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Montpellier : de l'art d'être patient

Montpellier : de l'art d'être patient
Par Rugbyrama

Le 11/09/2017 à 11:50Mis à jour Le 11/09/2017 à 11:57

Les Héraultais se sont imposés pour la première fois à Castres (17-22) depuis 2011 et leur succès en barrage. Toujours invaincus cette saison, ils ont décroché 14 points sur 15 possibles et s’échappent en tête du Top 14. Un exploit décroché dans le Tarn, malgré des difficultés rencontrées en mêlée et sur la discipline lors du premier acte. Décryptage.

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Un buteur en forme

Longtemps mené face au CO samedi, le MHR a eu le mérite de ne jamais se faire décrocher au score. Grâce à un homme et à un secteur clés. Auteur de dix-sept points au pied (100% de réussite), Ruan Pienaar a toujours maintenu son équipe dans le match, notamment dans une première mi-temps dominée par les Tarnais. Bousculés en mêlée, chahutés dans les rucks et très indisciplinés, les Cistes doivent donc leur salut à la démonstration de leur buteur ainsi qu’a l’imprécision de ses homologues castrais (11 points ratés).

Ruan Pienaar, demi de mêlée de Montpellier

Ruan Pienaar, demi de mêlée de MontpellierIcon Sport

L’âme défensive

Sans oublier une prestation défensive de haut vol. Très agressive sur l’homme, bien organisée dans sa redistribution et ses montées en pointe pour couper les extérieurs, l’arrière garde héraultaise n’a cédé qu’une seule fois, sur une erreur d’anticipation d’Immelman en bout de ligne : "J’ai envie de retenir l’entraide et les attitudes positives. Un état d’esprit et peut-être aussi, cette âme. On a été dans le dur sans jamais lâcher", explique le capitaine Louis Picamoles.

Occupation gagnante

L’intelligence tactique des Cistes a aussi fait la différence. D’abord pris sur l’engagement physique, ils n’ont jamais joué dans leur camp sous une pluie battante pour éviter de s’exposer. Ils ont laissé l’initiative du jeu aux Castrais durant la majeure partie de la rencontre, en les gardant constamment sous pression grâce à des coups de pied d’occupation et de nombreuses chandelles bien tapées. En restant à l’affût du moindre ballon de turnover pour contrer. Un pari gagnant

L’apport du banc

Menés seulement de deux points à la pause, les Montpelliérains ont pu enfin mettre la main sur le ballon au retour des vestiaires, grâce à l’apport de leur banc. Les entrées de Mikheil Nariashvili et Bismarck du Plessis ont permis de caler la mêlée et le Sud-Africain a presque réussi à lui seul, à rééquilibrer les débats sur le jeu au sol.

Jeu direct, jeu gagnant

Grace à cela, Montpellier a recentré le jeu dans l’axe, multipliant les pick and go pour resserrer et épuiser la défense castraise. Une stratégie payante, qui a permis de repasser rapidement devant au score en seconde période (47e), avant de se faire à nouveau distancer à cause de leur indiscipline. Menés de cinq points à treize minutes de la fin, les Héraultais ne se sont jamais affolés et ont conservé leur lucidité. Jusqu’à la libération.

François Steyn a cassé un premier plaquage au centre du terrain, avant de passer les bras entre deux défenseurs pour servir Immelman. L’arrière a alors trouvé d’une superbe sautée Nemani Nadolo, lancé comme une fusée sur son aile. Le géant fidjien résistait d’abord au plaquage de Caminati, avant d’éteindre Dumora et de plonger dans l’en-but. Un des seuls ballons d’attaque touché par l’ailier et un des seuls lancements de jeu construit et parfaitement exécuté du MHR, fatal aux Castrais. Le coup parfait à l’extérieur.

Par Julien LOUIS

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