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Tanguy Molcard (Biarritz): "Longtemps que nous n’avions pas ressenti cela"

Molcard: "Il faudra soigner l'attaque contre l'UBB"

Par Clément Mazella via Midi Olympique
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 27/11/2013 à 17:50 -
Par Clément Mazella via Midi Olympique - Le 27/11/2013 à 17:50
Deuxième meilleur défenseur de son équipe avec dix neuf plaquages (le meilleur étant Benoit Guyot, avec vingt-deux réalisations), le prometteur flanker biarrot Tanguy Molcard loue la solidarité défensive de son équipe, qui a remporté sa première victoire à l’extérieur de la saison à Brive.
 

On a coutume de dire que les journées de reprises sont souvent laborieuses. Et pourtant, Biarritz a décroché son premier succès à l’extérieur de la saison la semaine dernière... Que s’est-il passé dans la semaine précédant ce match ?

Tanguy MOLCARD: Rien de spécial ! Je pense que le groupe s’est bien ressourcé pendant le break. Personnellement je suis parti en Espagne avec ma copine pour me vider la tête. Le groupe s’est bien ressourcé, et à la reprise, nous avons axé le travail sur la défense. Dès le mardi, c’est le secteur que nous avons privilégié. C’était vraiment le maître-mot de notre semaine.

Dans quelles dispositions vous déplaciez-vous ?

T.M: Imanol (Harinordoquy NDLR) avait dit que nous y allions en slip ! Mais il plaisantait... Nous y allions avec une petite peur au ventre. Nous savions que Brive, depuis le début de saison, réalisait de grosses entames de match. Perpignan, Toulouse, ou Castres ont toutes encaissé quinze points en vingt minutes là-bas. Et dès la troisième minute, nous prenions un carton jaune (Erik Lund, faute technique N.D.L.R.), à cinq mètres de notre ligne. A ce moment-là, on s’est tous regardés et on s’est dits: 'Si on ne réagit pas, on va en prendre trente'. Et de là, tout le monde s’est mobilisé. Même quand nous nous faisions transpercer au centre, chaque joueur était à fond, et courait dans tous les sens pour se replacer. J’ai vraiment senti une envie collective.

Comment s’est passée la fin de match ?

T.M: C’était stressant, mais aussi jouissif de savoir que l’on était devant au score. Au coup sifflet final, on a tous ressenti une joie incroyable. Ça faisait longtemps qu’on n'avait pas ressenti cela !

Contre Brive, vous vous êtes appliqués à défendre. Mais pour vaincre Bordeaux-Bègles, il faudra aussi attaquer et marquer...

T.M: Tout à fait. Pour préparer ce match, nous allons nous appuyer sur le travail effectué lors de la préparation de Brive. Mais il faudra aussi soigner l’attaque. Bordeaux-Bègles fait beaucoup de passes après contact, leurs lancements sont simples mais très efficaces. C’est une très belle équipe, mobile, et très en place d’un point de vue collectif. Ils font aussi l’effort en mêlée: leurs troisième ligne s’investissent beaucoup sur la poussée. Si nous parvenons à avancer en défense et assurer notre conquête, nous ne serons pas loin de la vérité.

Vous réalisez votre meilleure saison en terme de temps de jeu (11 matchs disputés), êtes-vous satisfait ?

T.M: Le temps de jeu, c’est ce que je cherchais en venant ici à Biarritz. Je suis satisfait de mes prestations, mais il me reste beaucoup de travail. A Brive, j’ai manqué quelques plaquages par exemple. J’ai aussi compris que je devais travailler au niveau musculaire. Quand je suis arrivé au club, à 19 ans, je pesais 84 kilos. Aujourd’hui, j’en fais 100. C’est le minimum requis pour exister dans les rucks en Top 14.

 
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