Mourad Boudjellal, le président de Toulon - mars 2015 - Icon Sport
Top 14

Mourad Boudjellal: "Monsieur Ballester, on n'a pas besoin de vous"

Boudjellal: "Monsieur Ballester, on n'a pas besoin de vous"
Dernière mise à jour Le 09/03/2015 à 18:29 - Publié le 09/03/2015 à 18:29
Par Fabien Pomiès - Le 09/03/2015 à 18:29

Invité à débattre avec Pierre Ballester, l'auteur du livre "Rugby à charges", le président de Toulon, Mourad Boudjellal, affirme ne pas comprendre sa démarche.

Depuis la parution des bonnes feuilles de son livre "Rugby à charges, l'enquête choc" (Editions de La Martinière) dans L'Express le 24 février et la sortie effective de l'ouvrage dans le commerce, le moins que l'on puisse dire c'est que le journaliste Pierre Ballester a déclenché de multiples réactions. Les Bleus des années 1980 ont été les premiers à réagir, avant que certains acteurs du rugby ne montent également au créneau. Après avoir fait dans l'humour dans un premier temps par rapport à un passage du livre visant un membre de son staff médical, Mourad Boudjellal a tourné en dérision le sujet. Invité par RMC ce lundi pour débattre avec l'auteur, le président de Toulon n'a pas mâché ses mots. "Monsieur Ballester, on n'a pas besoin de vous. On n'a pas besoin que vous fassiez un bouquin et que vous touchiez des droits. On est suffisamment grands pour s'en occuper", a-t'il livré en réponse au journaliste de L'Equipe reconnu pour ses ouvrages sur le dopage dans le cyclisme.

Boudjellal: "Monsieur Ballester revendique aujourd'hui des droits d'auteur sur le dopage"

Avant cela, l'homme fort du RCT a attaqué la communication faite autour de la sortie du livre : "N'oubliez pas qu'avant d'être président d'un club de rugby, j'ai été éditeur durant 25 ans et je connais trop bien les méthodes dans l'édition. Et celle qui a été appliquée sur ce bouquin n'est pas celle de quelqu'un qui veut lancer une alerte mais plutôt de celui qui veut faire un coup d'édition. On vend aujourd'hui des bouquins sur des thématiques précises avec un mode de communication bien précis où on fait du teasing bien avant. On a fait un fond de commerce sur le dopage dans le rugby. C'est ce que je reproche. Je ne sais pas s'il y a dopage ou pas simplement si Monsieur Ballester revendique aujourd'hui des droits d'auteur sur le dopage".

Pour sa défense, Pierre Ballester a répliqué: "C'est vrai que je n'ai absolument aucun "emmerdement" avec ce bouquin, c'est hyper facile à assumer. Moi aussi, ça fait 20 ans que je suis dans le monde de l'édition. Ce ne serait qu'un buzz, quelque chose de volatile s'il n'y avait pas d'éléments consistants à l'intérieur du bouquin. Mais encore une fois, il y a deux problématiques. Le dopage est effectivement une forme de gyrophare sur lequel on attire la lumière mais il y a aussi la problématique du carnage".

Ballester: "Pour le cas de Toulon, on a trois témoins, pas qu'un seul"

L'un des points qui fâchent le plus les Toulonnais, c'est le passage concernant donc l'ostéopathe varois, Jean-Pierre Darnaud. "Il est allé prendre un témoignage d'un ancien médecin de Clermont dont je sais qu'il était bien marié à quelqu'un de la famille Michelin et dont Jean-Pierre Darnaud est venu prendre la place. En tant que journaliste, il doit bien se douter que ce n'est pas un témoignage totalement objectif parce qu'il a du ressenti sur quelqu'un qui a pris sa place. Il a dit que Jean-Pierre Darnaud n'avait pas ses diplômes, je peux vous dire que je les ai vus. Il jette le discrédit sur lui alors que non seulement Jean-Pierre Darnaud est très compétent mais il n'a jamais dopé personne. Je peux en témoigner et le jurer", avance Boudjellal.

Sur ce point, le journaliste semble sûr de son fait et de la crédibilité des témoignages recueillis: "Pour le cas de Toulon, on a trois témoins, pas qu'un seul. On a tenté de joindre Jean-Pierre Darnaud mais au bout d'une semaine, il nous a dit qu'il ne voulait pas nous parler. Pour autant, on n'a pas dit qu'il dopait les joueurs mais qu'il avait le statut d'ostéopathe et qu'à ce titre, il n'avait pas le droit de faire des pratiques médicales, des actes médicaux". Bref, un débat viril mais correct qui n'est pas encore clos...

0 commentaire
Ajoutez le vôtre !
 
×