Sergio Parisse lors de la courte victoire du Stade français face au Lou, au stade Jean-Bouin - 23 août 2014 - Icon Sport
 
Top 14

Top14, Stade français: Jean-Bouin, terre d’accueil

Jean-Bouin, terre d’accueil

Par Vincent Péré-Lahaille
Dernière mise à jour Le 04/09/2014 à 16:22 -
Par Vincent Péré-Lahaille - Le 04/09/2014 à 16:22
Jadis citadelle imprenable du Stade Français, Jean-Bouin n’est plus aujourd’hui un rendez-vous inhospitalier du Top 14. Samedi face à l’Aviron bayonnais (18h30), le club parisien aura à cœur de retrouver son hégémonie à domicile.
 

Ce 30 août 2013 semble déjà si loin. Une présentation colorée et un bouc-émissaire tout désigné, le Biarritz olympique (38-3, 3e journée), pour l’inauguration du nouvel écrin du Stade français. Jean-Bouin se pensait alors une citadelle imprenable, un chemin de croix éternel pour les équipes de Top 14. Le mythe aura tenu une bonne partie de la saison jusqu’au 29 mars 2014 et cette défaite devant le Racing-Métro 92 (22-32, 23e journée). Les plus grands se sont pourtant pris les pieds dans le tapis de la Porte d’Auteuil : Clermont (23-16, 5e journée), Toulon (23-0, 13e journée), Castres (32-6, 17e journée)… "On se doit de refaire des matchs énormes à domicile, lance le troisième-ligne Sylvain Nicolas. Il faut retrouver cet état d’esprit où c’était l’euphorie à Jean-Bouin avec de superbes victoires !"

Gonzalo Quesada: "On a rendez-vous avec nous-mêmes"

L’euphorie des premiers temps a laissé sa place à un ronronnement pesant. A l’image des 8500 spectateurs présents lors de la mince victoire face au Lou (23-20, 2e journée), Jean-Bouin n’effraie plus. Pire, l’enceinte aux 20.000 sièges est devenue synonyme de bonus défensif pour les équipes du championnat les moins fortunées. Brive (25-18, 6ème journée), Bayonne (13-9, 11e journée), Perpignan (19-12, 15e journée), Oyonnax (29-26, 20e journée) : autant de formations devant lesquelles le Stade français s’est égaré la saison dernière. "On s’est fait la réflexion. On a eu du mal face aux petites équipes, reconnaît le directeur sportif Gonzalo Quesada. Là, on est vraiment focalisé sur ce match contre Bayonne et ce que l’on aimerait sentir à l’intérieur et à l’extérieur du terrain. Aujourd’hui malheureusement, le passé récent montre que Jean-Bouin n’est plus une forteresse. On a donc rendez-vous avec nous-mêmes."

Julien Arias: "Ce n'est pas la folie"

Le public lui-aussi a rendez-vous avec son équipe. Un public certainement frustré par la non-qualification en European Rugby Champions Cup, symbolisée par l’immense désillusion de la défaite en barrage retour devant les London Wasps. "C’est un très bon public mais ce n’est pas aussi bruyant qu’à Mayol", souligne Quesada. "Ce n’est pas la folie", glisse même le trois-quarts aile Julien Arias. Jean-Bouin est bien en quête d’hystérie collective. Mais pour l’heure, le message lancé aux adversaires n’a rien d’intimidant. "Bayonne ne vient pas pour s’en prendre 40. Les équipes doivent pourtant venir à Jean-Bouin en se disant : "ça va être dur", insiste Sylvain Nicolas. Nos adversaires pensent pouvoir faire un résultat chez nous et il faut vite leur enlever cette idée de la tête." Et éviter ainsi de devenir la terre d’accueil du Top 14.

Stade Jean-Bouin du Stade français - 30 août 2013
Stade Jean-Bouin du Stade français - 30 août 2013 - Icon Sport
 
  commentaire(s)
Ajoutez le vôtre !
  commentaire(s)
Ajoutez le vôtre !
 
×