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RUGBY - TOP 14 - Patrice Collazo : "On s'est remis la tête à l'endroit"

Collazo : "L’aspect mental va compter, on doit prendre la mesure de la Champions Cup"

Le 09/10/2017 à 13:23Mis à jour Le 10/10/2017 à 13:00

TOP 14 - Le Stade rochelais, qui s'est imposé ce dimanche face au Racing 92 (16-9), est quatrième du championnat après 7 journées. Patrice Collazo fait le point sur ce premier bloc et se projette sur l’entame de la Champions Cup, le week-end prochain.

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Patrice, la victoire contre le Racing, dimanche, a tenu en votre capacité à défendre près de votre ligne.

Patrice Collazo : On s’est mis devant, ensuite, la défense a été un point positif. Heureusement qu’on n’a pas défendu comme les cinquante premières minutes de Toulon parce que sinon on passait sous les roues du camion. Ça démontre un trait de caractère par rapport à la semaine passée où, après trois minutes de jeu, les Toulonnais étaient dans l’en-but. Là, le Racing est venu taper 80 minutes, mais il n’a jamais franchi la ligne. Quinze joueurs ont travaillé ensemble, c’est très positif pour la suite.

Ce match s'est en partie joué sur la dimension physique.

P.C. : Oui, ça ne s’est pas joué dans l’évitement. À partir de là, il y a eu beaucoup de déchet technique, mais c’était âpre dans le combat. Pour sortir un ballon en mêlée, gagner la ligne d’avantage, il a fallu s’employer. Pour eux comme pour nous d'ailleurs. Mais il y avait six avants sur le banc du Racing, on savait donc à quoi s’attendre. D'ailleurs, je me demande comment l’avion du Racing a fait pour décoller, parce qu’au niveau du tonnage, ils étaient quand même équipés (sourire).

" J’aurais aimé qu’un autre joueur (que Sinzelle) prenne le jeu au pied à son compte"

Après la sortie de Brock James en première période, Jérémy Sinzelle a été replacé à l’ouverture. Comment analysez-vous sa performance ?

P.C. : Oui, Brock avait un souci musculaire. Avec des matchs de cette intensité là, ça ne servait à rien de prendre des risques. Jérémy Sinzelle, on peut lui reprocher son jeu au pied, mais par contre il a attaqué la ligne. Les qualités de Jérémy sont différentes, mais elles ont été déterminantes. Quand Brock sort, ça nous désorganise dans un secteur qui est le jeu au pied mais Jérémy a mis tellement d’intensité dans ce qu’il a fait qu’on peut lui pardonner de ne pas trouver certaines touches. Ce que j’aurais aimé, en revanche, c’est qu’un autre joueur prenne le jeu au pied à son compte. Kini Murimurivalu ou Jean-Victor Goillot, peut-être. Mais passer de l’aile à l'ouverture en plein match, il faut le faire quand même.

Quel est, selon vous, le bilan de La Rochelle au terme de ce premier bloc de Top14 ?

Désormais, le Stade rochelais bascule sur la Champions Cup. Comment l’abordez-vous ?

P.C. : On sait que l’on va à Londres mais ça va d’abord être une semaine compliquée. En jouant le Racing le dimanche, ça nous décale tout et ça va être une semaine courte. Par exemple, il n’y aura qu’un entraînement collectif. C’est l’aspect mental qui va compter et j’espère qu’on prendra la mesure d'une compétition qu’on va disputer pour la première fois. C’est une date importante pour le club. Pour une première, il faudra que l'on réponde présent.

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