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TOP 14 - Laurent Marti (Bordeaux-Bègles) : "Si tout le monde publiait sa vraie masse salariale"

Marti : "Si tout le monde avait l'honnêteté de publier sa vraie masse salariale..."
Par AFP

Le 16/02/2017 à 17:58

TOP 14 - Bordeaux-Bègles, qui reçoit Castres dimanche (12h30), a du mal à franchir un cap mais son président Laurent Marti juge que ce n'est "pas un échec" pour le club "de ne pas être dans les six", vu sa masse salariale.

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L'UBB a l'image d'un club qui joue bien mais qui n'arrive pas à franchir un cap depuis trois saisons. Comment l'expliquez-vous ?

Laurent MARTI : Depuis quelques temps, ça m'agace quand on présente comme un échec le fait que l'on ne rentre pas dans les six. Ça finit même par me mettre en colère car je trouve que c'est injuste. Si tout le monde avait l'honnêteté de publier sa vraie masse salariale, la déclarée, la non-déclarée, les salaires, les droits d'images, on s'apercevrait que l'UBB a la 8e ou 9e masse salariale du Top 14 et surtout qu'elle est bien plus proche de celle de Bayonne que de celles des six gros qui jouent la qualification chaque année. Dès lors, ça ne peut pas être considéré comme un échec de ne pas être dans les six. Ensuite, un peu naïvement, on a affiché des objectifs ambitieux, on ne s'en est pas caché, on rêve du Top 6, on voudrait vraiment y rentrer mais on n'a pas forcément le moteur adéquat. Comme on a échoué deux années de suite de très peu, les gens ont fini par se dire que c'est un échec que Bordeaux n'y soit pas. Pas du tout, on sur-performe par rapport à notre masse salariale. Enfin, concernant notre jeu, super séduisant, qui n'a jamais été aussi bien organisé, on commence à se demander si c'est ce qui paie dans ce Top 14. Je vois certaines équipes avec un jeu axé sur le large-large qui sont revenus à un jeu plus direct et cela fonctionne. On est en droit de se demander à l'avenir s'il ne va pas falloir revoir nos systèmes qui seront peut-être moins ambitieux et spectaculaires mais plus efficaces.

" On parle de 11 équipes qui peuvent encore espérer quelque chose, c'est assez hallucinant "

Comment imaginez-vous la suite ?

L.M : Je l'imagine difficile parce qu'on a au moins deux clubs de plus qui se sont invités dans la course des six, La Rochelle et Pau, puis Brive et le Stade français qui ne sont pas complètement largués. Globalement, on parle de onze équipes qui peuvent encore espérer quelque chose, c'est assez hallucinant là où finalement, l'année dernière, on était sept avec Castres qui nous a soufflé la sixième place. Ça va être compliqué mais ce qui me rassure, c'est que cela ne va pas être compliqué que pour nous. À part La Rochelle qui a un peu d'avance et Clermont qui marche sur l'eau, tous les autres n'ont aucune certitude.

Considérez-vous le match contre Castres dimanche comme essentiel dans la saison de l'UBB ?

L.M : On a dit pareil avant Clermont (23-23). Plus ça va, plus ce championnat est compliqué parce qu'il est de plus en plus resserré et c'est tant mieux. Cela ne nous arrange pas mais c'est bien pour le suspense. Je vais peut-être surprendre mais bien évidemment, un résultat négatif nous mettrait à mal mais il va y avoir beaucoup de surprises d'ici la fin de saison, encore plus que les années précédentes. Donc tant qu'il y a encore des points à distribuer, tu peux espérer mais c'est sûr qu'il faudrait mieux une victoire.

Laurent Marti (Bordeaux-Bègles)

Laurent Marti (Bordeaux-Bègles)AFP

La défaite à domicile contre Pau (16-18) plombe-t-elle votre parcours actuellement ?

L.M : Oui, clairement. On la regrette beaucoup car c'est typiquement le genre de match que tu joues une fois par saison. C'était un match où tu sentais moins le danger arriver, où tu n'es pas bon et où tu te dois de gagner de peu et c'était largement à notre portée. Ces matches, il faut arriver à les faire basculer du bon côté et on a vraiment fait des bêtises sur celui-là. Avec trois points de plus, on serait dans les six.

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