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René Bouscatel (Stade toulousain): "L'an dernier, le XV de France nous a coûté cher"

Le président du Stade toulousain, René Bouscatel, a estimé que son club avait "payé un lourd tribut" au XV de France, achevant la saison dernière sans titre, mais a confirmé son attachement à la formation française.

 
Bouscatel: "L'an dernier, le XV de France nous a coûté cher" - Rugby - Top 14Icon Sport
 

Comment démarre-t-on un nouveau cycle après une saison sans titre ?

René BOUSCATEL: Nous sortions de trois saisons avec un titre. Sur les six dernières, nous en avons eu quatre. Finalement, c'est dans l'ordre des choses. Si l'année dernière notre parcours s'est arrêté plus tôt, il n'a pas été catastrophique. Nous avons joué la Coupe d'Europe, comme toutes les saisons depuis sa création, et avons été battus en demi-finale (du Top 14, ndlr). On a fait le bilan sportif, on sait où on a été moins performant et ce qui a marché. Je fais une confiance absolue au staff sportif pour apporter des réponses. Il a pris la mesure de la situation et fera en sorte de gommer ces imperfections pour tenter d'obtenir un titre.

Appréhendez-vous cette année alors que le niveau ne semble jamais avoir été aussi relevé ?

R.B: Nous sommes repartis sur une saison encore plus difficile. Quand on voit les recrutements de quelques clubs, c'est une dizaine de clubs sur 14 qui peuvent prétendre à arriver au bout. Nous, et ce n'est pas pour nous plaindre, nous aurons toujours au-dessus de la tête ce handicap des sélections en équipe de France, des doublons. L'an dernier, cela nous a coûté cher. Nous avons payé un lourd tribut, mais nous connaissons les règles du jeu, on sera obligé de faire la même chose en essayant de trouver des solutions pour compenser ce handicap.

Quel oeil portez-vous sur le recrutement prestigieux effectué par certains clubs, quand vous avez choisi de peu vous renforcer ?

R.B: Je crois que les clubs qui ont fait un très gros recrutement n'avaient peut-être pas dans leurs rangs encore un nombre de joueurs suffisant. Ils ont renforcé leur banc et leur niveau alors que, depuis de nombreuses années, nous avons un groupe de plus de trente joueurs de très haut niveau. Guy Novès a raison quand il dit que progressivement il faudra, entre un joueur international français et un étranger non sélectionnable, choisir ce dernier pour des raisons de rééquilibrage. Mais c'est une grande fierté d'avoir des joueurs internationaux, d'autant que nous en avons formé la grande majorité. C'est la preuve de notre réussite. Le problème c'est que tous les clubs n'ont pas le même projet sportif et préfèrent recruter essentiellement des joueurs étrangers non sélectionnables avec des contrats courts alors que nous avons toujours privilégié des Français avec des contrats longs.

Déplorez-vous ces différences de projet sportif ?

R.B: Je ne porte aucun jugement de valeur. Chez nous, le joueur fait carrière, ailleurs il est de passage en fin de carrière. Nous, nous avons fait le choix de travailler à long terme et dans la continuité, d'autres à court terme. C'est logique en raison de notre plus grande antériorité par rapport à des clubs montés ou remontés récemment en Top 14 et à l'envie de résultats immédiats. J'espère juste qu'à terme ils changeront de politique sportive et viendront à la nôtre, mais nous sommes minoritaires. J'ai horreur de ceux qui opposent les présidents investisseurs avec les présidents classiques ou encore avec ceux qui font leur budget grâce à une entreprise. Chacun est assez intelligent pour trouver la meilleure et peut-être la seule solution pour son club. On ne peut pas comparer le Stade toulousain et Toulon remonté il y a très peu d'années en Top 14. Si j'étais à Toulon ou au Racing, et si j'avais les moyens, je ferais comme eux.

La volonté de la Ligue d'imposer un nombre minimum de joueurs issus des filières de formation francaises (Jiff) est donc plutôt en conformité avec votre projet sportif ?

R.B: Si demain on met en place une limitation du nombre de non-Jiff sur la feuille de match, nous, nous sommes largement et depuis longtemps dans les clous. Je rappelle que l'année dernière en demi-finale contre Toulon, qui a présenté onze joueurs étrangers et quatre Français, c'était exactement l'inverse pour nous. Nous sommes attachés à ces joueurs formés au club, dont ils ont la culture. Tant que d'autres clubs ne nous ont pas rejoints, ces problèmes seront supportés par des clubs comme le nôtre. Nous sommes prêts à ces nouvelles règles et cela ne nous a pas porté préjudice.

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 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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