Icon Sport

TOP 14 - Au Castres olympique, il est l'heure de "se remettre la tête à l'endroit"

À Castres, il est l'heure de "se remettre la tête à l'endroit"

Le 18/04/2017 à 18:17Mis à jour Le 19/04/2017 à 09:32

TOP 14 - Après quatre défaites de rang, Castres n'a plus le droit à l'erreur en vue de décrocher un ticket pour les barrages. Mercredi, face au Stade français (20h45), ce sont deux dynamiques totalement opposées qui vont s'affronter.

Voir le Castres olympique dans le wagon des barragistes semble remonter à une éternité. Plus précisément au 4 mars dernier, après une victoire contre Clermont (26-16, 19e journée). Le CO était alors sur la troisième marche du podium. Depuis, plus rien. Ou presque. Seuls deux petits points de bonus grappillés à Grenoble et contre Lyon. Les Castrais se retrouvent alors relégués à la 8e place.

"On avait la route bien tracée et on s'est mis dans le pétrin tout seul. Maintenant il faut cravacher jusqu'à la fin", regrette Yannick Caballero dans La Dépêche du Midi. Un tel coup d’arrêt n’était plus arrivé aux Tarnais depuis six ans (cinq matches sans victoire lors de la saison 2011/2012). Pire, il faut remonter aux quatre dernières rencontres de la saison 2008-2009 pour retrouver pareille série.

Christophe Urios au milieu du groupe castrais - août 2016

Christophe Urios au milieu du groupe castrais - août 2016Icon Sport

Le barrage en ligne de mire

Avec un point de retard sur la dernière place qualificative, détenue par son adversaire de mercredi soir, Yannick Caballero et ses coéquipiers n’ont plus le choix. "Il faut absolument gagner si on veut rejoindre le Top 6 et voir par la suite". Car aujourd’hui, il est question pour les Tarnais de décrocher un ticket en phases finales, loin de l’ambition de jouer un barrage à Pierre-Antoine comme espéré il y a un peu plus d’un mois.

De quoi remonter Christophe Urios : "La semaine dernière nous a fait mal à la tête, surtout parce qu’on ne s’y attendait pas. En perdant, on a donné de l’espérance à beaucoup d’équipes et ça, ça ne me plait pas." L’entraîneur du CO s’attend à une tout autre performance de la part de ses joueurs face au Stade français (20h45) pour "se remettre la tête à l’endroit."

Ce match se déroule dans un contexte particulier. Initialement, la rencontre aurait dû se dérouler il y a un mois, le 18 mars dernier. Mais avec l’épisode de la fusion - avortée - entre le Stade français et le Racing 92, la LNR avait alors décidé de reporter les matches des clubs concernés (Montpellier - Racing 92 se jouant samedi à 18h45). Après un invraisemblable bras de fer avec la FFR (qui souhaitait donner victoire sur tapis vert à Castres et à Montpellier), le match aura finalement bien lieu.

Mais les dynamiques entre Castrais et Parisiens se sont totalement inversées en quelques semaines. Avec onze points de retard sur la 6e place, on pensait une fin de saison en roue libre pour les hommes de Gonzalo Quesada. Que nenni. "Ce sont eux [le Stade français, ndlr] qui nous mettent dans la daube. Eux sont dans une belle dynamique, nous dans une mauvaise, c’est le choc de deux situations opposées. [...] Ils ont fait ce qu’il fallait et nous ne l’avons pas fait", reconnaît Caballero.

Les joueurs de Castres sont dans le flou

Les joueurs de Castres sont dans le flouAFP

" Ce sont eux (le Stade français) qui nous mettent dans la daube (Yannick Caballero)"

L’attaque du CO est en berne avec 15 points inscrits en moyenne sur les quatre derniers matches (contre 25 en moyenne depuis le début de la saison), tandis que du côté de Paris, les chiffres explosent avec plus de 30 points marqués en moyenne. Mais qu’importe les chiffres, Yannick Caballero "espère qu’on va se sortir de là. On a deux matches à faire à la maison, on veut deux victoires." Le message est clair. A présent, acte !

0
0