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TOP 14 - Stade toulousain : Une saison à oublier

Toulouse, une saison à oublier

Le 12/06/2017 à 15:50Mis à jour Le 14/06/2017 à 15:28

TOP 14 - On poursuit le bilan des clubs avec Toulouse. Le club le plus titré de l'Hexagone, à la surprise générale, n'a pas vu les phases finales. Une première historique, symbole d'une saison ratée de la part des Toulousains. Deux ans après son départ, la page Guy Novès semble avoir du mal à être tournée. Le changement de présidence pourrait enfin lancer un nouveau cycle.

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La saison : un fiasco mémorable….

Absent des phases finales pour la première fois depuis 41 ans, le Stade toulousain version 2016/2017 est rentré dans l’histoire du club bien malgré lui, en terminant à une infamante 12e place. La qualification pour les quarts de finale de la Champions Cup ne suffit pas à modifier le sentiment général : la saison qui vient de s’achever est un fiasco. Décrié pour son manque de réalisme et son jeu caricatural, raillé pour ses soucis de buteurs, chahuté en interne par la sortie frondeuse d’Albacete envers Mola début mai et gangrainé toute la saison par des luttes internes concernant la succession de René Bouscatel, le Stade toulousain a, en outre, terminé dans le rouge financièrement, ce qu’a encore confirmé Jean-François Jeanne, le Directeur Général d’Infront, le nouveau détenteur des droits commerciaux du Stade toulousain, en évoquant "une aide immédiate de 3,5 millions d’euros." Une saison définitivement noire…

Les avants du Stade toulousain

Les avants du Stade toulousainIcon Sport

Le chiffre : 15

15 défaites en 26 matchrs de championnat : jamais le Stade toulousain n’avait perdu autant de rencontres en une saison depuis l’instauration du Top 14.

La révélation : François Cros

Promu capitaine à Castres pour l’avant-dernière journée, le jeune flanker (23 ans) est sûrement le meilleur Toulousain de la saison. Formé au club, l’ancien capitaine des U20 français partait pourtant de loin en raison du scepticisme d’Ugo Mola à son égard. L’entraîneur principal toulousain a eu le mérite de changer d’avis et continuera de s’appuyer sur lui la saison prochaine. Successeur désigné de Thierry Dusautoir, Cros sera attendu au tournant. "Il va devenir incontournable", estime un cadre du vestiaire.

François Cros (Toulouse)

François Cros (Toulouse)AFP

La déception : Gilian Galan

Le défi était colossal : remplacer Louis Picamoles et sa puissance dévastatrice. Le club avait décidé de lui faire confiance. Le résultat est un échec. En méforme, blessé ou en perte de confiance, jamais Gilian Galan (1,93 m ; 120 kg) n’a pu s’imposer comme une évidence au centre d’une troisième ligne où il aura fini par disparaître. À 25 ans, le costume a paru un peu grand pour lui. La saison prochaine, il partira de plus loin mais jouera encore plus gros…

L'avenir : "Je peux en mourir de honte" (Didier Lacroix)

6 fois champion de France, vainqueur de la Coupe d’Europe, Didier Lacroix est un sportif de haut niveau qui s’est construit en même temps que le Stade toulousain dominait l’Europe. L’objectif du nouveau président du Directoire est de retrouver ces sommets abandonnés depuis 2012 et le dernier titre des Rouge et Noir. "Ce qui m’intéresse, c’est vous retrouver dans un an, dans deux ans, dans trois ans avec les résultats qu’il faut. Sinon, cela ne m’intéresse pas du tout et je peux même en mourir de honte", a ainsi avoué Lacroix lors de sa première intervention publique devant la presse.

Didier Lacroix, le nouveau président du Stade toulousain - 30 mai 2017

Didier Lacroix, le nouveau président du Stade toulousain - 30 mai 2017AFP

Le recrutement : des promesses à tenir

Dupont, Faumuina, Madaule, Holmes, Kobe et Pointud seront bien Toulousains la saison prochaine puisque la DNACG (Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion) ne s’opposera pas à leur venue depuis qu’Infront a renfloué les caisses du club. Toulouse va engager un joker médical pour pallier la longue absence de Cyril Baille (genou) et l’ensemble aura indéniablement de la gueule si l’on rajoute le retour de prêt de Thomas Ramos, meilleur buteur de Pro D2 la saison dernière avec Colomiers. La concurrence de Holmes et Dupont devrait notamment réveiller Doussain et Bézy et rendre le collectif plus homogène que la saison dernière. Il faudra en revanche créer une autre histoire à l’intérieur d’un vestiaire abandonné par les figures tutilaires qu’étaient Dusautoir, Albacete ou encore Johnston.

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