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Top 14 - Ali Williams, une autre légende s'arrête à Toulon

Ali Williams, une autre légende s'arrête à Toulon

Mis à jourLe 15/01/2015 à 13:16

Publiéle 15/01/2015 à 13:09

Mis à jourLe 15/01/2015 à 13:16

Publiéle 15/01/2015 à 13:09

A 33 ans, le deuxième ligne Néo-Zélandais Ali Williams a annoncé qu'il mettrait fin à sa carrière au terme de la saison. Champion du Monde avec les All Blacks en 2011, il a presque tout gagné et entend partir avec encore des trophées sous le bras.

Le ton moqueur et taquin, sourire aux lèvres, Ali Williams s'est présenté en conférence de presse ce jeudi matin. Le All Black aux 77 sélections venait là pour évoquer le match de Toulon face à Ulster, samedi. Après quelques banalités, les questions ont tourné autour de son futur. En fin de contrat au terme de la saison, l'avenir du champion du monde 2011 n'était pas encore officiellement connu. Devenant plus sérieux, le deuxième ligne de 33 ans a annoncé sa fin de carrière. "J'adore jouer au rugby, mais désormais mon corps me dit non. Je ne peux plus m'entrainer toute la semaine à fond. Et si l'on ne s'entraine pas bien, c'est difficile de rester performant en match", concède-t-il comme un aveu. Et de poursuivre :"Ça fait 15 ans que je fais ce métier, il est temps de laisser ma place. Je voudrais finir de la plus belle des manières en allant au bout des deux compétitions avec Toulon" .

Des trophées comme cadeau d'adieu, afin de compléter un palmarès déjà bien garni. C'est simple, depuis ses débuts avec les Blues en 2002, Ali Williams a tout gagné ou presque. Champion d'Europe et de France avec Toulon ces deux dernières années, vainqueur du Super 12 en 2003 et du Super 14 en 2008. Et puis, il y a ce titre de champion du Monde en 2011. Une compétition qu'il vit avec le statut de remplaçant, revenant dans le groupe des All Blacks après une longue blessure au tendon d'Achille. Mais aussi bien en club qu'en sélection, Williams en impose par ses qualités de joueur et son charisme sur et en dehors du terrain. Sa langue tirée et son doigt sous la gorge au terme du Haka sont gravés dans les mémoires.

Ali Williams avec la Coupe du monde en 2011
Ali Williams avec la Coupe du monde en 2011 - Icon Sport

Pas simple pour Toulon de le remplacer

Arrivé à Toulon en 2013, il a disputé 24 matchs de Top 14 et 9 de Coupe d'Europe sous le maillot Rouge et Noir. Son association avec Bakkies Botha en deuxième ligne a été l'une des fondations des succès toulonnais. Parfois moyen dans les matchs sans enjeu, il s'est toujours montré décisif lors des grands rendez-vous. Ainsi, après Jonny Wilkinson et Danie Rossouw l'année dernière, le RCT perd un autre Champion du monde de son vestiaire. Le guerrier springbok Bakkies Botha devrait suivre (même s'il pourrait prolonger comme joker coupe du monde), tout comme le pilier néo-zélandais Carl Hayman (qui a déjà annoncé sa retraite) voire Chis Masoe dont l'avenir n'est pas encore certain.

L'heure est donc au renouvellement sur la Rade. Sans parler de fin de cycle, ce qui a le don d'irriter Bernard Laporte, mais Mourad Boudjellal va devoir remplacer ces mastodontes du rugby mondial. Et ce ne sera pas chose aisée de passer derrière un joueur comme Williams. Lui, en tout cas, sait de quoi son avenir sera fait. "J'irai pêcher et chasser pendant que ma femme ira travailler", lance-t-il dans un sourire, logique après une dernière pêche aux succès.

Ali Williams lors de ses adieux aux supporters des Auckland Blues - 13 juillet 2013
Ali Williams lors de ses adieux aux supporters des Auckland Blues - 13 juillet 2013 - Icon Sport
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