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TOP 14 - Castres bat le Stade français avec le bonus offensif (33-10)

Castres a inversé la tendance et se replace

Le 19/04/2017 à 22:40Mis à jour Le 19/04/2017 à 23:27

Ce mercredi soir en match en retard de la 21e journée, Castres s'est imposé avec le bonus offensif face au Stade français (33-10). Le CO a inscrit 5 essais (Jelonch, Dupont et un triplé de Smith) contre une réalisation tardive de Daguin en faveur des Parisiens. Les Tarnais, qui ont mis fin à une série de 4 défaites de rang (Paris restait lui sur 3 succès), se replacent dans le bon wagon (5e).

Après une première mi-temps brouillonne (5-0), le Castres olympique a réussi à se libérer dans le deuxième acte pour s’adjuger un précieux succès bonifié face au Stade français à Pierre-Antoine (33-10). Le CO a marqué pas moins de cinq essais dont un triplé de David Smith (53e, 58e, 72e). Très courageux en défense, les Parisiens ont tenu une période avant de plier face aux assauts castrais. Daguin a aplatit le seul essai du Stade français sur la sirène pour sauver l’honneur. Mais cette ultime réalisation n’empêche pas cette défaite à zéro point qui pousse Paris en dehors du Top 6. Castres est provisoirement cinquième avant le match en retard du Racing 92 à Montpellier.

Les Castrais tiennent enfin leur révolte mais que ce fut laborieux, notamment en première période. Dans la chaude ambiance de Pierre-Antoine malgré la programmation inhabituelle, ce match reporté après la fusion rocambolesque des clubs franciliens accouchait d’abord de nombreux en-avant et d’une incroyable imprécision dans les deux camps.

Antoine Dupont (Castres) face au Stade français - 19 avril 2017

Antoine Dupont (Castres) face au Stade français - 19 avril 2017AFP

Geoffrey Palis, l’arrière du CO, faisait d’ailleurs les frais de cette entame laborieuse avec un genou qui se tordait dans le mauvais sens et une sortie prématurée qui ne laisse présager rien de bon pour sa fin de saison. Les Tarnais voyaient même leur manager, Christophe Urios, proposer à nos confrères de Canal + d’aller mettre la tête à la place de ses joueurs qui, visiblement, ne voulaient pas être là ce soir.

Blague à part, le CO souffrait longtemps fasse à une grosse défense parisienne, partagée entre des tauliers à la trentaine passée et de jeunes espoirs affamés de temps de jeu, avant de mettre de l’huile dans le moteur.

D’abord fébrile, Castres s’est enfin libéré

Au bout du rouleau après quatre revers de rang en Top 14, le CO n’avait pas le choix et devait bien négocier ce match en retard pour rester au contact des places de barragiste. Cette fébrilité, ce couteau sous la gorge, se faisait longtemps sentir dans les nombreuses initiatives tarnaises.

Le bout du tunnel pointait finalement le bout de son nez grâce à une mêlée souveraine et un petit diablotin néo-zélandais du nom de David Smith. Alors que la partie était décousue avec de longues phases de jeu et plusieurs turnovers, l’ailier castrais se régalait et se baladait trois fois en terre promise. Les Parisiens ne rendaient jamais les armes et terminaient la partie dans l’en-but tarnais, en vain.

Sekou Macalou et Theo Millet (Stade français) face à Castres - 19 avril 2017

Sekou Macalou et Theo Millet (Stade français) face à Castres - 19 avril 2017AFP

Le grand gagnant de ce premier match en retard de la 21e journée de Top 14 est donc le Castres olympique. Grâce aux cinq points de cette victoire bonifiée, les Castrais sont provisoirement cinquièmes du championnat et stoppent l’hémorragie.

Le Stade français est lui rétrogradé à la septième place. Mais avec ce groupe largement remanié, dont un Sekou Macalou tranchant à l’aile, et une grosse dose de courage, on peut légitimement se dire que Paris avait déjà la tête à sa demi-finale de Challenge Cup de dimanche prochain.

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