Joie Stade français - 14 septembre 2013 - Icon Sport
 
Top 14

Le tour de Midi Olympique

Le tour de Midi Olympique

Par Midi Olympique
Dernière mise à jour Le 16/09/2013 à 18:20 -
Par Midi Olympique - Le 16/09/2013 à 18:20
Comme chaque semaine, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts de la 6e journée de Top 14. Là, ils reviennent sur le retour de Mas à Perpignan, les performances de Bruni ou Gerondeau, l'ennui de Poitrenaud ou le niveau de jeu du Stade français.
 

Perpignan-Montpellier: 28-16. Emilie DUDON

A sa sortie du terrain, Nicolas Mas s'est dirigé vers le banc... de Perpignan ! La force de l'habitude... Après une heure de jeu et quatorze saisons passées sous le maillot perpignanais, le pilier aux 62 sélections n'avait plus les idées très claires. C'est assis du côté montpelliérain, donc, qu'il a assisté aux vingt dernières minutes de la déroute de sa nouvelle équipe. L'épilogue pénible d'une semaine pesante pour le Catalan. Placé au centre des attentions, poursuivi par les médias et attendu par une dizaine de milliers de supporters (plus vingt-trois joueurs !) à Aimé-Giral, il n'était pas fâché que tout soit terminé, vendredi soir. Ces retrouvailles avec la Catalogne allaient forcément être un peu douloureuses, il le savait. Mais les applaudissements montés du stade quand Maximiliano Bustos l'a remplacé et sa cote de popularité quasi-intacte à sa sortie des vestiaires lui ont fait du bien. Et prouvé qu'il était toujours un peu chez lui. L'Usap, "Mas" que un club, non ?

Castres-Toulon: 22-15. Marc DUZAN

On aurait pu vous parler du match gigantesque de Rory Kockott ou de la performance quatre étoiles de Brice Dulin, de fait revenu au firmament des arrières français. D'autres l'ayant fait pour nous, on mettra aujourd'hui en lumière le début de saison de Virgile Bruni, titularisé six fois lors des six derniers matchs de championnat du RCT. Incontestablement, le minot a su profiter de l'absence de Juan Fernandez-Lobbe (retenu par les Pumas jusque début octobre) pour se faire une place au soleil. Et en attendant que l'ancien Springbok Juan Smith soit totalement affuté, Bruni est incontournable dans le XV majeur toulonnais. Fort au sol, très actif au plaquage et plutôt adroit balle en mains, le jeune flanker du RCT (24 ans, 1,98m et 100 kg) est surtout devenu la cible privilégiée des avants varois dans l'alignement. Alors, on ne sait pas vraiment si Virgile Bruni sera toujours le numéro 6 de Bernard Laporte, Pierre Mignoni et Jacques Delmas en fin de saison, au cœur des phases finales. Mais en attendant le sprint final, Bruni est bel et bien la preuve que la formation toulonnaise n'est pas qu'un vœu pieu.

Clermont-Grenoble: 27-13. Léo FAURE

Lee Byrne n’aura jamais les courses curvilignes d’Israël Dagg, les qualités à l’impact de son homonyme Israël Folau, l’accélération du Bordelais Metuisela Talebula ou même les crochets électriques de son compatriote Leigh Halfpenny. Sous le maillot clermontois, rares furent les ballons où, depuis le fond du terrain, le Gallois remontait, déposait un défenseur sur les appuis et transperçait le rideau défensif. A ce jeu, son concurrent au poste Jean-Marcellin Buttin lui est d’ailleurs incontestablement supérieur. Les qualités de Byrne sont autres. Certainement moins spectaculaires, mais tout aussi louables. Au Stade français, Gonzalo Quesada et son staff s’étaient mis en tête d’allumer le fond de terrain clermontois de chandelles. Systématiquement battus par le Gallois sous les ballons haut, les Parisiens changeaient rapidement leur fusil d’épaule, 20 minutes et quatre coups de pieds plus tard. Belote. Contre Grenoble? Rebelote. Écœurant de facilité, Lee Byrne se régalait de tous les ballons fendant le ciel humide de Marcel-Michelin. Connaisseur, le public de clermontois ne s’y trompait pas, scandant son nom pour des performances dans un exercice pourtant pas le plus spectaculaire. Lee Byrne mérite bien cela. Dans les matchs à haute tension, ses prises de balle sous les chandelles valent bien toutes les relances du monde.

