y mettre. Maintenant, on a eu une explication claire avec les garçons, cela a été un peu plus tendu que d’habitude sur le terrain et en séances vidéo mais maintenant on se focalise sur le championnat qui est le plus important pour nous."

Greg Cooper (Stade Français)

Greg Cooper (Stade Français)Getty Images

" On est un peu des enfoirés et je sais que nous n’aurons pas le même visage à Clermont (Flanquart)"

Les propos sont exempts de toute ambiguïté. La semaine a piqué du côté de Jean-Bouin. Le manager Greg Cooper, habituellement si calme, si posé, a haussé le ton, jusqu'à sortir de ses gonds. "On ne l'avait jamais vu comme ça", dira plus tard un joueur. Ses adjoints, Olivier Azam et Julien Dupuy, eux aussi, y sont donc allés de leur soufflante. Les joueurs ont été vexés autant par les deux défaites humiliantes que par les propos de leurs entraîneurs. Une réaction est attendue. "On est un peu des enfoirés et je sais que nous n’aurons pas le même visage (à Clermont)", a confessé en conférence de presse le deuxième ligne Alexandre Flanquart. Voilà les Clermontois prévenus.

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