Déception Toulouse face au Racing - 25 janvier 2014 - Icon Sport
 
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Racing-Toulouse (25-5), l'antisèche - Toulouse: Comment pouvait-il en être autrement ?

Toulouse: Comment pouvait-il en être autrement ?

Par Clément Mazella
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Dernière mise à jour Le 25/01/2014 à 17:39 -
Par Clément Mazella - Le 25/01/2014 à 17:39
RACING-TOULOUSE (25-5), L'ANTISECHE: notre analyse, nos choix, notre mauvaise foi. Sans ses cadres, Toulouse n’a pas existé face au Racing. Sans surprise.

LE JEU : TOULOUSE, DEUX CONTRES QUI FONT MAL

Période de doublon oblige, le Stade toulousain était privé de sept joueurs, tous cadres, retenus avec le XV de France. Son infirmerie comptait entre autres Fritz, McAlister et Dusautoir. Bref, Guy Novès n’avait pas toutes ses armes pour ce déplacement au Stade de France. Et si l’équipe alignée semblait compétitive sur le papier, elle n’a jamais été à la hauteur de l’évènement. Pris dans l’engagement, sans inspiration offensive, Toulouse s’est également heurté à l’excellente défense des Franciliens, très bien organisés et qui ont su prendre le dessus physiquement.

Mais comment ne pas mentionner cette entame de match ratée des Toulousains ? Les deux essais en contre de Sexton et Phillips ont totalement plombé les velléités haut-garonnaises. David et consorts ont alors constamment fait la course derrière au score. En manque de repères collectifs, leur jeu a paru très brouillon. A la pause, l’écart de dix-huit points paraissait même insurmontable. D’autant plus que le Racing était dans l’obligation de s’imposer pour rester en course pour la qualification. La seule fulgurance des Toulousains est arrivée à la dernière seconde avec ce sprint d’Arthur Bonneval et l’essai en coin de Matanavou. Privant le Racing du bonus offensif. La seule bonne nouvelle des Toulousains sur ce match.

LES JOUEURS: SEXTON-PHILLIPS, L'ENTENTE CORDIALE

Revenus en cours de semaine, le Gallois Mike Phillips et l’Irlandais Jonathan Sexton ont été les grands artisans du succès francilien. Le premier s’est montré très actif derrière un pack il est vrai dominateur. En jambes sur son essai en contre. Jonathan Sexton, lui, a été excellent dans l’animation et la variation. En plus du premier essai du match, il a converti quatre tentatives au pied. Grosse activité de Lydiate, surpuissant et redoutable au plaquage. Même son de cloche pour Battut alors qu’au centre, Roberts a réussi à franchir à plusieurs reprises. Activité très intéressante dans les rucks pour Ben Arous.

Côté toulousain, le collectif n’a pas été à la hauteur. Après plusieurs temps de jeu, l’équipe semblait totalement désorganisée. Albacete a montré l’exemple dans le combat. Millo Chluski, Tekori et Camara ont été les seuls à lui emboiter le pas. Montès a souffert en mêlée. Beauxis a totalement raté son premier acte.

Joie Jonathan SEXTON - racing metro toulouse - 25 janvier 2014
Joie Jonathan SEXTON - racing metro toulouse - 25 janvier 2014 - Icon Sport

LE TWEET HUMOURISTIQUE: Le speaker du Racing dans le viseur

A quoi le speaker du Racing a joué au Stade de France ? Durant toute la rencontre, il a tenté d’inciter le public francilien à encourager son équipe. Rien de bien méchant… sauf que cela est interdit par les règlements de la LNR. Le Racing devrait écoper d’une amende.

Voici ce que stipule le règlement :

Il est interdit au speaker de faire :
- pendant le déroulement du match : toute déclaration, annonce ou commentaire tendant à encourager le public du club recevant,
- dès l’arrivée du public jusqu’à sa sortie du stade : toute déclaration tendant à exciter le public contre l’équipe adverse, les arbitres, les officiels et les forces de sécurité et de secours.
L’usage du micro ne peut en aucun cas servir à la provocation. Il appartient au corps arbitral (et au délégué sportif) de veiller à l’application de cet article et de signaler tout manquement.

LA STAT: LE RACING OUBLIE ENCORE LE BONUS OFFENSIF

0. Alors que les Franciliens pensaient (enfin) tenir leur premier bonus offensif de la saison, Toulouse a inscrit un essai à une minute de la fin de la rencontre, privant ses adversaires des cinq points. Cruel quand on sait que le Racing n'a encore jamais décroché le précieux sésame cette saison en championnat.

LA DECLA: Henry Chavancy, trois-quarts centre du Racing Métro

"On avait parlé de match de l'année pour nous, une défaite aujourd'hui aurait compromis nos chances de qualification. On est très satisfaits ce soir d'avoir battu une belle équipe de Toulouse. C'est vrai que cet essai encaissé à la fin vient un petit peu gâcher la fête malgré tout, surtout que je pense que ce soir on aurait mérité les cinq points. Il reste neuf matchs, on a maintenant notre avenir entre les mains, il va falloir être intraitables à la maison et avoir des résultats à l'extérieur. On sait qu'il va falloir cravacher jusqu'au bout. On s'est mis un petit peu dans la difficulté avec un début de saison très très mitigé, maintenant on est lancés dans une course poursuite avec huit ou neuf équipes, ça va être très long. Comme on dit c'est à la fin du bal qu'on paie les musiciens et j'espère qu'on sera bien payés", a-t-il déclaré au micro de Canal+.