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19e journée Top 14, Montpellier - Jacques Du Plessis, le grand blond au regard noir

Jacques Du Plessis, le grand blond au regard noir

Mis à jourLe 24/03/2016 à 16:58

Publiéle 24/03/2016 à 16:50

Mis à jourLe 24/03/2016 à 16:58

Publiéle 24/03/2016 à 16:50

Article de Thomas CORBET

TOP 14 - Un Du Plessis peut en cacher un autre. Puis un troisième. Presque inconnu à son arrivée dans l'Hérault et après des débuts timides, Jacques, aucun lien de parenté avec ses homonymes, est en train de se faire un nom et une solide réputation.

Le MHR n'a pas la cote. Pas besoin d'être spécialement lucide pour s'en rendre compte. Certains pointent du doigt les méthodes de recrutement, d'autre s'impatientent au sujet du spectacle proposé, même si le ciel semble s'éclaircir dans ce secteur. Mais surtout, à l'heure où le rugby français dans son ensemble doit procéder à une réflexion majeure, et où son réservoir de joueurs de talent, d'après quelques observateurs, serait proche du tarissement, le club héraultais est critiqué pour la proportion de joueurs étrangers de son effectif. Les plus véhéments n'ont d'ailleurs pas tardé de crier au mercenarisme.

Des mercenaires à Montpellier. Peut-être y en a-t-il... Mais pas seulement, et il suffit de se pencher sur les performances d'un Paul Willemse ou d'un Wiaan Liebenberg pour s'en assurer. Ou encore sur celles du "petit" dernier à se signaler, Jacques Du Plessis, difficile à manquer, son panache de cheveux blonds virevoltant à chacune de ses percussions tonitruantes. A la suite de ses premières apparitions marquées par une certaine maladresse, l'ancien joueur des Bulls de Pretoria n'a pas tardé à se mettre au diapason, allant même jusqu'à surprendre son entraineur. "Il était très bon chez les jeunes en Afrique du sud, mais je pensais que son adaptation prendrait du temps. Est-ce que je pensais qu'il arriverait à ce niveau ? Oui. Aussi rapidement ? Non ! Il a surpris beaucoup de gens car il a vite compris ce qui était attendu de lui en Top14", explique Jake White.

Jacques du Plessis (Montpellier) - 19 mars 2016
Jacques du Plessis (Montpellier) - 19 mars 2016 - AFP

Du Plessis: "S'ils veulent envoyer une équipe bis, on les défoncera"

Et au regard des copies rendues par le géant blond à Oyonnax et contre le Racing, on ne saurait contredire le technicien, tant son protégé à été omniprésent. Avec sa capacité de déplacement impressionnante et une volonté de marquer l'adversaire dans tous les contacts, Jacques Du Plessis est en train de s'imposer comme un des fers de lance, comme s'il en manquait, du pack montpelliérain. "On a un bon groupe de mecs ici, et ils me rendent les choses faciles. Sans eux, je ne pourrais pas être performant, c'est un effort d'équipe", souffle-t-il modestement.

A mettre en perspective face, notamment, à une formation du Racing largement remaniée ? S'ils veulent envoyer une équipe bis, on les défoncera, c'est aussi simple que ça, coupe-t-il avec une émotion extrêmement bien dissimulée et un regard presque glaçant. Jacques Du Plessis, il vaut mieux l'avoir dans son équipe que dans celle d'en face !

Jacques du Plessis (Montpellier) face à Oyonnax - 13 mars 2016
Jacques du Plessis (Montpellier) face à Oyonnax - 13 mars 2016 - AFP

White: "Comme Chabal ou Champ, Jacques est un joueur qui n'arrête jamais"

Car il est de la trempe de ces joueurs qui, une fois qu'ils entrent sur un terrain, ne se posent plus de questions, et ne cherchent qu'à avancer, inlassablement. Une faculté qu'il exploite aussi bien au sein de la deuxième que de la troisième ligne. "Je n'ai rien à lui demander. Toutes les équipes, de toutes les époques, ont eu ce genre de joueurs. Chabal, Eric Champ, des joueurs qui ne s'arrêtent jamais et se donnent toujours à 100%. Donc je laisse Jacques faire ce qu'il aime", confie White.

"Je suis un peu plus libre quand je joue en troisième ligne, et je touche plus de ballons. Mais au final les postes se ressemblent, et que je joue deuxième ligne ou flanker, j'essaie simplement de tout donner", renchérit le joueur. Un profil idéal dans le schéma de jeu de Montpellier, à plus fortes raisons face à des Agenais à la fois combatifs et portés sur le mouvement.

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