Imanol Harinordoquy - bayonne biarritz - 28 septembre 2013 - Icon Sport
 
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Imanol Harinordoquy (Biarritz): "La fusion, ce n’était que des paroles en l’air"

Harinordoquy: "La fusion, ce n’était que des paroles en l’air"

Par Clément Mazella
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Dernière mise à jour Le 13/04/2014 à 11:34 -
Par Clément Mazella - Le 13/04/2014 à 11:34
Imanol Harinordoquy l’avoue: les regrets sont immenses après la saison catastrophique du BOPB. Très déçu, il souhaite un avenir bien meilleur au club biarrot.
 

Imanol Harinordoquy est marqué. Lui, l’enfant du Pays basque, a bien du mal à tourner la page après la descente de Biarritz en Pro D2. Dans Midi Olympique, le troisième ligne international s’est confié. Sans retenue. Les résultats, les évènements extra sportifs, le recrutement… rien n’a fonctionné. "Je savais pertinemment qu’on jouerait le maintien. On avait perdu Lauret, Barraque… Notre formation en avait pris un coup", déplore Harinordoquy. Avant d’enchaîner: "Le plus déprimant en fait, c’est d’être très tôt devenu le club où les autres venaient pour gagner. La victoire à Aguilera était devenue la norme du Top 14. C’est vexant. Ça fout les boules".

La mal ne date pas d’hier. Depuis plusieurs saisons, le BOPB ne jouait plus les premiers rôles. Les choses se sont accélérées dès février dernier, moment où le scénario semblait inéluctable pour Biarritz. Dès lors, ce fut très dur pour l’effectif d’être pleinement concerné et investi. "Tout s’est rapidement délité, confirme Harinordoquy. Vous savez, ce genre de situation ne facilite pas la remobilisation. J’avais du mal à trouver les mots justes dans mes discours de capitaine. Je me suis posé mille questions. C’était difficile à vivre".

" Le club veut me garder et je n’y suis pas défavorable "

Le malaise est palpable chez le Biarrot. La chimère de la fusion avec Bayonne a plombé le BOPB, lui qui avoue y être "favorable". "C’était surréaliste. Dans le vestiaire, les joueurs ne parlaient que de ça. Chacun ramenait ses bruits de couloir. Le sportif était passé au second plan". A ce sujet, il critique l’attitude de ses dirigeants. "A Bayonne, les joueurs avaient été prévenus par leurs dirigeants. Ici, non. Tout s’est fait en coulisses et la confusion s’est installée. Quand on est salarié d’un club, on aime bien savoir ce qu’il s’y passe". Avant de lâcher: "Ce projet fut plus négatif qu’autre chose finalement. Ce n’était que des paroles en l’air".

La page est dure à tourner. Difficile en effet pour Harinordoquy de balayer comme ça dix saisons au club. Son souhait, c’est bien évidemment de voir le BOPB repartir sur des bases saines. Histoire de ne pas trop végéter dans l’antichambre de l’élite. "Si le club monte un vrai projet sur trois ans, c’est possible. Mais ça ne se fera pas en un coup de baguette magique". Le centre de formation est pointé du doigt. "Il n’y a pas de cellule recrutement. C’est le gros point noir de ce club", regrette-t-il, amer.

Le BOPB a déjà lancé les hostilités. Présenté huit recrues. Ainsi que les grandes lignes de l’effectif de l’an prochain. Sans Harinordoquy. "Parce que je suis en fin de contrat", indique le natif de Garazi. Avant de rajouter: "Le club veut me garder et je n’y suis pas défavorable. Des négociations ont débuté. On verra ce que ça donne". Pour l’instant, le flou règne autour de son cas. Des pistes en Top 14 sont évoquées, tout comme en Angleterre et au Japon. Et pas question d’arrêter. "Je veux continuer à jouer", conclut-il dans Midi Olympique.

Harinordoquy - Castres Biarritz - 26 octobre 2013
Harinordoquy - Castres Biarritz - 26 octobre 2013 - Icon Sport
 
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