Le buteur de l'Aviron bayonnais, Martin Bustos Moyano - 31 juillet 2014 - Icon Sport
 
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Top14: Bayonne joue de malchance avec ses arrières

Bayonne joue de malchance avec ses arrières

Par Denis GIBERT
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 03/09/2014 à 14:21 -
Par Denis GIBERT - Le 03/09/2014 à 14:21
Entre blessés et recrutements manqués, l'Aviron bayonnais connaît actuellement des problèmes d'effectif dans sa ligne de trois quarts.
 

"Gatua Beltza" (le chat noir en basque, ndlr). Manu Mérin a le sourire jaune et la formule locale pour exprimer son désarroi face à l’avalanche de blessés de la ligne de trois-quarts de l’Aviron bayonnais. Mardi, pour l’entraînement, la liste des manquants était celle-ci : Vaka, Lovobalavu, Bustos Moyano, Fuster, Otazo, O’Connor et Fernandez. Si pour l’argentin, dernier cité, l’absence était due à un heureux évènement familial, pour le reste de la liste, il s’agit bien de pépins physiques, plus ou moins importants.

Marvin O’Connor touché aux ischios jambiers face à Castres est le dernier venu à l’infirmerie. Une blessure peu importante mais qui va le mettre de côté au moins quinze jours. Un coup dur dont le staff bayonnais se serait bien passé. Martin Bustos Moyano (genou) et Clément Otazo (épaule) sont en phase de reprise mais s’entraînent toujours hors groupe. L’ailier fidjien Saimoni Vaka est bien dans le collectif à l’entraînement mais revêt le maillot bleu signe de "pas touché" pour ces coéquipiers. Son avant-bras fracturé à la fin de la saison dernière et toujours bien protégé d’un épais bandage. Cette semaine il doit passer une radio de contrôle pour faire un point sur la consolidation de l’os en question. "Trois fractures en six mois", soupire le président bayonnais en regardant la formule un fidjienne toujours à l’arrêt aux stands. Opéré d’une fracture du bras après le match contre Toulon (première journée), Gabiriele Lovobalavu ne reviendra pas avant début décembre. Bastien Fuster attend encore de connaitre la durée de son indisponibilité. Une douleur à la hanche l’empêche d’accélérer. Cette semaine il voit le chirurgien et l’éventualité d’une opération n’est pas à exclure pour le jeune ailier. A cette liste des blessés il faut ajouter le transfert avorté à l’intersaison du centre Australien Foketi retenu finalement par sa fédération pour intégrer l’équipe des Wallabies. Il n’a jamais été remplacé dans l’effectif bayonnais.

Le casse-tête du joker médical

"C’est sûr il ne faut pas de blessés supplémentaires", soupire Nicolas Morlaes, l’entraîneur des trois quarts qui n’aura pas l’embarras du choix cette semaine au moment de constituer sa ligne pour aller au Stade français. Il serait bien aidé si Bayonne voyait débarquer un joker médical. Mais l’Aviron cherche un oiseau rare : un très bon joueur pas cher. Les candidatures s’empilent sur le bureau des recruteurs bayonnais, mais elles ne retiennent pas leur attention. Et lorsque, ils pensent enfin tenir le bon candidat, Bayonne joue là encore de malchance. Le centre fidjien Stefanaia Naivalu (22 ans), joueur des Melbourne Rising, club filiale des Melbourne Rebels, devait débarquer ces jours ci à Jean Dauger pour être testé. Mais Naivalu a brillé lors de la première journée du championnat australien (NRC) en marquant notamment deux essais. La performance n’est pas passé inaperçue aux yeux du staff des Melbourne Rebels qui a fait une offre de contrat au jeune joueur (21 ans).

Dans l’urgence, Bayonne cherche donc toujours son joker médical. Le club privilégie la piste de l’hémisphère sud ou le Super Rugby s’est terminé il y a peu de temps et où les joueurs sont prêts physiquement à disputer une compétition du niveau du Top 14.

Marvin O'connor, ailier de Bayonne, lors du match amical face à Biarritz - 31 juillet 2014
Marvin O'connor, ailier de Bayonne, lors du match amical face à Biarritz - 31 juillet 2014 - Icon Sport
 
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