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Top 14 - Le Racing 92 s'impose à Montpellier (13-22) et affrontera Clermont en demie

Le champion est toujours debout !

Le 20/05/2017 à 18:59Mis à jour Le 20/05/2017 à 19:39

TOP 14 - Auteur d'un match de très bonne facture, le Racing 92 s'est imposé en barrage sur le terrain de Montpellier (13-22). Le champion de France en titre n'est pas mort et retrouvera Clermont pour une demie qui s'annonce ô combien explosive.

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Appelez-les les increvables ! Les Racingmen ont déjoué tous les pronostics en remportant le second barrage d’accession pour les demi-finales du Top 14 à l’Altrad Stadium (13-22), là où ils avaient pris une correction il y a tout juste un mois (54-3). Les Ciel et Blanc ont réalisé leur meilleure prestation de la saison dans un match très engagé au nombre record de protocoles commotion cérébrale mais qu’ils ont su globalement maîtriser. Ils défendront donc samedi prohain leur titre contre Clermont pour un remake de la demi-finale épique de la saison dernière.

Il a donc fallu attendre onze mois pour revoir la machine implacable qui avait fait main-basse sur les phases finales la saison dernière. La galère de la qualification oubliée, le Racing 92 a montré ce qu’il n’avait pas su ou que trop rarement combiner ces derniers temps : une conquête forte, une défense hermétique et des individualités géniales. Au premier rang desquelles Joe Rokocoko, presque invisible depuis le mois d’août mais sur les quatre coins du terrain samedi, qui a régalé ses partenaires de pas de l’oie et de offloads magiques. Une prestation de très haut niveau récompensée d’ailleurs par l’essai de la gagne en fin de partie (75e), à la réception d’une longue sautée de classe d’Henry Chavancy. Le même Chavancy qui a sauvé les siens avant la pause en empêchant Van der Merwe de marquer (40e+1).

Aucun point encaissé par le Racing après la 53e minute de jeu

Comme Rokocoko, Nakarawa, deuxième marqueur d’essai de son équipe (15e) a également attendu ce barrage pour livrer le meilleur de lui-même, transformant ses bras en tentacules insaisissables pour passer des offloads à une main qui ont fait sa renommée. Comment ne pas évoquer non plus le match monstrueux de Yannick Nyanga, au four et au moulin, décisif et magistral sur l’essai de Teddy Thomas (24e) après s’être vu refuser lui-même un essai pour un pied en touche d’un millimètre (14e) ? Rares sont les Ciel et Blanc qui se sont manqués dans la chaleur de Montpellier, où les joueurs sont tombés comme des mouches et pas seulement à cause du soleil.

Nemani Nadolo (Montpellier) face au Racing 92 - 20 mai 2017

Nemani Nadolo (Montpellier) face au Racing 92 - 20 mai 2017AFP

Car au-delà de la démonstration de force du Racing 92, qui n’a plus encaissé un seul point après une pénalité de Catrakilis (53e), ce barrage restera également comme le plus brutal de ces dernières années. Nadolo, B.du Plessis, Dulin, W.du Plessis, tous ont dû sortir sur commotion cérébrale. Très tendue dans les zones d’affrontement, la rencontre s’est même terminée à quatorze Montpelliérains contre quinze Racingmen, Jannie du Plessis ayant reçu un carton rouge direct pour deux coups de poing sur Bernard Le Roux (79e). De cette bataille féroce, c’est le champion de France en titre qui en est sorti vainqueur, lui qui nous avait bien caché ce qu’il avait encore dans le ventre. Comme l’a dit son entraîneur Laurent Travers, le Racing 92 est plus que jamais debout. Il a fallu un barrage pour réveiller la bête.

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