Toulouse-Biarritz: 31-7. Grégory LETORT

"On s'est fait chier. Il faut appeler un chat, un chat". Clément Poitrenaud a trop d'expérience pour parler par détours. Lui, était sur le terrain pour la victoire bonifiée de Toulouse devant Biarritz mais s'est ennuyé tout aussi ferme que les spectateurs à Ernest-Wallon. A la mi-temps pourtant, tout se passait bien. 4 essais à zéro pour un total sans appel: 26-0. Ensuite ? Une victoire du BO en deuxième mi-temps: 7-5. Et un ennui mortel. Pourtant, il ne faut pas avoir la mémoire courte. En première mi-temps, Toulouse a exhibé des points intéressants: des ballons portés efficaces, une défense sérieuse, un jeu debout qui peut nourrir des promesses. Rien d'inutile avant d'affronter Castres la semaine prochaine.  Mais il ne faut pas snober non plus la performance de Yacouba Camara, ex-flanker de Massy et international moins de 20 ans en 2013. Il fêtait sa première titularisation avec Toulouse et en a été digné. On s'est ennuyé certes. Mais tout le monde n'a pas perdu son temps.

Bordeaux-Bègles-Oyonnax: 35-10. Gérard PIFFETEAU

Le cabinet médical du centre d’entraînement de l’UBB connaît actuellement une activité inhabituelle. La fréquentation s’explique par le fait que le groupe girondin a enregistré en ce début de championnat davantage de blessures que sur l’ensemble des deux dernières saisons. Dont deux seulement sont survenues à l’entraînement. Ne cherchez pas à cette situation une cause objective. Si les médecins Francis Merle, Claude Labanère et Bertrand Thoribé n’étaient pas des spécialistes de la clinique du sport, ils en perdraient leur latin. Cependant, contrairement aux épisodes précédents, la qualité et la profondeur de l’effectif ont permis cette saison de pallier aux absences d’Avei, Delboulbès, Florea, Jaulhac, Treloar, Adams ou Le Bourhis et de traverser cette période sans trop trembler. Avec quand même une pointe d’inquiétude au poste démuni de numéro neuf. Adams poignet fracturé, Serin pied fracturé, le jeune Quéheille encore en apprentissage, il ne restait que le spécialiste Saubusse samedi sur la feuille de match à l’heure d’affronter Oyonnax. Un remplaçant a donc été désigné: Rafael Carballo, habituellement ailier ou centre. Ce choix n’était pas innocent, l’Argentin féroce compétiteur déçoit rarement en terme d’investissement. Et son expérience, sa parfaite connaissance du système UBB rassurent. Carballo est entré en jeu à la 76e minute, le verdict était tombé depuis longtemps. Et déjà le déplacement au Racing occupait les esprits. Avec quel numéro neuf ?

Stade français-Brive: 25-18. Arnaud BEURDELEY 

Inutile ici de rappeler la crise financière de 2011 qui a bien failli "plomber" définitivement le Stade français, ce n’est plus d’actualité. Inutile de se remémorer les tribunes désertiques du Stade Charléty au cours des trois années d’exil, c’est révolu. Inutile enfin de stigmatiser la pauvreté des performances sportives du club de la capitale ces dernières saisons, ce n’est pas l’objet. Au contraire. Depuis le début de saison et l’arrivée de Gonzalo Quesada avec son staff (Jeff Dubois, Patricio Noriega, Alexandre Marco), le Stade français a retrouvé des couleurs. Deuxième ex-aequo avec le RC Toulon après six journées de Top 14, qui l’eut cru ? Qui l’aurait parié ? Les menteurs, levez le doigt ! Qu’on se le dise, le Stade français à ce niveau, c’est tout de même une petite surprise. Et qu’elle doit être agréable pour les amoureux du club, les vrais. Ceux qui étaient tout de même présents à l’été 2011 quand les caisses sonnaient creux. Ceux qui se sont "fadés" l’obscure et lugubre Charléty pendant trop longtemps. Ceux qui, malgré des résultats flirtant avec l’indigence, n’ont jamais cessé d’y croire. Tout ceux-là, ils ont, à coup sûr, apprécié la laborieuse et pénible victoire de leur équipe samedi soir face à Brive. Peut-être même ont-ils applaudi et chanté sous la pluie. Les autres, tout ceux qui avaient disparu des radars durant la période de vaches maigres et qui s’affichent aujourd’hui en tribune (présidentielle notamment) avec un sourire aussi large que l’écharpe rose entourant leur cou, n’ont pas pu apprécier un tel succès. Sans doute se reconnaîtront-ils...

Bayonne-Racing: 16-19. Jérôme FREDON 

L'espoir semble avoir grandi. Pour sa deuxième saison dans l'élite, Camille Gérondeau pourrait être l'une des bonnes surprises de la saison du côté du Racing. Titularisé pour la deuxième fois en troisième-ligne centre, Gérondeau a crevé l'écran. Le natif de Bordeaux a joué un rôle déterminant dans la convaincante victoire de le formation francilienne à Jean-Dauger. L'ex-Biterrois a énormément pesé sur le jeu de son équipe. Il s'est livré corps et âmes en défense, découpant chaque impudent qui avait le malheur de pénétrer dans sa zone. Premier au soutien, il a été récompensé de son énorme débauche d'énergie en inscrivant l'essai de la gagne aux alentours de l'heure de jeu. De quoi fêter de la meilleure des manières sa récente prolongation de deux saisons avec le Racing-Metro.

 
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