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9e journée Top 14 - Ces cinq choses qui prouvent que le Racing a changé

Ces cinq choses qui prouvent que le Racing a changé

Mis à jourLe 09/10/2014 à 18:42

Publiéle 09/10/2014 à 18:42

Mis à jourLe 09/10/2014 à 18:42

Publiéle 09/10/2014 à 18:42

Article de Anthony Tallieu

Auteur d'un bon début de saison, le Racing-Metro aborde le derby parisien de samedi avec une confiance et une sérénité qu'il n'avait pas l'an dernier. En quelques mois, le club francilien a opéré sa mutation, qui l'a notamment conduit à proposer un jeu moins réducteur.

Un début de saison à la hauteur de ses ambitions

Ces deux dernières saisons, le Racing-Metro nous avait habitué à démarrer son championnat en mode diesel. Quatre défaites au même stade de la compétition en 2012-2013, seulement deux l'année d'après pour la première saison du duo Labit-Travers, soit une de moins que cette année. Sauf que le plus gros morceau est déjà passé, et a été plutôt bien digéré. Toulon (17-10) et Toulouse (27-16) sont repartis bredouille de Colombes, Montpellier a chuté chez lui en ouverture du Top 14 (16-19) et Grenoble a lâché son premier point de la saison au Stade des Alpes contre les Ciel et Blanc. À Clermont mis à part (32-6), le Racing ne s'est jamais vraiment raté en huit matchs, occupe la troisième marche du podium et ne traîne pas de boulet. Cela faisait longtemps.

Le train avance malgré les blessures

Il serait presque possible de former un quinze compétitif avec l'ensemble des joueurs passés par l'infirmerie du Plessis-Robinson depuis la reprise. Szarzewski, Dubarry, Charteris, Sexton, Goosen, Laulala, Chavancy, Andreu... tous ont manqué et pour certains manqueront encore des journées de championnat. Sans parler des internationaux français soumis à la convention LNR-FFR avec qui le staff a également dû jongler. Avec sa troisième place actuelle, on peut dire que le Racing s'est bien accommodé de ses absences, à l'inverse de Castres ou de Toulouse par exemple. Cela n'a pas été toujours le cas l'an dernier, notamment en période de doublon.

Une attaque sortie de son silence...

Le jeu du Racing est le point qui a cristallisé le plus de critiques la saison passée. Le club perdait peu mais gagnait de peu également, et très souvent sans la manière. Il avait même dû patienter l'antépénultième journée et une réception de la lanterne rouge Biarritz pour goûter aux joies d'un bonus offensif. Cette année, le dépaysement est total. Les partenaires de Marc Andreu affiche un jeu spectaculaire et souvent efficace, récompensé déjà par deux bonus offensifs dont le dernier en date contre Brive (46-32) qui a fait chavirer Colombes. "Par le passé, nous marquions moins d'essais et le rôle des trois-quarts était autre, confirme l'ailier international. On servait l'équipe avec plus de rucks et de défense. Aujourd'hui, grâce à nos avants, on peut jouer un peu plus sur nos qualités de vitesse et de finisseur. Je pense que c'est plus sympa pour nos supporters et aussi pour nous". Du plaisir à jouer quitte à prendre des risques, certainement le changement le plus radical du Racing cette saison.

Marc Andreu, l'ailier du Racing Metro
Marc Andreu, l'ailier du Racing Metro - Icon Sport

...aux dépens de la solidité défensive

Forcément, qui dit jeu débridé, dit défense exposée. Dans cette transition, le bunker de l'an dernier a fait place à un bloc plus friable. Déjà trois adversaires ont franchi la barre des trente points, tandis que Grenoble en était tout proche. Un effet secondaire désagréable que le coentraîneur Laurent Labit  aimerait voir se dissiper au plus vite : "On est satisfait de l'animation offensive et de l'envie des joueurs de travailler à quinze et de produire du jeu. Maintenant, il ne faut pas que cela soit au détriment de la défense. On ne peut pas prendre autant de points que ce qu'on a pris contre Brive et qui sont dus à un relâchement mais aussi à des défaillances défensives. À partir du moment où on ne fait pas les efforts, on peut être mis en difficulté par toutes les équipes et il est important de ne plus avoir ce trou d'air de vingt minutes que nous connaissons à chaque fois".

Les recrues ne déçoivent pas

À l'image de tout l'effectif francilien, les nouveaux n'ont pas été épargnés par les blessures. Luke Charteris (fracture à un pied) et Casey Laulala (avant-bras cassé) pour les plus durement touchés, alors que Yoan Audrin et Thibaut Dubarry ont eux aussi connu leur lot de pépins musculaires. Pour le reste, c'est tout bon. Brice Dulin s'est immédiatement imposé comme le patron à l'arrière. Teddy Thomas explose au point d'être déjà appelé dans le groupe France. Johan Goosen offre de très solides garanties à l'ouverture comme à l'arrière et Antonie Claassen enchaîne les bonnes performances depuis le début de la saison. De quoi trancher avec l'intégration compliquée de Jonathan Sexton, Jamie Roberts, Juan Snyman (parti au bout de six mois), Adrien Planté ou encore Dan Lydiate lors du précédent exercice. Eux avaient bien galéré pour s'adapter au jeu du Racing, les Dulin, Thomas et consort ont contribué à le transformer.

Johan Goosen et Teddy Thomas, tous deux arrivés au Racing à l'intersaison - 8 août 2014
Johan Goosen et Teddy Thomas, tous deux arrivés au Racing à l'intersaison - 8 août 2014 - Icon Sport
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