AFP

Top 14 - Le ballon porté, atout maître de Grenoble

Le ballon porté, atout maître de Grenoble

Le 03/03/2016 à 10:29

TOP 14 - Quatre essais sur ses quatre derniers matches. Le FCG est efficace sur les mauls, ce qui lui permet de mettre en difficulté ses adversaires et de marquer. Le dernier en date, le Stade français, peut en témoigner avec de franches reculades et deux fois Arnaud Heguy à la finition. Contre Clermont vendredi (20h45), les Isérois pourraient avoir plus de mal à mettre en danger cette équipe.

Le FCG a eu au moins quatre bonnes raisons de se féliciter de son déplacement au Stade français samedi dernier. En premier lieu, la victoire (33-18) qui lui permet de chasser la frustration après le revers face au Racing 92 (35-39). Ensuite, la preuve qu’il peut compter sur un réservoir de qualité alors que le staff avait procédé à 10 changements dans son XV de départ. Troisième point de satisfaction: une conquête propre. Le premier essai de Farrell vient après une bonne récupération liée à un huit de devant conquérant en mêlée. Enfin, Grenoble possède une belle organisation et une vraie maîtrise sur les ballons portés.

Landreau: "Le maul, c’est mécanique"

Deux des quatre essais grenoblois ont été inscrits sur cette phase de jeu. Les deux fois, le lancer en touche d’Arnaud Heguy est capté par Henry Vanderglas, une structuration efficace s’organise avec un ballon rapidement mis au fond du maul. Heguy se mue alors en conducteur habile du camion isérois. Et le talonneur conclut dans l’en-but. Du tableau noir. "Le maul, c’est mécanique. C’est toujours du 3-3-2 (trois joueurs devant, trois derrière, deux au fond). Toutes les équipes s’organisent de la même manière. Après, c’est plus la défense qui est plus ou moins laxiste ou plus ou moins dans la règle. D’une manière générale, c’est quasiment impossible d’arrêter un maul porté quand tu es dans la règle", assure Fabrice Landreau.

La joie des Grenoblois après l'un des essais de Heguy

La joie des Grenoblois après l'un des essais de HeguyIcon Sport

Au Stade français, les avants grenoblois ont utilisé les ballons portés passée l’heure de jeu, après les nombreux changements effectués dans les rangs parisiens. "Honnêtement quand on a fait nos ballons portés, c’était à un moment clé où ils étaient un peu perdus au niveau des repères. Raphaël Lakafia était aussi sorti très tôt (à la 34e minute). Ils ont perdu Dupuy (59e). Ils faisaient jouer leurs troisièmes joueurs. Il leur manquait 20 joueurs cadres, ils ont joué avec les 20 autres qui restaient", souligne le directeur sportif du FCG.

Heguy: "On s’aperçoit aujourd’hui que les repères communs sont là"

En termes de stratégie, en fonction de la zone du terrain où l’équipe se trouve, des moments clés du match, "on essaie d’alterner entre les ballons portés et les ballons éjectés. Chaque fois qu’on a voulu faire un ballon porté (à Paris), on a obtenu quelque chose derrière. Après, c’est un travail collectif. On s’aperçoit aujourd’hui que les repères communs sont là, donc tout va bien", apprécie le talonneur Arnaud Heguy.

Arnaud Heguy aplatit après un maul pénétrant

Arnaud Heguy aplatit après un maul pénétrantAFP

Si Landreau indique qu’il est "beaucoup plus difficile de réaliser une combinaison de trois-quarts que d’organiser un maul porté", la recette fonctionne bien actuellement pour le FCG. Sur ses quatre derniers matches, il en est à quatre essais inscrits sur mauls. À chaque fois par l’intermédiaire d’Heguy. Contre Edimbourg (34-23), déjà, c’est Vanderglas qui avait pris le ballon en touche. À Agen (33-27), cette fois-ci, c’est Ben Hand qui l’avait récupéré. Seul le Racing 92 n’a pas subi la loi des Grenoblois, pour d’ailleurs la seule défaite iséroise. "Au niveau de la touche, on a au moins nos ballons, on voit qu’on peut travailler sur ballons portés. En début de saison, ce n’était pas forcément le cas. C’est un secteur qui nous sourit aujourd’hui. On va essayer de travailler dessus", précise Heguy.

Vendredi soir au Stade des Alpes, ce devrait être plus compliqué pour les Grenoblois de mettre en difficulté les Clermontois sur les mauls. "Ils ont la densité, ils arrivent bien à casser les liaisons", analyse Fabrice Landreau. "Les résultats d’aujourd’hui ne seront pas forcément les résultats de demain", avertit Arnaud Heguy. "Peut-être que contre Clermont il faudra utiliser autre chose pour pouvoir faire gagner l’équipe. C’est à nous à trouver les moyens nécessaires pour pouvoir mettre en danger Clermont".

0
0