Philippe Neys - Bayonne - 23 février 2014 - Icon Sport
 
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Top 14 - Philippe Neys et Manu Mérin, les deux nouveaux à la tête Bayonne ?

Qui sont les deux nouveaux à la tête de Bayonne ?

Par Clément Mazella
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Dernière mise à jour Le 25/02/2014 à 09:50 -
Par Clément Mazella - Le 25/02/2014 à 09:50
L’Aviron bayonnais a changé ses deux têtes directrices. Alain Afflelou et Philippe Ruggieri ont laissé place à Philippe Neys et Manu Mérin, deux chefs d’entreprise locaux, qui faisaient déjà partie du Conseil de Surveillance du club. Ces deux hommes ont connu le succès dans les affaires, mais restent deux inconnus dans le monde du rugby français.

Avec son entreprise E.T.P.M basé à Arcangues (Pays basque), Philippe Neys (photo), qui succède à Alain Afflelou comme président du Conseil de Surveillance de l’Aviron bayonnais, a fait fortune dans la pose des réseaux électriques, gaz, fibres optiques... "Nous faisons beaucoup d’enfouissement de réseau. La tempête du 24 janvier 2009, le Grenelle de l’environnement, ce sont des événements ont été porteurs pour nous", explique ce chef d’une entreprise qui ne connait pas la crise. Manu Mérin, nouveau président du directoire du club bayonnais prend la place de Philippe Ruggieri. Ce Bayonnais pur jus pourrait avoir comme surnom le "roi de la plancha", après avoir décidé de lancer ce produit en France au début des années 80. Depuis il a inondé l'Hexagone. L’émission Capital de la chaine M6 consacra même un reportage sur la réussite de ce self-made-man en 2010. 

Mérin: "Je suis avironard avant tout que ce soit foot ou rugby"

Les deux hommes ont toujours eu de fortes relations avec le sport. ETPM est aujourd’hui partenaire "à Bordeaux Bègles, à Toulouse, à Agen, à Mont-de-Marsan et à Biarritz", rappelle Philippe Neys avant de préciser: "et on garde ces partenariats bien sûr". Manu Mérin fut le président de l’Aviron Bayonnais Football Club pendant 17 ans avant de céder sa place en 2009, laissant le club en division National. Mais dans le sport, il possède avant tout la fibre bleue et blanche. "Chichon (Jean) Damestoy, quelqu'un qui était un pilier du club autrefois disait que s’il y avait eu une section fléchette il aurait été supporter de l'Aviron bayonnais. J'ai toujours gardé ça en mémoire. Je suis avironard avant tout que ce soit foot ou rugby". 

Entrepreneurs reconnus, ils vont découvrir avec l’Aviron bayonnais l’exposition médiatique et la pression. "Elle sera plus sur le président du directoire que sur le président du conseil de surveillance, estime Philippe Neys qui fut en son temps un pro-Francis Salagoïty avant de se réconcilier avec Alain Afflelou voilà un an. Le président du directoire est là au quotidien, c’est l’opérationnel, celui qui a les mains dans le cambouis. Je serais plus dans la politique générale, dans l’orientation". Avant et après le match perdu contre Toulon ce week-end, c’est donc Manu Mérin qui est venu parler à l’équipe aux vestiaires. "Il y a beaucoup d’argent en jeu, beaucoup de passion dans et autour du club, je suis conscient de tout ça, avoue-t-il. Des amis proches m’ont prévenu: 'Manu tu va prendre des coups de bâtons'. Si c’est prendre quelques coups de bâtons, mais prendre du plaisir quand même, je veux bien accepter".

Neys en course pour les élections municipales de Bayonne

"Si je dois donner une tendance à une politique, c’est certainement une politique d’ouverture. Par rapport aux actionnaires, aux partenaires et au Conseil de Surveillance, en faisant quelque chose de plus participatif, plutôt que de rester dans sa tour d’ivoire", indique Philippe Neys également en course pour les élections municipales de Bayonne sur la liste de Sylvie Durruty (ex-UMP). Il se veut un gestionnaire "bon père de famille", faire coïncider "les dépenses avec les recettes". Au quotidien, Manu Mérin tentera d’être un dirigeant "humaniste". Ceux qui l’ont côtoyé à l’Aviron Bayonnais FC louent "son franc-parler". 

À peine arrivés, les deux hommes ont déjà du pain sur la planche. Il y a l’urgence de maintenir le club en Top 14 et ils vont vivre un derby sous haute tension en fin de semaine à Aguilera. Ensuite, il y a les grandes lignes à fixer pour l’avenir. Philippe Neys donne quelques indications à ce sujet. "On va d’abord fixer le budget pour l’année à venir, et en fonction de ça on pourra prendre des orientations sur des renouvellements ou des recrutements de nouveaux joueurs. On n’augmentera pas le budget. Ce sera très difficile de le maintenir. On pense plutôt à une légère diminution. Ça va nous imposer une politique en conséquence". Et quid de la fusion Bayonne-Biarritz en cette semaine de derby basque ? "Avant de faire la fusion avec le BO, on va d’abord faire la fusion entre Bayonnais", répond Manu Mérin qui lorsqu’il était président de l’Aviron FC a tenté d’initier, sans y arriver, une fusion avec le club d’Anglet pour une grande équipe de football au Pays basque.

 
 

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  • Rès Nonverba26/02/2014 15:37

    L'aviron n'a peur de personne (si ce n'est de lui-même vu qu'on est hyperfort pour se mettre la tête dans le seau....). Quant au derby, que le meilleur gagne pourvu que ce soit Bayonne......... Mais non mais non, l'aviron n'est pas mort.......

  • kiloki26/02/2014 14:41

    Dire ca alors que tu passes ton temps a te réjouir des blessures catalanes et bayonnaises ca me fait légèrement rire .

  • peyodupaysbasque26/02/2014 14:11

    Un club doit représenter maintenant , un bassin de vie , un bassin d ' emploi . Alors oui pour un club local , qui représente la côte Basque et le sud des Landes avec priorité aux joueurs locaux , à niveau égal bien évidemment . Notre nouveau Président est - il l ' homme de la situation ? L' avenir nous le dira !!! Aupa Baiona