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Laurent Marti: "En jouant à Bordeaux, tu as la garantie de remplir les deux demi-finales"

Marti: "En jouant à Bordeaux, tu as la garantie de remplir les deux demi-finales"

Mis à jourLe 02/12/2014 à 14:25

Publiéle 02/12/2014 à 14:25

Mis à jourLe 02/12/2014 à 14:25

Publiéle 02/12/2014 à 14:25

Article de Pierre FALAR

Outsider par rapport à Nice et Marseille dans la course à l'accueil des demi-finales du Top 14, Bordeaux a su convaincre la LNR grâce à un dossier bien ficelé, son image et son expérience dans l'organisation de fêtes du rugby, selon le président de l'UBB Laurent Marti, un des ambassadeurs de sa candidature.  

Avec du recul, le choix de Bordeaux est-il une surprise ? 

Laurent MARTI: Bordeaux n'était pas favori mais tous les gens qui suivent ce dossier ont bien travaillé, ont fait des efforts, ont montré une certaine détermination. Comme souvent dans le vie et dans le sport notamment, quand tu travailles bien et que tu es déterminé, tu peux l'emporter même contre un plus gros. D'Alain Juppé (maire de Bordeaux) aux gens de SBA (Stade Bordeaux Atlantique, qui gère l'enceinte) ou moi-même, avons fait tout ce que nous pouvions pour convaincre les votants. Il faut aussi rappeler que pendant quatre ans le rugby s'est un petit peu promené, que c'est bien de revenir à Bordeaux, qui est une terre de rugby, la capitale de l'Aquitaine, une région très rugby. C'est bien de ramener du haut niveau en Aquitaine qui a vu des clubs dépérir au fil des années. 

Le fait que Bordeaux a la meilleure affluence du Top 14 a-t-il joué dans ce vote ? 

L.M: Oui, l'effet UBB, ça compte. La Ligue a tenu compte aussi du fait que quand elle organise une finale de Pro D2 à Bordeaux, ça se passe hyper bien, il y a beaucoup de monde. En jouant à Bordeaux, tu as la garantie de remplir les deux demi-finales, quelque soit les oppositions car encore une fois, tu vas draguer ton public de Biarritz à La Rochelle, en poussant jusqu'à Toulouse voire Clermont-Ferrand. Il y a un secteur très large et c'est aussi lié à l'attractivité grandissante de la ville de Bordeaux, ses capacités d'accueil qui sont de plus en plus importantes, cette ville qui est plutôt belle, plutôt sûre, le Bassin d'Arcachon et le vin à proximité. Il y avait beaucoup d'arguments. 

Ce nouveau stade de 42000 places était donc indispensable pour la ville ? 

L.M: Je fais partie de ceux qui s'agacent un peu quand certains décideurs refusent de reconnaître que le sport, en dehors de son rôle social, a un rôle économique et qu'il y a des vraies retombées pour une ville, un département, une région quand tu as un club qui évolue dans l'élite. Je suis ravi de démontrer encore à ces grognards que ce grand stade, il fallait le faire et il va amener ce que les gens avaient promis, à savoir, en dehors de la médiatisation de la ville, des retombées économiques non négligeables. Pendant deux jours, tu vas avoir 90.000 personnes supplémentaires à Bordeaux qui vont consommer. 

Stade de Bordeaux à Bordeaux-Lac - 2014
Stade de Bordeaux à Bordeaux-Lac - 2014 - AFP
" J'ai défendu ce dossier à mon niveau sans jamais penser aux intérêts de l'UBB mais uniquement aux intérêts de Bordeaux"

La Ligue prend-elle un risque en confiant les demi-finales à un stade qui n'est pas fini (livraison prévu le 30 avril 2015) ? 

L.M: Aucun risque, zéro risque. Les gens qui construisent ce stade sont des gens fiables et sérieux, ils sont en avance sur le planning, la pelouse est semée, il y a un match de football des Girondins de Bordeaux (contre Montpellier le 23 mai) qui est programmé. Donc, zéro risque. 

C'est bien d'avoir les demies à Bordeaux, cela serait bien que l'UBB y soit aussi ? 

L.M: Ca serait la cerise sur le gâteau. J'ai défendu ce dossier à mon niveau sans jamais penser aux intérêts de l'UBB mais uniquement aux intérêts de Bordeaux et, à mon sens, à l'intérêt générale du rugby parce que c'est bien que ça revienne une fois de plus dans le Sud-Ouest et qu'on ne retourne pas à Marseille alors qu'on y était il y a quatre ans. 

Si l'UBB devait finir 3e ou 4e en fin de saison, donc organiser un barrage à domicile (le dernier week-end de mai), seriez-vous tenté par le jouer dans ce nouveau stade ? 

L.M: Je ne sais pas. On pourrait imaginer que le Ligue dise non car elle veut garder la primeur pour les demi-finales et auquel cas, je me rangerais sans problème derrière cette décision et nous irions jouer à Chaban. Mais je n'y pense pas vraiment. Aujourd'hui, je suis toujours dans le même état d'esprit. On a une équipe qui peut chatouiller la sixième place mais on a une équipe qui n'est pas complètement à l'abri d'une descente. Je lisais lundi qu'au même stade du championnat la saison dernière, Perpignan était 7e avec 29 points. Nous sommes 6e avec 29 points et derrière, le dernier, n'est qu'à deux victoires de nous, c'est tout. C'est excessivement resserré, on sort de trois défaites consécutives et on va à Bayonne. Donc, méfiance à tous les niveaux. Je me sens très très loin des demi-finales. 

Le président Marti en compagnie de Noël Mamère et Alain Juppé à Chaban-Delmas
Le président Marti en compagnie de Noël Mamère et Alain Juppé à Chaban-Delmas - Icon Sport
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