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TOP 14 - Le Stade français dans tous ses états après une saison ô combien rocambolesque

Le Stade français dans tous ses états après une saison ô combien rocambolesque

Le 13/06/2017 à 12:30Mis à jour Le 14/06/2017 à 14:20

TOP 14 - C'est l'heure de faire le bilan du Stade français. La saison du club parisien restera certainement comme l’une des plus rocambolesques de l’histoire du Top 14. Entre la fusion avortée avec le Racing 92 et le sacre en Challenge Cup, le Stade français a vécu une saison complètement folle.

La saison : que d'émotions...

Leader à l’issue de la première journée de championnat et une large victoire bonifiée sur Grenoble (54-20), le Stade français a très vite retrouvé ses errements de la saison 2015/2016. Incapable de s’imposer à l’extérieur malgré de bonnes prestations, le club parisien a dû attendre le 8 avril (23e journée) pour décrocher son premier succès en déplacement à Bayonne (16-32). Entre temps, la formation de Gonzalo Quesada a longtemps végété entre la 10e et 12e place du Top 14 et trainé comme un boulet l’annonce des départs en cascade.

Sergio Parisse (Stade français)

Sergio Parisse (Stade français)Icon Sport

Le chiffre : 8

Comme le nombre de victoires du Stade français, toutes compétitions confondues, en 11 rencontres après l’annonce de la fusion avortée avec le Racing 92. Le moment clé de la saison parisienne.

La révélation : Sekou Macalou

Nous aurions pu citer le trois-quarts polyvalent Faraj Fartass (20 ans) dont les crochets feront sans doute les beaux jours du Stade français dans les prochaines années mais Sekou Macalou (21 ans, 193 cm, 95 kg), même s’il n’est plus vraiment une révélation, reste un joueur étincelant. Malgré un temps de jeu encore limité (seulement 8 titularisations), l’ancien joueur de Massy a démontré - en troisième ligne ou à l’aile - qu’il pouvait renverser une rencontre avec des remontées de terrain tout simplement impressionnantes.

Sekou Macalou (Stade français)

Sekou Macalou (Stade français)AFP

Les déceptions : des internationaux en deçà

Aucun joueur parisien n’a vraiment déçu mais certains éléments parisiens peuvent mieux faire. L’arrière Hugo Bonneval, même s’il a inscrit 5 essais en championnat, n’a pas encore retrouvé son aura de 2015 et sa non-sélection en équipe de France en est le meilleur exemple. Idem pour Alexandre Flanquart qui a quasiment connu une saison blanche après sa nouvelle opération à la cheville. Jules Plisson, pour sa part, reste irrégulier malgré quelques coups d’éclats décisifs. Enfin, Raphaël Lakafia a légèrement marqué le pas lors de la seconde moitié de saison au profit notamment de Sylvain Nicolas.

L'avenir : une nouvelle ère s'ouvre

Avant tout, le Stade français a bien un avenir. Une donnée dont on pouvait encore douter il y a trois mois alors que le club parisien semblait se précipiter vers une petite mort. Mais quel avenir, concrètement ? L’ère Thomas Savare (2011-2017) aura débouché sur un titre de champion de France (2015) et de champion d’Europe (2017). Le nouveau Président allemand Hans-Peter Wild - pesant plus de 3 milliards de dollars et classé 52e fortune en Suisse, où il réside - devra bien évidemment pérenniser le club au plus haut niveau mais lui permettre de jouer les premiers rôles chaque saison. Avec un investissement annoncé d’une douzaine de millions d’euros par an, sur trois saisons, le Stade français pourra certainement rivaliser avec les cadors du Top 14.

Thomas Savare (Stade français)

Thomas Savare (Stade français) Icon Sport

Le recrutement : la grande interrogation

C’est LE gros point d’interrogation ! Avec l’annonce tardive du repreneur (Hans-Peter Wild), le Stade français n’a pas beaucoup d’options pour se renforcer et pallier les départs de nombreux cadres (Slimani, Lakafia, Ross, Doumayrou, Sinzelle, Bonneval…). Finalement, la non-qualification en Champions Cup arrangera peut-être les dirigeants parisiens. Mais Julien Dupuy, nouvel entraîneur des trois-quarts et Greg Cooper, qui remplace Gonzalo Quesada au poste de manager, vont devoir activer leurs réseaux pour trouver les rares joueurs d’envergure encore disponibles (dont des JIFF) à l’image de Pierre Spies ou Marvin O’Connor, libérés par Montpellier.

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