Plaquage cathédrale de Bastareaud (Toulon) sur Cronje (Racing) - Icon Sport
 
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Toulon-Racing (16-6), l'antisèche - Bastareaud a échappé de peu à la correctionnelle

Bastareaud a échappé à la correctionnelle

Par Clément Mazella
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Dernière mise à jour Le 17/05/2014 à 06:33 -
Par Clément Mazella - Le 17/05/2014 à 06:33
A la 18e minute, Mathieu Bastareaud est passé très près d'une exclusion après un plaquage cathédrale, ne récoltant qu'un carton jaune. Cela s'est joué à très peu. L'antisèche.
 

Le jeu: Le combat, c’était pour Toulon

Un match fermé, ennuyant, cadenassé. Il fallait s’y attendre. Notamment avec les deux packs les plus performants du championnat. Certes, très rares furent les actions d’éclat. Mais à ce stade de la compétition, seul le résultat compte. Et Toulon a obtenu ce qu’il cherchait. Bien sûr, le combat et la conquête constituaient les clés du match. En conquête, les deux équipes ont plus ou moins rivalisé, le RCT perdant quand même quatre munitions en touche. Mais c’est surtout le combat que les Varois ont remporté. Au sol avec notamment Armitage et Bastareaud, incroyables poisons. Mais aussi dans les duels où les Franciliens ont subi dans le deuxième acte. Plus lucide et plus efficace, Toulon a su gérer son affaire. Après un coup du sort favorable en début de match avec l’essai de Giteau.

Les joueurs: Jonny reste toujours Jonny !

Trois échecs lors de ses quatre premières tentatives, cela ne fait pas partie des standards de Jonny Wilkinson. L’ouvreur anglais a eu du mal à régler la mire. Avant de faire parler sa classe. Comme sur ce drop (71e) qui scelle quasiment le sort du match. Son compère à la charnière, Sébastien Tillous-Borde, a bien alterné. Grosse activité devant de Fernandez Lobbe, Burden et Botha. Hayman a été très solide en mêlée alors que Orioli a connu des ratés en touche. Peu en vu, Giteau a eu le mérite d'inscrire le seul essai du match (limite au passage avec un Imhoff en touche au moment où le ballon le heurte !).

Malgré une grosse envie, Cronje et Le Roux n’ont que rarement pris le dessus sur la défense toulonnaise. La charnière Machenaud-Sexton n’a pas assez pesé sur les débats alors que Roberts a été transparent au centre. Kruger a pour sa part rivalisé mais il fut l’un des rares. Performant contre Toulouse en mêlée, Ducalcon a eu cette fois-ci plus de mal.

Matt Giteau (Toulon) a inscrit le seul essai du match contre le Racing
Matt Giteau (Toulon) a inscrit le seul essai du match contre le Racing - AFP

Le tournant qui n’a pas eu lieu: Bastareaud évite le pire

On joue la 18e minute et Mathieu Raynal stoppe le jeu après un plaquage dangereux de Bastareaud sur Cronje. Le centre toulonnais est coupable d’un plaquage cathédrale, la ligne des épaules du Francilien étant bien en dessous de celle des hanches. L’international français écope d’un carton jaune pour ce geste, le Racingman ne retombant pas sur la tête. Il s’en est fallu de peu et Bastareaud a frôlé la catastrophe. Le RCT s’est retrouvé à 14. Pour dix minutes seulement. S'il avait moins maîtrisé son geste, Bastareaud aurait pu connaître une autre sanction. Et le scénario du match n'aurait vraiment pas été le même.

Le tweet humouristique: Mourad vs Jacky

Dans la semaine, les présidents des deux clubs se sont livrés une sacrée joute verbale. Et Mourad Boudjellal avait annoncé qu’il allait embrasser Jacky Lorenzetti. Le Toulonnais a presque tenu parole (cliquez sur le lien du tweet)…

La stat: 9

Soit le nombre de pénalités concédées par le Racing en seconde période. Les Franciliens ont subi la foudre de Mathieu Raynal, notamment dans le jeu au sol. Un comble pour l’équipe qui a été la plus disciplinée lors de la phase régulière.

La question: Le Racing a-t-il manqué de fraîcheur ?

Incontestablement, oui ! Face à Toulouse, en barrages, le Racing avait construit sa victoire sur sa puissance physique et sa justesse en conquête. Mais aussi sur sa faculté à marquer physiquement l’adversaire dans le combat. Contre Toulon, la résistance fut tout autre. D’autant que le RCT bénéficiait d’une semaine supplémentaire de récupération. Cela y a joué. La seconde période en a été le parfait exemple. Usé par l’impact des Varois, le Racing a totalement perdu en lucidité et s’est régulièrement mis à la faute. La preuve que les coéquipiers d’Antoine Battut manquaient d’énergie pour résister dans les duels et le jeu au sol, clé de cette demi-finale. Et heureusement que le rythme n’a pas été plus élevé. A ce petit jeu, les Franciliens auraient surement craqué plus vite.

 
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