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Top 14, Laurent Labit (Racing-Métro) - Christophe Urios (Oyonnax), destins croisés

Labit-Urios, destins croisés

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 29/08/2013 à 14:40 -
Par Rugbyrama - Le 29/08/2013 à 14:40
Laurent Labit, entraîneur du Racing-Métro, et Christophe Urios, aux commandes d'Oyonnax, se retrouveront samedi en Top 14 à Colombes, vingt ans après avoir gagné ensemble au Parc des Princes le titre de champion de France avec Castres contre Grenoble (14-11). L'occasion pour les deux quadragénaires de raviver quelques souvenirs et de tracer des similitudes dans leurs parcours respectifs.
 

  • UN DUR AU MAL ET UN BOUTE-EN-TRAIN

"Christophe, c'était un bouillant, un chaud. C'était un meneur d'hommes, un mec qui était dur au mal", évoque spontanément Laurent Labit à propos de son ancien coéquipier, avec qui il a joué entre 1990 et 1997. Urios occupe le poste de talonneur, Labit, de deux ans son cadet, celui d'ouvreur. "Laurent était un boute-en-train, se souvient Urios. Mais à notre époque c'était différent, disons que j'avais plus de relations avec les avants que les arrières. (rires)" Éloignés sur le terrain, les deux hommes partagent en revanche le goût du travail. "Christophe était un des premiers joueurs qui déjà fonctionnait comme un pro, assure Labit. Il s'entraînait plus que tout le monde." "Laurent était un très bon joueur, classique, appliqué, très bon buteur, très sûr. C'était un joueur déjà en avance sur son temps", abonde Urios. Au terme de leurs carrières de joueur, les deux hommes, qui ont revêtu ensemble le maillot de l'équipe de France A, abordent les années 2000 avec la même envie d'entraîner.


  • DES PARCOURS PARALLÈLES

"Quand au fil du temps, Christophe s'est dirigé vers l'entraînement, d'abord avec le centre de formation à Castres, ça ne m'a pas surpris du tout car c'est un passionné, souligne Labit. C'est quelqu'un de très structuré, intelligent." Urios fait ainsi ses premiers pas d'entraîneur au CO, s'occupant d'abord des Espoirs puis intégrant en 2002 l'encadrement de l'équipe première, aux côtés de Christian Gajan. Laurent Labit, lui, fait ses armes à Montauban où il arrive en 2004. A ce moment, leurs destins manquent de se croiser. "Quand j'étais à Montauban, il m'avait sollicité pour entraîner avec lui à Castres, se rappelle Labit. On avait discuté et puis finalement ça n'avait pas pu se faire." Se retrouvant sur des problématiques similaires, les deux hommes continuent à échanger sur leurs expériences. "On a toujours gardé contact et on s'est aussi retrouvé sur certaines formations, ajoute Labit. C'est quelqu'un que je respecte beaucoup par rapport à ce qu'il fait."

Parti à Bourgoin en 2005, Urios observe de son côté avec admiration le parcours de Labit, associé à Laurent Travers, à Montauban. "Ces garçons étaient complémentaires. Ils ont récupéré Montauban en Pro D2 pour les remonter en Top 14 puis en Coupe d'Europe. Ils ont vraiment fait du bon boulot, ils ont su très bien mener leur barque." La suite? Les deux hommes rencontrent chacun le succès, à Castres et Oyonnax, grâce à un travail au long cours récompensé au terme de la saison 2012/2013 par un titre en Top 14 pour Labit et en Pro D2 pour Urios.

Laurent Labit, lors de la finale 1993 contre Grenoble.
Laurent Labit, lors de la finale 1993 contre Grenoble. - DPPI

  • DES MÉTHODES SIMILAIRES

Si Urios et Labit ont connu jusque-là le succès, c'est en misant sur des groupes soudés et sans star et en tissant avec leurs joueurs des liens humains forts. "Ce que je sais, c'est que sur l'état d'esprit, la façon de discuter avec ses joueurs, de faire des entretiens individuels, les choses sont clairement dites, détaille Labit qui se reconnaît tout à fait dans la méthode. Les joueurs peuvent lui reprocher certaines choses, comme à nous, mais pas de ne pas leur avoir dit la vérité."

Pour cette nouvelle saison, Labit doit tout reconstruire au Racing-Métro, après quatre années à Castres, quand Urios peut s'appuyer sur le même effectif à l'USO. La mise en route est dure pour le néo-Francilien, qui revient tout juste d'une claque reçue à Toulon (41-14). "Mais avec son expérience il saura faire réagir ses joueurs, les choses se mettront en place", assure Urios. Qui, lui, peut se targuer d'avoir accompli samedi dernier un exploit à domicile en s'offrant Clermont (30-19). "Ils sont complets partout, ils sont sur une très bonne dynamique et ils ont recruté intelligemment, souligne Labit. Ca en fait une équipe très dangereuse."

L'équipe de Castres avant la finale 1993 contre Grenoble.
L'équipe de Castres avant la finale 1993 contre Grenoble. - DPPI
 
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