Top 14

Racing-Métro: Benjamin Lapeyre à la recherche du temps perdu

L'arrière du Racing-Métro Benjamin Lapeyre, avide de temps de jeu, espère cette fois s'imposer sous ses nouvelles couleurs pour tourner la page d'une saison quasi-blanche à Toulon, qu'il affronte samedi à Mayol en Top 14.

 
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Bien évidemment, Benjamin Lapeyre demeure un peu revanchard. Mais tout juste concède-t-il que cela lui tiendra "à coeur de faire une bonne partie", face à ses anciens partenaires de Toulon qu'il a quittés cet été et qu'il retrouvera à Mayol, ce vendredi soir, pour le choc de la 2e journée de Top 14 face au Racing, son nouveau club. "Je n'ai pas envie d'en faire trop non plus, juste une belle prestation, ajoute-t-il. J'ai juste envie de prouver à mes coaches que je mérite d'être sur le terrain."

Séduit par "le discours des deux Laurent" (Labit et Travers, les entraîneurs), Lapeyre assure n'avoir guère hésité à signer pour le club francilien, se voyant barré par Delon Armitage dans l'effectif varois. "L'encadrement toulonnais a estimé que Delon était meilleur que moi et que je n'allais pas avoir de temps de jeu", détaille l'arrière de 26 ans, arrivé dans le Var en 2010. Regrettant de n'avoir "pas trop eu d'explications" de la part de l'encadrement du RCT, Lapeyre a même vu le jeune Vincent Martin le doubler dans la hiérarchie. "Ils faisaient passer un peu tout le monde devant moi. Donc j'ai décidé d'annuler ma dernière année de contrat et ils m'ont laissé partir naturellement."

Le refus de Castres

Cette amertume, Lapeyre l'a déjà ressentie à l'aube de sa carrière quand Castres, son club de coeur, lui refusa de s'entraîner avec le groupe professionnel. "On estimait à l'époque que je n'y arriverai jamais dans le rugby et que je n'arriverai pas à passer le cap, se souvient-il. J'étais déçu car je suis né là-bas, j'ai commencé le rugby à l'âge de cinq ans là-bas et mon père (Roger, ndlr) y a joué", aux côtés de... Laurent Labit, avec qui il a remporté le titre de 1993. "Toute la famille est investie dans le club. De le quitter, ça m'a fait un pincement au coeur", souffle-t-il.

Après un passage de deux ans à Albi, où le club tarnais connait une relégation en Pro D2, Lapeyre figure sur les tablettes de plusieurs clubs... dont Castres. Il choisit finalement le RCT. "J'ai décidé d'aller à Toulon pour les joueurs, l'effectif qu'il y avait, pour l'expérience aussi", avoue-t-il. Mais durant ses trois ans dans le Var, il a peiné à trouver la même réussite que dans son Tarn natal, en raison d'une concurrence accrue à l'arrière comme à l'aile. Sa polyvalence a paradoxalement aussi pu le desservir puisqu'elle en fait le remplaçant idéal, capable de couvrir plusieurs postes en cas de défaillances.

Au Racing, le défi sera pour lui de parvenir à s'imposer tout à fait. Lapeyre a pour l'instant un boulevard à l'arrière en l'absence de l'Argentin Juan Martin Hernandez, retenu jusqu'en octobre par le Four nations. Force est de lui reconnaître qu'il a tout de suite su saisir sa chance, en inscrivant un essai en ouverture du championnat lors de la courte mais précieuse victoire face à Brive (19-14) samedi dernier. "Ca m'a mis le pied à l'étrier. Maintenant, il faut continuer sur cette lancée et en mettre beaucoup d'autres." Pour se rappeler ainsi au bon souvenir de Mayol...

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 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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