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Lyon : Des mots sur les maux... Après s’être vu trop beau ?

Lyon : Des mots sur les maux... Après s’être vu trop beau ?

Le 05/12/2017 à 14:11Mis à jour Le 05/12/2017 à 14:38

Alors qu’ils viennent d’enchainer quatre défaites qui laissent un goût amer au staff, les Lyonnais sont conscients qu’ils sont en train de gâcher leur très bon début de saison. Pour autant, le LOU est toujours 3ème du Top 14 mais Pierre Mignoni a décidé de sévir.

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Les trois heures de trajet en train entre Toulon et Lyon ont dû sembler bien longues aux Lyonnais après leur lourde défaite (39-11) à Mayol. En tout cas, l’énervement était encore perceptible sur les visages à l’arrivée en gare de Part-Dieu et il risque de mettre du temps à s’estomper. Le LOU venait de concéder sa quatrième défaite consécutive, soit la plus mauvaise série (à égalité) depuis que Pierre Mignoni est arrivé au club à l’été 2015.

Les Gones vont désormais affronter à deux reprises Toulouse en Challenge Européen, un adversaire qui a contribué à les plonger dans la crise en venant gagner à Gerland le 26 novembre. Une aération qui semble la bienvenue. "Nous avons la chance de pouvoir sortir du championnat pour se changer les idées", confie Thibaut Regard qui pense que "c’est une bonne chose de pouvoir travailler plus sereinement avec moins de pression."

Pierre Mignoni

Pierre MignoniIcon Sport

Pierre Mignoni prévient, Pierre Mignoni sévit

Beaucoup de questions se posent après la sortie fracassante de Mignoni, à chaud après la défaite, mais elle ne doit pas être comprise comme un ultimatum quant à son futur au club. "Pour certains, le chemin ne continuera pas avec moi ou c’est moi qui ne continuerais pas. Soit les joueurs ont du caractère pour se reprendre, soit ils se démerderont", a lancé le technicien avant d’ajouter un : "je ne suis pas encore parti." Réputé sanguin, c’est surtout une manière de piquer au vif son groupe. Et cela s’est déjà traduit par un entrainement dès 6 heures lundi, et des séances individuelles mardi pour certains. Entre quatre yeux…

"Nous sommes vexés et touchés", répond Thibaut Regard. Mais le trois-quarts centre comprend son entraineur qui "a été dur mais nous n’étions pas dans le coup ! Les précédents matches, nous avions bataillé mais là, il y a eu un gros laisser-aller." Les blessures de Carl Fearns ou encore de Felix Lambey sont de vrais coups durs pour expliquer cette mauvaise passe, c’est indéniable, "mais il ne faut pas se réfugier derrière ça. Nous avons un effectif complet et nous sommes censés pouvoir pallier ces absences. Nous sentons aussi que nous avons un coup de moins bien physiquement", poursuit Regard.

Retrouver de la cohésion au sein du groupe

Qu’arrive-t-il à une équipe qui paraissait si soudée en début de saison et pratiquant un jeu séduisant ? Outre l’aspect physique, les adversaires rencontrés dernièrement (La Rochelle, Clermont, Toulouse et Toulon) sont peut-être tout simplement plus forts et Lyon de retour à la place qui doit être la sienne. C’est à dire actuellement 3ème, et ce n’est déjà pas si mal !

"Nous prenions beaucoup de plaisir en début de saison avec notre jeu mais nous nous sentons un peu moins forts en match. Nous n’arrivons plus à trouver des solutions mais nous n’avons pas perdu notre rugby en un mois et il faut rester confiant, retrouver une dynamique de groupe", insiste Thibaut Regard tandis que Pierre Mignoni pointait du doigt la baisse de la qualité de jeu estimée à 20 à 30% dans tous les secteurs. Que ce soit en conquête à l’image de la perte d’efficacité de l’alignement, dans le replacement, le jeu sans ballon, la capacité à être utile dans les rucks ou encore les plaquages (44 manqués face à Toulon !).

S’ils n’ont pas attendu samedi soir pour se poser des questions, les joueurs échangent autour du capitaine Julien Puricelli pour tenter de faire plus d’activités en équipe et pour retrouver la cohésion si essentielle sur le terrain. "Être prêt à tout donner les uns pour les autres", une évidence partagée par Thibaut Regard. C’est par là que passera le salut.

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