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19e journée Top 14, Bordeaux-Bègles - Cette réception de Clermont, pourquoi en faire une montagne ?

Cette réception de Clermont, pourquoi en faire une montagne pour l'UBB ?

Mis à jourLe 27/03/2016 à 10:12

Publiéle 27/03/2016 à 10:10

Mis à jourLe 27/03/2016 à 10:12

Publiéle 27/03/2016 à 10:10

Article de Pierre FALAR

TOP 14 - Bien installée dans le Top 6, l'UBB n'a rien changé à ses habitudes avant la réception de Clermont (dimanche, 16h15), nouveau leader qu'elle va croiser pour la quatrième fois cette saison.

A force, ils ne doivent plus avoir le moindre secret l'un pour l'autre. Cela a commencé juste avant la dernière Coupe du monde avec un déplacement girondin accouchant d'un nul (26-26) porteur d'espoirs pour des visiteurs en difficulté comptable à l'époque, freinant l'ardeur des locaux partis tambour-battant en Top 14. Cela s'est poursuivi en janvier à l'occasion d'un double affrontement européen qui a souri à chaque fois aux visiteurs. A Chaban-Delmas (28-10), Clermont n'avait oublié que le bonus offensif en route dans sa démonstration de force face à des Bordelais réduits pendant une demi-heure à 14.

Deux semaines plus tard, avec une équipe mixée, l'UBB créait la sensation à Michelin en privant au bout du suspense l'ASM, pourtant bien partie (14-0, 3e), de la qualification en quarts de finale de la Champions Cup (28-37). "La dernière confrontation était fin janvier, c'est très loin", estime le manager Raphaël Ibanez. "Avec le recul, je m'aperçois que ce match n'aura servi à rien d'un point de vue comptable. Je ne sais pas s'il faut y attacher beaucoup d'importance". A voir.

Le troisième ligne Louis-Benoit Madaule (Bordeaux-Bègles) capte un ballon en touche
Le troisième ligne Louis-Benoit Madaule (Bordeaux-Bègles) capte un ballon en touche - Icon Sport

Dynamiques positives

Côté auvergnat, les leviers sont donc tout trouvés avec un esprit revanchard surement en prime, et l'idée de poursuivre sa série de cinq victoires consécutive et ainsi conserver en Gironde sa place de leader. "Leur retour au premier plan démontre que c'est une équipe qui a des ressources importantes, qui a su se remettre en question après sa défaite à domicile contre Montpellier (15-19 le 30 janvier) grâce à un effectif de très bonne qualité et un très bon management, ajoute le technicien girondin.

Les hommes d'Ibanez, dont on devine que certains d'entre eux nourrissent également quelques regrets - la défaite sèche contre l'ASM à domicile leur a probablement coûté une qualification historique - pour leur première expérience dans la grande Coupe d'Europe qu'ils ont abordée sans pression en procédant à de nombreuses rotations, sont passés à autre chose. Sur une pente ascendante eux aussi (4 victoires avant le nul arraché à Toulouse) lors de leurs cinq derniers matches, ils ont profité du récent week-end de relâche pour recharger les batteries avant d'aborder deux chocs excitants contre Clermont et le Racing à domicile qui pourraient s'avérer déterminant dans leur quête de Top 6 final.

Raphaël Ibanez (Bordeaux-Bègles) - 30 janvier 2016
Raphaël Ibanez (Bordeaux-Bègles) - 30 janvier 2016 - Icon Sport

Ibanez: "Pour nous, c'est une semaine assez classique"

A huit échéances du terme, les Girondins, 5e avec 8 points d'avance sur Castres (7e), ont leur destin en main et estiment que quatre victoires pourraient suffire pour être dans le bon wagon en juin. Si les Jaunards ont choisi de partir une semaine en stage du côté d'Alicante en Espagne pour préparer au mieux cette quatrième levée de la saison, l'UBB a opté "pour un stage d'une semaine au stade André-Moga (de Bègles), sous le soleil également", sourit Ibanez, tout en reconnaissant que le choix clermontois de changer les habitudes "est logique et s'explique par le retour des internationaux, pour faire de la cohésion".

"Pour nous, c'est une semaine assez classique, pourquoi changer notre façon, notre méthodologie", s'interroge l'ancien talonneur international. "Qu'est ce qu'il y a de si particulier à affronter le premier du championnat à cette époque de la saison ?" En témoigne la réception au Matmut Atlantique en février de Toulon (15-12), un autre ogre venu avec sa grosse armada, contre laquelle elle n'avait pas souhaité bouleverser ses habitudes. Tout juste on sait que son staff a l'intention, comme il l'avait proclamé en janvier, de fonctionner avec un groupe plus resserré. Seule ombre à son tableau, il a perdu pour un gros mois leur deuxième ligne et vice-capitaine Jandre Marais (déchirure à la cuisse).

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