L'équipe de Toulon avant la finale du Top 14 contre Castres - Rugbyrama
 
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Top 14 - Toulon peut-il aller encore plus haut ?

Toulon peut-il aller encore plus haut ?

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 03/06/2014 à 09:44 -
Par Rugbyrama - Le 03/06/2014 à 09:44
Que peut espérer Toulon après son doublé ? Telle est désormais la question. Sa soif de titres est toujours intacte. Mais il faudra faire sans Jonny Wilkinson.

"Ramener le Brennus sur la Rade". C'était le leitmotiv de Mourad Boudjellal depuis la remontée de Toulon en Top 14 en 2008, deux ans après qu'il en soit devenu le président. C'est ce qui a motivé la construction de son équipe de "Galactiques", au premier rang desquels Jonny Wilkinson. "Un soir à Dax, on jouait le maintien (en Top 14 lors de la saison 2008-2009). Je reçois le 25e mail de l'agent de Jonny Wilkinson, raconte Boudjellal. Je me suis dit: 'Il a encore une demande, une virgule à changer. Parce que Jonny dans un contrat, il s'intéresse plus à la syntaxe qu'aux chiffres'. J'ouvre la pièce jointe et je vois le contrat signé. En signant Jonny Wilkinson, j'ai eu ce jour-là l'ambition de devenir champion de France. Tout s'est construit autour de lui. Il a amené l'envie de la victoire. Et il y a des joueurs qui sont venus pour être avec lui".

Au légendaire ouvreur anglais sont venus se greffer Juan Martin Fernandez Lobbe (2009), Carl Hayman (2010), Bakkies Botha, Steffon Armitage, Matt Giteau, Mathieu Bastareaud (2011), Chris Masoe, Andrew Sheridan (2012), Danie Rossouw, Ali Williams, Bryan Habana ou encore Juan Smith (2013) pour constituer une sélection mondiale devenue irrésistible. Cette 'dream team' a atteint six finales en trois ans (Challenge européen et Top 14 en 2012, Coupe d'Europe et Top 14 en 2013 et 2014), remporté deux Coupes d'Europe de suite, ce que seuls deux autres équipes avaient réussi à faire précédemment (Leicester en 2001 et 2002, Leinster en 2011 et 2012), et à gagner le Championnat et la Coupe d'Europe la même année, ce que seuls le Stade Toulousain (1996 avec une Coupe d'Europe sans clubs anglais et finale en janvier), et les Anglais de Leicester (2001) et des Wasps (2004) ont réalisé.

Wilkinson: remplacer l'irremplaçable

Que reste-t-il à faire pour le RCT ? "Continuer à gagner des matches, des trophées. On a toujours envie de gagner parce que regarder les phases finales à la télé, ce n'est pas bon", répond le demi de mêlée Sébastien Tillous-Borde. Faire aussi bien que l'exceptionnelle saison 2013-2014, "je ne sais pas si c'est possible mais ce sera difficile, je vous le garantis", glisse le manager Bernard Laporte. D'autant que le RCT devra désormais se passer de Jonny Wilkinson. Retraité des terrains, le divin Anglais restera certes dans l'encadrement pour s'occuper des "skills", la technique individuelle des joueurs à la main et au pied, mais ses successeurs désignés au poste d'ouvreur Frédéric Michalak et Matt Giteau auront fort à faire pour guider l'équipe avec autant de maestria. L'arrivée de l'arrière gallois Leigh Halfpenny, redoutable buteur, devrait pallier une partie de cette absence.

Malgré tout, certains rêvent encore de revoir "Wilko" porter le maillot rouge et noir. "Sean Connery avait dit 'Je ne ferai plus jamais un James Bond'. Roger Moore en a fait plein et ensuite il a fait un remake d'Opération Tonnerre. On ne sait jamais, il y a peut-être un peu de Sean Connery en Jonny, sourit Boudjellal en avouant "être dans le pur fantasme." Renforcé notamment par le polyvalent arrière australien James O'Connor, le colosse géorgien Mamuka Gorgodze, le talonneur international Guilhem Guirado ou le solide Gerhard Vosloo, le RCT semble malgré tout armé pour continuer à jouer les premiers rôles en France et en Europe.

La nouvelle frontière des Toulonnais se situe au-delà de la saison prochaine. Pour assurer la pérennité sportive et médiatique de son équipe, Mourad Boudjellal travaille déjà à recruter pour la saison 2015-2016 "les Quatre Fantastiques" du rugby, aux noms pour l'instant inconnus. Certains postes seront à pourvoir à cet horizon: un - voire deux - pilier(s) droit(s) ainsi que ceux des vieillissants Bakkies Botha et Chris Masoe.

Joie Toulon - Jonny WILKINSON - Toulon-Castres - 31 mai 2014
Joie Toulon - Jonny WILKINSON - Toulon-Castres - 31 mai 2014 - Icon Sport
 
 

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  • arno83as26/06/2014 16:51

    Le président du PSG est Parisien ? parce que celui de Toulon est né, a grandi et vit à Toulon !

  • Rs83Style06/06/2014 10:03

    USAP = magouilles de GOZE = direction PRO D2 (et pourtant on vous aimait bien...)

  • luc cabanach05/06/2014 23:47

    C'est méritoire ce qu'a fait Toulon, et même admirable. Et Wilkinson est un grand joueur... mais moi... entre les drops de Wilkinson dans un fauteuil et celui de Cabrol contre Narbonne en 74 ou tu sais pas par ou il la met https://www.youtube.com/watch?v=i4hDXGk5xmE... Je choisis Cabrol.