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TOP 14 - Les déboires du Stade français, le Racing 92 n'en a cure !

Les déboires du Stade français, le Racing 92 n'en a cure !

Mis à jourLe 11/03/2016 à 10:15

Publiéle 11/03/2016 à 10:15

Mis à jourLe 11/03/2016 à 10:15

Publiéle 11/03/2016 à 10:15

Article de Anthony Tallieu

TOP 14 - Le champion de France en titre vit très mal la période internationale, qui l'a fait chuter à la douzième place. Ses problèmes d'effectif, les Racingmen n'en ont cure. Ils ne se laisseront pas enlever le mérite d'une possible suprématie régionale totalement retrouvée.

"Sincèrement, le Stade français, je m'en fous !" Le pilier francilien Julien Brugnaut, interrogé sur la mauvaise passe du voisin parisien, ne peut être plus clair. "L'année dernière, ils étaient champions et j'étais content pour eux. Là, chacun ses problèmes. Je me fous de leur situation au classement. Ils ont cette capacité, quand on s'affronte, à sortir des gros matchs, peu importe leur position. On sait qu'ils voudront bien faire chez eux et qu'ils seront au rendez-vous samedi".

Si le style est direct, le fond, lui, est relayé à tous les étages du club. La consigne est assez claire: ne s'étaler sur les déboires des Stadistes sous aucun prétexte. "Sincèrement, je ne me préoccupe pas du tout du Stade français", coupe également l'entraîneur Laurent Travers. "Ce qui m'importe, c'est le Racing 92. Si le Stade français a des problèmes, c'est à lui de les régler. Nous, quand on en a, ce n'est pas lui qui vient les traiter". Une stratégie de l'omerta qui semble poursuivre trois objectifs. Le premier étant de ne pas inciter les joueurs à la suffisance en pensant que la partie sera facile contre une équipe amoindrie et dans le doute.

Le co-entraîneur du Racing 92, Laurent Travers
Le co-entraîneur du Racing 92, Laurent Travers - Icon Sport

Travers: "Il faut arrêter de penser que le Stade français est plus pénalisé que les autres clubs"

Le second: ne pas accorder au Stade français le monopole des dommages collatéraux infligés par les doublons. "Il faut arrêter de penser que le Stade français est plus pénalisé que les autres clubs", peste Travers. "Je vous laisse le soin de le regarder. Faites votre travail, je ne vais pas vous le faire !" Des propos que le retour en club, jeudi, de Jonathan Danty, Djibril Camara et Hugo Bonneval est venu renforcer de facto.

Et puis il y a cette troisième visée, qui relève plus de la fierté. L'an dernier, le Racing s'était incliné trois fois lors du derby et avait surtout subi deux humiliations à vingt jours d'intervalle. D'abord à Colombes, après avoir longtemps évolué en supériorité numérique (19-28). Puis en barrage, où il s'est fait surclasser par le futur vainqueur du Top 14 (38-15). La victoire à Yves-du-Manoir cette saison (27-18) n'a pas totalement effacé les stigmates des Racingmen. "C'est une équipe qu'on respecte énormément", assure le trois-quarts centre international Alexandre Dumoulin. "On a perdu trois fois contre elle la saison dernière et on y pense. On la connaît très bien. Quand elle se réveille, elle peut faire très mal. Elle l'a fait contre nous l'an passé et on ne veut pas reproduire la même erreur". Si on croise les dynamiques actuelles des deux clubs et le contexte de doublon, on pourrait effectivement parler d'erreur pour le Racing de ne pas en profiter. Et confirmer un peu plus encore que cette année, les étoiles brillent plus fort de l'autre côté du périph'.

Alexandre Dumoulin (Racing) face à Julien Dupuy (Stade français) lors du derby
Alexandre Dumoulin (Racing) face à Julien Dupuy (Stade français) lors du derby - Icon Sport
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