Pierre Mignoni - Toulon-Toulouse - 29 mars 2014 - Icon Sport
 
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Phrases choc 24e journée - Mignoni: "On aurait pu prendre trente points car on était des fantômes"

Mignoni: "On aurait pu prendre trente points car on était des fantômes"

Par Fabien Pomiès
Dernière mise à jour Le 13/04/2014 à 10:57 -
Par Fabien Pomiès - Le 13/04/2014 à 10:57
La colère contenue de Mignoni, la fierté de Delpoux, les regrets de Tales ou le constat amer de Faugeron... Les phrases marquantes de la 24e journée (1/2).
 

Pierre Bernard (ouvreur de Bordeaux-Bègles): "C'est frustrant parce qu'on fait une très bonne première mi-temps, Toulon fait une très bonne deuxième mi-temps et au final c'est nous qui perdons. En plus de ça, on n'a pas mal de blessés donc ça nous fait encore plus mal car on est vraiment une bande de copains. C'est un mauvais samedi, alors qu'il y avait tout pour que ce soit un super samedi, il y avait tout, super stade, super public, super temps. Ils nous ont mis la tête sous l'eau, nous aussi on s'est un peu mis la tête sous l'eau et une grande équipe, c'est ça, quand tu as la tête sous l'eau, ils t'empêchent de remonter et de pouvoir t'oxygéner. Ils l'ont fait jusqu'à la fin, ce qui leur a permis de gagner le match. Ce sont des détails qui ont fait la différence, l'expérience car l'équipe jouait le maintien la saison dernière. Il reste deux matches pour vendre chèrement notre peau. Si on peut embêter quelques équipes, on ne s'en privera pas"

Pierre Mignoni (entraîneur des arrières de Toulon): "C'est une victoire qui change tout. Gagner comme ça en faisant une 1re mi-temps catastrophique où on n'est pas du tout dans le match, pas présent, félicitations aux joueurs car ce n'était pas fait, c'était mal engagé. A la mi-temps, on leur a dit qu'est ce qu'on fait ? On appuie où ça fait mal et on peut marquer, c'est ce qu'ils ont fait. Sur la physionomie du match, ça parait sévère pour Bordeaux, j'en suis conscient mais les matches, il faut les gagner. C'est une réaction collective qu'il y a eu, sans ça on n'aurait pas gagné le match, on aurait pu prendre trente points car on était des fantômes. Il y a eu une prise de conscience de tout le monde, après on a des qualités, on l'a montré, c'est bien"

Laurent Labit (entraîneur du Racing-Métro): "C'était le match piège par excellence face à un adversaire qui vient sans pression et qui connaît son sort depuis plusieurs semaines. On avait vu que lors de ses dernières sorties, Biarritz développait un jeu qu'il avait eu du mal à mettre en place quelques mois auparavant. On savait que si on tombait dans du hourra-rugby ça allait bien les arranger. En première mi-temps, il y a eu un manque de patience, on voulait vite marquer, vite traverser, vite récupérer les ballons. On s'est destructuré et on a recadré tout ça à la mi-temps. On savait aussi que physiquement on serait mieux qu'eux en seconde mi-temps bien sûr. Il faut savoir reconnaître à Biarritz la fierté qu'ils ont mis. C'est une équipe valeureuse. (...) On est sur une très bonne dynamique. On sait qu'une victoire samedi prochain contre Clermont nous assurera quasiment la qualification. Bien sûr qu'on pense au barrage à domicile. On est revenu dans les clous au prix d'énormes efforts donc on va essayer de défendre cette position."

" Ce qui est intéressant, c'est que l'on a osé jouer. La bravoure toutes les équipes en ont, il nous faut jouer pour s'en sortir. "

Didier Faugeron (entraîneur de Biarritz): "Quand on a pas le ballon, on ne peut pas jouer, tout simplement. On a passé deux fois quarante minutes à défendre parce qu'on a perdu tous les ballons en touche, et on a été sanctionnés énormément en mêlée. Quand on défend aussi longtemps proche de sa ligne, à un moment on cède et ça je peux pas reprocher grand chose à mes joueurs qui ont été en tout cas à ce niveau-là très vaillants, généreux dans l'effort. (Au sujet de l'arrêt de la carrière de Dimitri Yachvili) C'est une décision qui lui appartient totalement (...), je respecte totalement sa décision, cela n'enlève surtout rien à tout ce qu'il a fait. Je pense qu'il avait encore les moyens de jouer pour n'importe quel club. C'est mûrement réfléchi, ce n'est pas un coup de tête."

Marc Delpoux (manager de Perpignan): "Le soulagement, ce sera quand on sera certain d'être en Top 14 la saison prochaine. On poursuit notre chemin, on avait dit qu'il faudrait deux victoires, ce soir, on en tient une. Il faut maintenant battre Toulon samedi prochain à Barcelone. Ce soir, on a trouvé des solutions dans le jeu, mais on a péché dans la finition. On se crée deux ou trois occasions à trois contre un, que l'on doit conclure. Ce qui est intéressant, c'est que l'on a osé jouer. On l'a répété, la bravoure toutes les équipes en ont, il nous faut jouer pour s'en sortir. Mais, contre Toulon, il faudra mettre les occasions, sinon ce sera très compliqué".

Rémi Tales (demi d'ouverture de Castres, au micro de Canal +): "Encore une fois on repart d'un match à l'extérieur avec zéro point. On aurait mérité de prendre au moins un point ici. Et c'est des points qui pourraient nous manquer à la fin de la saison. On est encore déçu, la suite va être très compliquée. Inquiet ? Forcément. Ce soir (vendredi, ndlr), on s'est quand même retrouvé dans l'engagement. Mais on se complique la tâche".

Didier Faugeron - biarritz - septembre 2013
Didier Faugeron - biarritz - septembre 2013 - DPPI
 
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