Pierre Aguillon, le centre d'Oyonnax - 2014 - Icon Sport
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Top 14 - A Oyonnax, on ne s’enflamme pas (encore) !

A Oyonnax, on ne s’enflamme pas (encore) !
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 01/12/2014 à 14:29 - Publié le 01/12/2014 à 14:15
Par Julien Plazanet - Le 01/12/2014 à 14:29

Auréolé d’une troisième victoire en trois matchs, Oyonnax s’est donné de l’air dans ce Top 14 mais dans le Haut-Bugey, on estime surtout avoir remis les pendules à l’heure. La saison est encore très longue, on sent pourtant de l’ambition.

"On est en train de perdre un match qu’on s’est promis de gagner, on ne respecte pas notre parole" . Ce sont les mots de Christophe Urios, prononcés calmement, à ses joueurs à la mi-temps du match face à Bordeaux-Bègles. L’USO était menée 13-23 après une première période où l’engagement et l’agressivité ont manqué. Après ces paroles, elle n’encaissera plus le moindre point pour arracher son troisième succès consécutif en Top 14. Une série qui lui permet de passer de la dernière à la neuxième place du championnat. C’était un match charnière, déjà, dans la saison des Oyomen. L’UBB était revancharde de ses défaites face au Stade français et Toulouse donc ambitieuse, l’USO voulait bonifier avant la Coupe d’Europe son succès au Racing par deux victoires à Mathon face à La Rochelle et donc face aux Girondins.

En un mois, les joueurs de l’Ain ont inscrit plus de points (13) que lors des neuf premiers matchs de la saison (12). Mais attention, pas "d’enflammade" ! "La saison est longue, notre objectif c’est le maintien en Top 14. Quatre points ce soir (samedi), le contrat est rempli", tempérait le trois-quarts centre Pierre Aguillon dès la fin de la rencontre. Pourtant, quelques jours plus tôt, l’ailier Silvère Tian nous avouait l’envie de son équipe de "regarder un peu vers le haut". L’USO semble avoir les armes pour. Le jeu se remet en place avec six essais en deux matchs pour une équipe qui n’en avait marqué qu’un seul lors de ses cinq précédentes sorties. Cela associé à une défense plus solide qui place Oyonnax à la septième place du classement des attaques et des défenses. On rajoutera un buteur ô combien précieux, l’Argentin Benjamin Urdapilleta, seulement devancé par le Grenoblois Jonathan Wizniewski au classement des meilleurs réalisateurs et vous avez déjà de bons ingrédients pour espérer un bon maintien et jouer les trouble-fêtes.

Benjamin Urdapilleta s'apprête à buter - Oyonnax
Benjamin Urdapilleta s'apprête à buter - Oyonnax - Icon Sport

Un tryptique face à Brive au programme

On a également (re)vu samedi ces ressources mentales qui font que même quand l’équipe est menée, elle ne s’affole pas. "Quand on arrive à renverser des situations comme ça, cela prouve que le groupe évolue en maitrise, avant on n’était pas capable de le faire" , expliquait le pilier Antoine Tichit. "On s’est dit de se sortir les doigts mais on ne s’est pas vu en danger", rajoutait même Aguillon. "Cela confirme que l’on a un groupe de qualité et que l’on est capable de renverser des montagnes. On a affiché beaucoup de maitrise, on ne s’est pas affolé", résumait parfaitement Urios.

Les mauvaises langues disaient justement que l’annonce du départ en fin de saison du manager historique allait semer le trouble, pour le moment rien de tout ça. On a un groupe soudé, qui va maintenant aborder une série de trois confrontations face à Brive (deux en Challenge Cup, une en Top 14) et c’est bien ce dernier match avant la fin de la phase aller qui sera le plus important. Si performance il y a, Oyonnax pourrait bien terminer l’année avec le groupe des bons élèves plutôt que les mauvais, et espérer un passage en classe supérieure avec une belle mention plutôt qu’un redoublement.

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