AFP

Les 8 dates qui ont forgé la légende de Thierry Dusautoir

Les 8 dates qui ont forgé la légende Dusautoir

Le 19/04/2017 à 11:42

Ce mercredi matin, c'est un véritable monument du rugby français qui a annoncé la fin de sa carrière en la personne de Thierry Dusautoir (35 ans, 80 sélections). Retour en 8 dates sur l'incroyable parcours du capitaine emblématique des Bleus et du Stade toulousain.

  • 10 juin 2006 : Premier Brennus… au Stade de France

Le 10 juin 2006, Thierry Dusautoir soulève son premier Bouclier de Brennus au balcon du stade de France. Le troisième ligne vient de battre le Stade toulousain avec son équipe du Biarritz olympique, sur le score de 40 à 13. Pourtant, ce n’est pas le premier titre de champion de France pour le natif d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Lors de la saison précédente, il n’est pas retenu pour la finale face au Stade français (remportée par les Basques 37-34) mais le titre lui est tout de même comptabilisé.

Thierry Dusautoir lors de la finale victorieuse face à Toulouse - 10/06/2006

Thierry Dusautoir lors de la finale victorieuse face à Toulouse - 10/06/2006Icon Sport

  • 6 octobre 2007 : La naissance du “Dark destroyer”

C’est sur la pelouse du Millenium Stadium de Cardiff, en pleine Coupe du monde, que Thierry Dusautoir va se faire un nom. Et il ne va pas choisir le plus faible adversaire pour se révéler auprès du grand public. En quart de finale de la compétition, face aux All Blacks, le joueur du Stade toulousain sort une prestation majuscule. Au delà d’avoir inscrit le premier essai français, la légende dit que le troisième ligne aurait effectué pas moins de 38 plaquages durant la rencontre. De quoi faire rentrer "The Dark Destroyer" dans une autre dimension.

Ce 6 octobre 2007, Thierry Dusautoir est devenu le "Dark Destroyer"

Ce 6 octobre 2007, Thierry Dusautoir est devenu le "Dark Destroyer"AFP

  • 28 juin 2008 : Premier titre avec le Stade toulousain

Arrivé à l’été 2006 du côté d’Ernest-Wallon, Thierry Dusautoir s’affirme rapidement comme un élément important de la troisième ligne toulousaine. En 2007/2008, il remporte un premier titre de champion de France en Rouge et Noir face à Clermont (20-26). Le premier d’une série de 3. En 2011 et 2012, Dusautoir aura eu les honneurs de soulever en premier le bout de bois, étant capitaine pour ces 2 dernières finales.

Thierry Dusautoir champion de France avec Toulouse en 2008

Thierry Dusautoir champion de France avec Toulouse en 2008AFP

  • 2010 : Dusautoir, roi d’Europe

Si en championnat, l’aventure s’est arrêtée en demi-finale, Thierry Dusautoir a marché sur l’Europe lors de la saison 2009/2010. Tant avec son club qu’avec l’équipe de France. Sous le maillot tricolore, le capitaine des Bleus guide le XV de France vers un Grand Chelem attendu depuis 2004, s’offrant l’Angleterre à Paris pour la dernière journée. Avec Toulouse, l’aventure européenne a été quasi-parfaite, avec une seule défaite en poule du côté de Cardiff. Premiers de leur groupe, les Toulousains battent ensuite le Stade français et le Leinster, tous deux au Stadium, avant de se défaire de Biarritz en finale (victoire 21-19). 2010, une année faste pour Dusautoir.

Thierry Dusautoir vainqueur des 6 Nations 2010

Thierry Dusautoir vainqueur des 6 Nations 2010AFP

  • 2011 : "Titi" sacré meilleur joueur du monde

Tout juste sorti d'un titre de champion de France avec Toulouse, Dusautoir est au top de sa forme. Il a 29 ans et embarque pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Le capitaine des Bleus va alors manquer un seul match de la compétition contre le Canada avant de subir l'humiliation d'une défaite face aux Tonga (14-19). Un début de mondial chaotique qui voit aussi une cuisante défaite (37-17) contre les All Blacks en phase de poules. Mais comme l'équipe de France, Dusautoir revient plus fort et parvient à atteindre la finale où malgré la défaite contre la Nouvelle-Zélande (7-8), il marquera son 6e et dernier essai en Bleu pour ce qui aurait pu être le plus grand moment de l'histoire du rugby français... Vaincu, Dusautoir repartira tout de même avec le titre de meilleur joueur du monde cette année-là.

Thierry Dusautoir marque en finale de la Coupe du monde 2011

Thierry Dusautoir marque en finale de la Coupe du monde 2011Icon Sport

  • 21 juin 2014 : Le jour où il a dépassé Fabien Pelous

Ce 43e capitanat en équipe de France, Thierry Dusautoir ne l'a pas célébré. Et pour cause, la France terminait la Tournée en Australie sur un zéro pointé. Une défaite 39-19 à Sydney qui effaçait quelque peu cette barre mythique franchie par le flanker toulousain qui dépassait son ex-coéquipier Fabien Pelous. En effet, "Titi" devenait le recordman de capitanats avec les Bleus, un chiffre qu'il allait porter à 56 avant de prendre sa retraite internationale, l'année suivante. Une prouesse pour un joueur que l'on disait taiseux, mais qui a toujours su motiver ses troupes par l'exemple.

Le 43e capitanat de Dusautoir face à l'Australie

Le 43e capitanat de Dusautoir face à l'AustralieIcon Sport

  • 4 décembre 2015 : Ses adieux aux Bleus

Un joueur de sa stature aurait certainement mérité meilleure sortie. Balayée par les All Blacks en quart de finale de la Coupe du monde 2015 (62-13), la France subit la plus lourde défaite de son histoire dans un mondial. Un triste record qui signe l'arrêt de la carrière de Thierry Dusautoir, qui annoncera sa retraite internationale quelques mois plus tard. Vainqueur du Grand Chelem 2010, finaliste du mondial 2011 et sélectionné à 80 reprises, c'est l'un des monuments du rugby français qui tire sa révérence.

La dernière en Bleu pour Thierry Dusautoir - 17/10/2015

La dernière en Bleu pour Thierry Dusautoir - 17/10/2015Icon Sport

  • 19 avril 2017 : Clap de fin

Devant la presse, convoquée pour l'occasion, Thierry Dusautoir annonce qu'il met un terme à sa carrière. Il confirme son départ à la retraite et remercie tout d'abord son sport. "Je souhaite aujourd'hui dire merci au rugby, à toutes les émotions qu'il m'a apporté", explique le flanker qui s'est décrit "comme un adolescent timide" à qui le rugby "a permis de prendre confiance et de découvrir l'importance d'un groupe". C'est donc une grande page de l'Histoire du rugby français et du Stade toulousain qui va se refermer à la fin de la saison. "C'est un moment particulier, mais pas triste. Il y a beaucoup de belles choses qui m'attendent pour mon après-carrière", a-t-il précisé.

Avec Maxime GIL.

0
0