Midi Olympique

Face à la justice, Laurent Bénézech confirme ses propos sur le dopage

Face à la justice, Bénézech confirme ses propos sur le dopage
Par AFP

Mis à jourLe 28/06/2014 à 10:49

Publiéle 28/06/2014 à 10:30

Mis à jourLe 28/06/2014 à 10:49

Publiéle 28/06/2014 à 10:30

Article de AFP

Attaqué pour diffamation après ses propos sur le dopage dans le rugby, Laurent Bénézech s'est expliqué devant la justice vendredi. Et n'en démord toujours pas.

L'ex-pilier international Laurent Bénézech s'est présenté vendredi devant la justice comme un "lanceur d'alerte" sur les méfaits du dopage dans le rugby, répondant ainsi aux 134 joueurs professionnels l'accusant conjointement d'avoir tenu des propos diffamatoires dans la presse au printemps 2013. "J'accepte un peu contraint que ce soit mon procès", a déclaré Bénézech en introduction à l'audience devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, "mais j'aimerais que ce soit aussi celui de l'irresponsabilité du rugby envers l'accompagnement médicalisé de la performance (...), une science d'apprentis sorciers qui ne maîtrisent rien de ce qu'ils font."

"Soutenu" par le GIGN

En avril 2013, Bénézech avait déclaré au quotidien Le Monde que le rugby était "exactement dans la même situation que le cyclisme avant l'affaire Festina". Il a donc réitéré vendredi soutenu par quatre témoins, notamment un ex-gendarme du GIGN venu raconter comment l'un de ses collègues avait pris 14 kilos de muscles en quelques semaines, en absorbant des compléments alimentaires offerts par l'équipe d'Angleterre après le Mondial 2011. Des propos sur lesquels a renchéri son avocat Me Basile Ader, qui a montré à la Cour des photos de nombreux internationaux, dont Thierry Dusautoir, Frédéric Michalak ou Nicolas Mas, suggérant une transformation physique suspecte.

"On peut être amené à dire des bêtises, mais mettre en pâture nommément des joueurs, c'est inexcusable, a déclaré l'avocat. On peut d'autant moins l'excuser que c'est un ancien sportif, qu'il a une parfaite connaissance de la matière. Elle est où la bonne foi ? On ne peut pas dire qu'il a été trompé, abusé." "Personne ne dit qu'il n'y a pas de dopage dans le rugby", a repris M. Palao, reprenant le témoignage de Jean-Claude Perrin, médecin de la Ligue, venu attester de l'"absence de dopage organisé" dans son sport. "Le rôle de l'alerteur, c'était vrai il y a 40 ans. Aujourd'hui, il fait ça avec manque de respect. Bénézech, c'est l'éclaireur pas éclairé", a poursuivi l'avocat, réclamant un euro symbolique pour chacun de ses 134 clients. Le jugement a été mis en délibéré au 26 septembre.

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