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RUGBY - TOP 14 - Alexi Balès : "Je n’avais plus qu’à feinter la passe…"

Balès : "Je n’avais plus qu’à feinter la passe…"​

Le 06/11/2017 à 07:53

TOP 14 - Demi de mêlée de La Rochelle entré précocement en jeu (à la 38e minute, à la place de Jean-Victor Goillot, blessé), Alexi Balès a permis aux Maritimes de terrasser le LOU dans sa tanière au terme d’un match fermé (15-19), éclairé par son essai en solitaire.

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C’est presque dans un rôle à contre-emploi que votre équipe s’est imposée à Lyon, sous une pluie à laquelle La Rochelle a mis une mi-temps à s’adapter...

Alexi Balès : Les conditions météorologiques ne prêtaient pas au jeu, bien entendu… Durant la première période, nous avons pourtant eu tendance à ne pas assez en tenir compte, et nous avons surjoué. Une passe de plus, cela peut paraître anodin, mais lorsqu’il s’agit d’une passe en trop les conséquences peuvent être lourdes, surtout dans ces conditions. Durant les quarante premières minutes, les Lyonnais nous ont montré comment il fallait jouer sous cette pluie, en occupant le terrain. On a essayé de faire la même chose en deuxième mi-temps.

Vous êtes entré en jeu assez tôt après la blessure de Jean-Victor Goillot. Le fait d’avoir été observateur pendant une demi-heure vous a-t-il aidé dans ce réajustement tactique ?

A. B. : Ce qui était flagrant des tribunes, c’est qu’il s’agissait avant tout d’éviter de se faire des passes inutiles, et d’imposer une grosse pression défensive à la retombée de leurs coups de pied. Ce n’était pas les grandes envolées qui allaient nous faire gagner. On a simplement su se montrer pragmatique en deuxième période, en nous adaptant mieux aux conditions.

La Rochelle s'est imposée sur la pelouse du LOU - TOP 14 - 4 novembre 2017

La Rochelle s'est imposée sur la pelouse du LOU - TOP 14 - 4 novembre 2017Getty Images

Votre essai a été le tournant du match. Ironie de l’histoire, il est le fruit d’un départ au ras d’un ruck dont votre vis-à-vis Baptiste Couilloud s’était fait la spécialité depuis le début de la saison...

A. B. : On savait très bien que ce serait difficile de jouer sur les extérieurs, il s’agissait avant tout de se montrer patient et d’attendre la bonne occasion. Sur ce coup, on a d’abord la chance que les Lyonnais se trouent un peu sur le renvoi, ce qui nous a offert une possession dans leurs 22 mètres. Puis les avants m’ont fait tout le travail, en conservant le ballon tout en usant leur défense. J’ai vu qu’un espace s’ouvrait, que les défenseurs avaient du mal à combler. Je n’avais plus qu’à feinter la passe...

Votre essai a permis à votre équipe de prendre quatre points d’avance. Pensiez-vous avoir fait le plus dur à cet instant, dans une rencontre où seuls les tirs au but semblaient en mesure de faire évoluer le score ?

A. B. : Non, c’était bien le plus dur qui commençait, justement parce qu’ils étaient à quatre points de nous et que c’était logique de les voir jeter toutes leurs forces dans la bataille. Mais nous avons su garder nos nerfs et tenir bon. Notre contre en touche les a bien perturbés et nous nous sommes montrés disciplinés en n’encaissant qu’une seule pénalité.

Qu’avez-vous ressenti en voyant Alexis Palisson botter la balle de match en ballon mort alors qu’il recherchait la pénaltouche ?

A. B. : Peut-être un petit soulagement sur le coup... Mais il ne fallait pas crier victoire et se focaliser immédiatement sur la mêlée suivante, que nous gagnons d’ailleurs de justesse. C’est un joli succès mais pas un aboutissement en soi. Il nous permet surtout de partir en vacances sereinement après avoir enchaîné une quinzaine de matches. Même si le cadre de vie est très agréable à La Rochelle, changer un peu d’air va nous faire du bien...

Brock James (Stade rochelais), face au LOU - Top 14 (4 novembre 2017)

Brock James (Stade rochelais), face au LOU - Top 14 (4 novembre 2017)Getty Images

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