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Top 14 - Le Racing a pris un ticket pour l'avenir

Le Racing a pris un ticket pour l'avenir

Par Thomas PEROTTO
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 18/05/2014 à 12:11 -
Par Thomas PEROTTO - Le 18/05/2014 à 12:11
Vaincu par des Toulonnais plus expérimentés à ce niveau de compétition, le Racing-Metro va forcément grandir avec cette défaite. Pour revenir encore plus fort l'année prochaine.
 

La formidable deuxième partie de saison s'est donc arrêtée au stade Pierre-Mauroy de Lille. Ecrin sublime s'il en est, fait pour les stars du sport. Le Racing-Metro 92 en possède, c'est certain. Personne ne le niera. Lancé dans une course poursuite contre lui-même et le Top 14, le Racing a manqué le coche en demi-finale. Il n'y a pas de honte à cela. En décembre dernier, bien malin était celui qui pouvait prédire pareil sort. Les Franciliens bafouillaient le rugby, perdaient un match sur deux, peinaient à construire quelque chose. Depuis un succès contre Castres à domicile début mars (25-15), les choses avaient subitement changé. Les hommes des deux Laurent renversaient tout sur leur passage. La mayonnaise avait enfin pris.

Face à Toulon, champion d'Europe en titre, les Ciel et Blanc sont simplement tombés sur plus forts qu'eux. A ce niveau d'exigence et de compétition, l'expérience des Toulonnais a fait la différence. Laurent Labit le pense. "On l'a vu sur le match, Toulon avait plus l'habitude et plus d'expérience collective dans son équipe pour gérer cela. Nous sommes peu habitués à des rendez-vous ensemble de ce niveau-là. C'est ce qui a fait la différence ce soir", soulignait l'entraîneur des trois-quarts. "C'est celui qui a été le plus précis qui a gagné, faisait remarquer l'ailier Juan Imhoff, un peu désabusé. C'est dur. Personnellement, je suis triste. On a essayé mais on a pas réussi". Fatalisme.

Se construire sur la défaite

L'échec en demi-finale ne doit cependant pas occulter le fait que le Racing est une grosse machine. Appelée à revenir au même stade dès l'an prochain. "Ce genre de matches va faire grandir l'effectif", professait le capitaine Antoine Battut, qui va partir à Montpellier en fin de saison. Même discours chez l'Argentin Imhoff. "Tout ce qu'on a fait cette année, il faut le garder pour l'avenir. Toulon est un exemple pour tout le monde, c'est sûr, mais le Racing a son identité, le Racing a trouvé la sienne". En s'inclinant face aux Varois, le club du président Jacky Lorenzetti a validé son ticket pour le futur. Mourad Boudjellal, le président du RCT, avouait en zone mixte que le Racing allait très vite voir le Stade de France s'il continuait son développement. Ses joueurs figurent parmi les meilleurs d'Europe. Les Roberts, Sexton, Lydiate ou Mujati n'ont probablement pas livré le tiers de leur potentiel personnel. Le savoir-faire du duo Travers-Labit peut amener cette équipe vers les sommets. Un club se construit forcément sur des défaites...

Le parcours global du Racing est une satisfaction, les acteurs (staff et joueurs) ne le contestaient pas. Comment blâmer une équipe qui a vu son effectif bouleversé à l'été 2013 et qui a du faire avec de nouveaux coachs ? L'expérience toulonnaise a vaincu la puissance du Racing. Aucune des deux équipes n'avaient changé son fusil d'épaule. Faire du jeu à volonté, pourquoi faire ? "C'est ce jeu qui nous avait permis de battre Clermont il y a quelques semaines, sauf qu'on faisait encore plus de fautes. C'est le procès qu'on a fait au Racing la semaine dernière contre Toulouse mais ça avait marché",, constatait Antoine Battut. "On est arrivé en demi-finales avec ce jeu-là, disait également Juan Imhoff. Il y a eu des critiques oui, mais elles s'arrêtent à la porte des vestiaires". Le Racing-Metro n'était pas foncièrement abattu par cette défaite contre Toulon. Les progrès sont encore nombreux à faire, le groupe se construit. Le vécu commun est probablement la seule chose qui a manqué aux stars françaises et étrangères du RM92 pour rallier le Stade de France. Mais le ticket pour l'avenir est poinçonné.

Juan Imhoff (Racing) déborde Jonny Wilkinson (Toulon)
Juan Imhoff (Racing) déborde Jonny Wilkinson (Toulon) - Icon Sport
 
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