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Top 14 - Dan Carter (Racing 92) : "C’est dur de devoir se défendre quand on n’a rien fait de mal"

Carter : "C’est dur de devoir se défendre quand on n’a rien fait de mal"

Le 19/10/2016 à 12:10

AFFAIRE DES CORTICOIDES - Lavé de tout soupçon dans l'affaire qui a secoué le Racing 92, lui-même ainsi que ses partenaires Joe Rokocoko et Juan Imhoff, Dan Carter s'est expliqué sur son traitement médical avant la finale du dernier Top 14.

"Je n’ai pas été surpris. Nous savions que nous n’avions rien fait de mal et quelle serait la réponse", a déclaré Dan Carter, blanchi par la commission médicale de la FFR, dans un entretien accordé au Monde ce mercredi matin.

Toutefois, l'ouvreur néo-zélandais n'a pas été épargné moralement par "l'affaire des corticoïdes". "Mais la manière dont s’est déroulée cette histoire a été décevante, avec tout ce qui est sorti dans la presse. Des informations confidentielles ont fuité. C’est dur de devoir se défendre quand on n’a rien fait de mal", explique-t-il.

Avant d'avancer les raisons de son injection, à quelques jours de la finale du Top 14 remportée face à Toulon le 24 juin dernier : "La raison pour laquelle j’ai eu recours à cette infiltration, et je l’ai expliqué à la commission, c’est qu’au lendemain de la demi-finale contre Clermont, je souffrais d’une inflammation au genou. J’ai reçu une injection, puis me suis reposé deux jours. Après, j’étais apte à jouer et j’ai joué. Je ne vois pas où est le problème puisque tout cela entre dans le cadre des règlements. Quand vous avez une blessure, vous la soignez".

Dan Carter (Racing 92)

Dan Carter (Racing 92)Icon Sport

Surtout que selon la star du club francilien, "quand il y a une solution possible qui ne sort pas du cadre des règles antidopage, ce serait stupide de ne pas s’en servir". Carter affirme même être prêt à dévoiler son dossier médical. "Je n’ai rien à cacher, rien à me reprocher, donc publier mon dossier médical pour montrer que rien de mal n’a été fait, je suis d’accord".

" Je pense qu’on peut garder ce sport propre"

"On savait pertinemment bien ce qu’on avait pris, et qu’on n’avait pas enfreint le règlement", rappelle l'ancien All Black. "J’avais donc toute confiance en les médecins du club, ce sont eux qui s’occupent des traitements de tous les joueurs, moi-même y compris". Avant d'estimer que le rugby est à l'abri du dopage : "Je pense qu’on peut garder ce sport propre. J’ai vraiment pleinement confiance dans le fait que le rugby reste un sport joué proprement, et je suis persuadé que cela va durer encore longtemps".

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